mercredi, décembre 7, 2022
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Le grand danger des mollahs d’Iran, c’est l’exportation du terrorisme – François Colcombet

CNRI – « Chez nous, comme toujours, de fréquenter sans précaution des régimes terroristes, eh bien, petit à petit, on finit par avoir des comportements qui sont des comportements de complicités. L’acceptation de la désinformation systématique à l’égard des Moudjahidine du peuple est plus que de la veulerie, que de l’aveuglement, c’est de la complicité », a déploré le magistrat François Colcombet, président de la Convention pour la 6ème République lors d’une rencontre au sénat français sur la situation des droits de l’homme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de l’homme, comme Danielle Mitterrand, Maryam Radjavi ou Robert Badinter. Voici le texte de l’intervention de François Colcombet :

CNRI – « Chez nous, comme toujours, de fréquenter sans précaution des régimes terroristes, eh bien, petit à petit, on finit par avoir des comportements qui sont des comportements de complicités. L’acceptation de la désinformation systématique à l’égard des Moudjahidine du peuple est plus que de la veulerie, que de l’aveuglement, c’est de la complicité », a déploré le magistrat François Colcombet, président de la Convention pour la 6ème République lors d’une rencontre au sénat français sur la situation des droits de l’homme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de l’homme, comme Danielle Mitterrand, Maryam Radjavi ou Robert Badinter. Voici le texte de l’intervention de François Colcombet :

J’aimerais rappeler que dans l’actualité récente ce qui a été le plus désespérant, ça a été  le lâche soulagement d’un certain nombre de gens qui se sont trouvés à nouveau des raisons d’être calmes avec l’Iran, en disant « ils n’ont plus la bombe, ils ne sont pas dangereux, donc passons-leur tout. » Car c’est cela qui a été exprimé non seulement en France, mais dans un certain nombre de pays.

Or le rapport qui a été rendu sur l’énergie atomique quand on le lit de près, il indique que les mollahs ont voulu avoir la bombe et ont commencé de l’avoir, ce qui est la preuve au moins d’une intention.

Deuxièmement qu’ils continuent d’avoir des activités à mi-chemin entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire que donc à mon avis de se donner les moyens de pouvoir l’avoir très rapidement et que l’impression de sécurité qu’ont les pays occidentaux est une fois encore une illusion qu’on se donne en connaissance de cause. Et en faisant cela, on essaie d’oublier que les autres grands dangers que représente le régime des mollahs, le deuxième grand danger on l’a évoqué plusieurs fois mais on peut encore l’évoquer tout particulièrement aujourd’hui après les attentats qui ont eu lieu à Alger, c’est l’exportation du terrorisme. Ils sont en grande partie derrière ce mouvement-là.

Ensuite ce sont les violations délibérées et répétées des droits de l’homme et m’étant un peu penché avec l’aide de mes amis iraniens sur ce qu’est le passé de votre grand pays, madame [Radjavi], je me suis rendu compte combien l’arrivée de Khomeiny au pouvoir en réalité a été une attitude rétrograde dans un pays qui avait déjà fait des pas vers les droits de l’homme.

Dès le début du siècle dernier, vers 1906, des groupes avaient essayé d’établir un régime libéral, dans lequel on défendait les libertés. Il y a une forte tradition. Même du temps du chah, le statut de femmes a été amélioré. L’Iran était un pays qui avançait petit à petit vers les libertés. Or le choix qui a été fait par la constitution mise en place dans ce pays est un choix délibérément  rétrograde. D’ailleurs ce n’est pas un hasard et une des raisons pour lesquelles, madame la Présidente, mesdames messieurs, j’ai de la sympathie pour votre mouvement, c’est que le clash entre les Moudjahidine du peuple et Khomeiny s’est fait sur cette constitution, en particulier sur le thème de la laïcité, c’est-à-dire le refus de la laïcité [par le régime], puisque dans ce système-là, il y a les apparences d’un régime démocratique et au-dessus de tout cela, il y a des personnes qui sont directement en contact avec le ciel, qui peuvent à tout moment prendre des décisions. Ceci évoque ce qu’on a connu dans nos pays à certaines époques où l’Eglise avait un poids considérable et où on brûlait allègrement Giordano Bruno et un certain nombre de gens. C’était exactement ce système-là.

