samedi, février 4, 2023
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Le nucléaire iranien au coeur de la conférence générale de l’AIEA

Le Monde – L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ouvre lundi 17 septembre, à Vienne, sa conférence générale, alors que Français et Américains font monter la pression sur le dossier nucléaire iranien, principal sujet de la réunion de Vienne.

Washington continue en effet de miser sur la diplomatie pour régler la question nucléaire en Iran, même si "toutes les options restent ouvertes", a affirmé dimanche le secrétaire à la Défense Robert Gates, dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News.

 "L’administration Bush estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis accusent l’Iran de tenter de développer l’arme nucléaire sous couvert d’une programme civil, et ont déjà suggéré qu’ils pourraient recourir à une intervention militaire pour stopper ses ambitions.

La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a pour sa part déclaré le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout en affirmant que la négociation devait primer. Invité dimanche de l’émission le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le ministre a indiqué "qu’aucun signe ne nous permet de penser, en dehors des préparations militaires", qu’un bombardement de l’Iran soit proche. "Je ne crois pas que nous en soyons là mais, il est "normal qu’on fasse des plans", a-t-il affirmé, précisant toutefois que "l’armée française n’est pas pour le moment associée à quoi que ce soit, ni à aucune manoeuvre que ce soit".

Fermeté de l’Iran
 
Comme son homologue américain, M. Kouchner a préconisé des sanctions économiques face à l’Iran. "Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit – et elle doit s’amplifier – de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l’ONU, qui seraient des sanctions européennes", a confirmé Bernard Kouchner. "Nos amis allemands l’ont proposé", a-t-il ajouté, en spécifiant qu’il s’agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers".

Face au risque d’une éventuelle action militaire, le gouvernement iranien affiche sa fermeté. "Nous maîtrisons la technologie de l’enrichissement d’uranium et nous sommes arrivés au stade industriel", souligne dimanche le président Mahmoud Ahmadinejad. "Les Occidentaux parlent de nous imposer des sanctions. Mais ils ne peuvent pas le faire", prévient-il.

Ces déclarations interviennent peu avant la tenue, en fin de semaine, d’une réunion à Washington des six grandes puissances impliquées dans les discussions sur la question nucléaire iranienne – Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne – pour étudier un projet de résolution de l’ONU prévoyant de nouvelles sanctions contre Téhéran.