jeudi, décembre 1, 2022
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Le Premier Ministre italien aurait dû tirer les leçons du litige entre l’Autriche et l’Iran – Sir David Amess

Le Premier Ministre italien aurait dû tirer les leçons du litige entre l'Autriche et l'Iran - Sir David Amess

Le voyage du Premier ministre italien Matteo Renzi en Iran mardi intervient parallèlement aux récentes manifestations qui ont éclaté contre le régime iranien et son président Hassan Rohani au cours de ses voyages en Europe, rapporte le député britannique David Amess dans le Huffington Post mardi dernier.

M. Amess, membre du Parlement du Royaume-Uni, a écrit: « le voyage du président iranien à Paris [en janvier], l’a placé au cœur de l’Europe, où il a fait face à grande manifestation mettant en lumière la fausse idée selon laquelle Rohani est modéré au sein de son propre régime et constitue une force de réconciliation entre l’Iran et l’Occident ».

« Le régime iranien est clairement en train de faire des efforts pour rétablir les liens commerciaux avec l’Union Européenne et ses alliés. Pourtant, le régime ne fait aucun changement significatif en ce qui concerne son comportement à l’intérieur du pays et dans l’ensemble du Moyen-Orient. De ce fait, les efforts des manifestants étrangers visant à accélérer l’examen du dossier des droits de l’homme en Iran en Europe étaient si puissants que le gouvernement Rohani a annulé ses déplacements à Vienne, après que les autorités autrichiennes aient refusé d’interdire une manifestation du CNRI ».

« La manifestation a eu lieu en l’absence de Rohani et l’annulation peut être considérée comme une victoire pour les manifestants » écrit-il.

« Bien que Vienne n’ait pas délibérément réfuté Rohani ou adopté les exigences des manifestants que toute nouvelle évolution dans les relations irano-européennes reposent sur des réformes des droits de l’homme, le gouvernement autrichien a au moins été clair sur le fait qu’il ne se prêtera pas à la tentative iranienne d’exporter son propre environnement répressif aux démocraties européennes ».

« Le président autrichien Heinz Fischer a critiqué à juste titre la demande de Téhéran d’interdire des manifestations, en notant que l’Autriche avait pris toutes les précautions de sécurité nécessaires et a déclaré que ‘le droit de réunion est profondément ancré dans la constitution autrichienne … les rassemblements ne peuvent pas être interdits dans notre démocratie' ».

« Malheureusement, ce genre de réponse est bien loin de reconnaître les préoccupations des manifestants qui ont fait des efforts pour déshonorer l’Union européenne pour avoir accordé sans condition de l’attention à un gouvernement qui est l’un des pires violateurs des droits de l’homme au monde et un l’un des principaux sponsors étatiques du terrorisme« .

L’annonce du voyage de Renzi, peu de temps après l’annulation en Autriche envoie un message d’«apaisement » au régime des mollahs en Iran, soutient M. Amess.

« L’Autriche devrait être applaudie pour avoir tenu tête aux tentatives de l’Iran d’exporter la répression. Espérons que d’autres gouvernements européens feront de même à l’avenir. Compte tenu de l’omniprésence bien documentée de la répression iranienne, il ne suffit pas pour les Européens de la repousser en Iran et ensuite lui permettre de se développer sans contrôle sur le sol iranien, au milieu des déférents visites d’État en cours ».

« Il est difficile de voir l’annulation de la visite de Rohani en Autriche autrement que comme une réaction à la honte que son gouvernement allait éprouver, en voyant certains de leurs pires actes exposés. Pourtant, le régime ne devrait pas pouvoir se cacher face à cette honte. Si Renzi et d’autres chefs d’Etat européens continuent de se rendre à Téhéran, le fardeau de faire publiquement pression sur Téhéran et d’aller de l’avant avec véhémence concernant les réformes que Rohani a promis quand il a été élu comme «modéré» et qu’à l’heure actuelle, il n’a jamais instauré, leur reviendra ».

« Si Rohani ne vient pas en Europe pour être examiné sur son dossier des droits de l’homme, cela ne pourra pas non plus se produire dans son pays. Si le régime iranien ne revient pas sur son bilan des droits de l’homme, l’Iran doit aller vers l’isolement global, jusqu’à ce qu’il mérite réellement des relations commerciales à grande échelle et des relations diplomatiques avec la communauté internationale ».

Comme l’a souligné le président Fischer, et comme le Premier ministre Renzi en convient certainement, un pays démocratique ne peut pas se permettre de limitation dans les droits de l’homme, affirme M. Amess.

« Ce principe devrait s’appliquer au peuple iranien, ainsi qu’aux Européens, et il ne devrait jamais faire l’objet d’un compromis, même quand il y a une incitation économique à ignorer la répression et la violence. »

Sir David Amess est co-président du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran.

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