Donc la laïcité est au cœur de ce débat. Le statut de la femme bien évidemment en découle. C’est un des sujets très importants, surtout dans ce pays où grâce aux progrès qui avaient été faits, les femmes ont de l’instruction, de la culture. C’est une force importante qui existe et c’est une force opprimée.
Et enfin j’aimerais dire deux choses. D’abord avant de répéter ce que vous avez dit les uns et les autres, les uns de façon édulcorée sur la passivité de l’occident, d’autres de façon plus nette sur la veulerie, car il s’agit de cela, ou même sur le cynisme, certains on employé le mot, des pays occidentaux, j’irai plus loin : je pense que les pays occidentaux ont appris à l’Iran les violations des droits de l’homme. Ce n’est quand même pas un hasard si ce sont les Américains qui ont mis en place la police politique du chah, police politique qui n’a eu qu’à continuer sous le régime suivant ; que la torture, les Américains à la suite de la guerre en Irak l’ont appliquée même chez eux puisque actuellement les Etats-Unis sont un pays qui  continue d’appliquer la peine de mort. Les Etats-Unis ont nettement influencé par le mauvais coté la culture en matière de liberté de ce pays.

Quant aux autres pays occidentaux, on le dit très souvent, c’est la volonté de ne rien voir, ou bien pire, puis qu’on est au Sénat, je vais dire quelque chose que j’ai dit à l’Assemblée. J’ai toujours été très scandalisé que des grandes assemblées françaises aient pu faire des groupes d’amitiés avec un pays comme l’Iran. Vous savez qu’il y a une différence pour les parlements entre les groupes d’amitiés et les groupes d’études. Un groupe d’études c’est un groupe de parlementaires qui connaît le problème d’un pays, qui a les contacts qu’il veut dans ce pays, mais qui n’a pas de contact avec le parlement qui n’est pas considéré comme démocratique. Or pour l’Iran on a fait une exception. Le parlement iranien, dont les trois-quarts sont membres des pasdarans, est considéré comme fréquentable, et les parlementaires du sénat, de l’assemblée se rendent en Iran. Comme si  on pouvait serrer la main de gens qui sont partisans de toutes les violations des droits de l’homme.

Dernier point sur lequel je voudrais dire un mot, c’est que on ne mesure pas assez combien ce régime a un effet déplorable de contagion par le terrorisme, je l’ai dit mais, plus que cela, par la corruption de la pensée. Moi j’ai été frappé de voir que des régimes d’opposition dans certains pays, tels que les frères musulmans en Egypte viennent de se donner un projet de constitution au cas où ils prendraient le pouvoir qui est mot pour mot, la constitution de l’Iran c’est-à-dire que on voit très bien que le modèle iranien est un modèle qui non seulement veut envahir les autres pays, mais idéologiquement rêve de se dupliquer à l’intérieur d’autres pays et l’occident devrait le savoir et être tout à fait attentif.

Enfin chez nous, comme toujours, de fréquenter sans précaution des régimes terroristes, eh bien, petit à petit, on finit par avoir des comportements qui sont des comportements de complicités. L’acceptation de la désinformation systématique à l’égard des Moudjahidine du peuple est plus que de la veulerie, que de l’aveuglement, c’est de la complicité. D’accepter le mensonge, d’accepter des témoignages de repentis …

J’en terminerai sur la peine de mort, en évoquant trois des images qu’on a vues ici. Celle du résistant qui souriait à la foule. Celle des mineurs qu’on condamne et celle de la femme (pendue) que l’on voit bouger les pieds pendant un moment. Il faut savoir que sur cette vidéo, il y a trois personnes qui sont exécutées. Il y a deux hommes et une femme. La vidéo n’est pas là en entier. Le bourreau passe et met le nœud pour les hommes derrière de façon à ce qu’ils soient tués tout de suite. Et pour la femme on le met devant, de façon à ce que la femme puisse souffrir pendant un certain temps. Et cet acte de torture, non seulement il a pu être filmé, mais il a été filmé parce que toute la foule était là. On voit les enfants qui assistent à ce genre de choses. Voilà ce régime. Je pense que on en a suffisamment dit pour savoir de quel côté sont le droit et la vérité.

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