AccueilActualitésActualités: Droits humainsLe fils d'Ali Saremi dénonce la condamnation à mort de son père

Le fils d’Ali Saremi dénonce la condamnation à mort de son père

Ali Saremi (g) et son fils Akbar (d)Persian2english.com, 19 mai – Akbar Saremi, fils du prisonnier politique Ali Saremi, dénonce l’ordre d’exécuter son père : Je m’appelle Akbar Saremi. Je suis le fils du prisonnier politique Ali Saremi. Mon père a été condamné à mort pour être venu me voir à Achraf, le camp des Moudjahidine du peuple en Irak.

La seule justification c’est que le régime n’a pas réussi à mater le soulèvement en Iran. Le régime a été contraint d’exécuter des prisonniers politiques. Ces prisonniers sont entre leurs mains et enchaînés, incapables de faire quoi que ce soit. Il les exécute uniquement pour effrayer la population afin qu’elle ne participe pas au soulèvement.

Mon père est venu me voir à la Cité d’Achraf il y a quelques années. À son retour en Iran, je l’ai appelé pour m’assurer qu’il était arrivé en toute sécurité. C’est après ce coup de téléphone que le régime a découvert qu’il était venu me voir à la Cité d’Achraf. Ils ont attaqué notre maison et arrêté mon père. Ils ont détruit tous nos biens. Puis ils ont condamné mon père à mort.

Il y a quelques jours mon père a été emmené au tribunal. Il n’était pas en bonne santé, il venait de subir une opération. Seulement deux jours après l’intervention chirurgicale, ils l’ont emmené au tribunal enchaîné et les fers aux pieds, pour l’humilier. Mon père a objecté à cette action dans la salle d’audience. Il a également nié toutes les accusations.

Ce régime n’a même pas un processus de respect de la loi. Il n’y a aucun sens derrière les mots de juge, avocat et procès. Ils n’ont même pas laissé l’avocat de mon père entrer dans la salle d’audience. Il n’y a pas eu de procédure régulière, même pour les cinq personnes qui ont été récemment exécutées.

D’un côté, nous voyons comment le régime fait pression sur les familles des membres des Moudjahidines du peuple. J’appelle donc les organisations internationales à prendre des mesures à cet égard. Il faut empêcher ces exécutions. Il faut condamner les pressions exercées sur les prisonniers politiques.

D’un autre côté, cela fait un certain temps maintenant que les voyous du ministère du Renseignement sont devant la Cité d’Achraf. Ils insultent les résidents d’Achraf. Ils vomissent des jurons à l’encontre des résidents d’Achraf, des insultes qui ne sont bonnes que pour eux-mêmes et leur guide suprême.