mardi, décembre 6, 2022
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L’attaque d’Achraf : Une pelleteuse tueuse

Un blessé d'Achraf témoigne CNRI – Voici un témoignage d’un blessé de l’attaque d’Achraf. Il raconte comment à l’aile Est du camp, les forces irakiennes ont utilisé une pelleteuse et comment ils frappaient pour tuer :

Nous étions installés dans l’aile est du camp. Tout à coup nous avons vu un grand nombre de véhicules irakiens, qui arrivaient sur nous. Il y avait 6 à 7 véhicules pleins de policiers irakiens, une pelleteuse mécanique et un camion de pompiers avec un canon à eau. Ils se sont approchés de la porte Est du camp. La pelleteuse mécanique s’est attaquée au grillage.

Je voudrais dire quelque chose à propos de cette pelleteuse. Ils ne l’avaient pas amené pour ouvrir quelque chose, non ! En plus d’avoir détruit le grillage et tous les obstacles, et bien que des résidents d’Achraf s’accrochaient au grillage et criaient « Ya Hossein » et qu’ils étaient les mains nues, sans protection, sans casque, la pelleteuse donnait des coups sur le grillage et le secouait.

Je me demandais alors comment le commandant de ces lâches, qui était là, qui savait que chaque secousse que la pelle donnait pouvait faire éclater la tête d’un des résidents, comment pouvait-il donner cet ordre. Mais dans quelle école de police a-t-il été formé, où a-t-il étudié le droit, et qu’est-ce qu’il comprend du droit ? Mis à part la sauvagerie qu’est-ce qu’il comprend ? Beaucoup de nos frères ont été blessés à ce moment-là.

Quand il déverse un tas de terre et e ferrailles qu’il a ramassé avec sa pelleteuse sur la tête de nos frères, est-ce qu’il ne sait pas que chaque morceau de ferrailles qui tombe de là-haut fait éclater la tête de quelqu’un ? Qu’est-ce que ça veut dire ? En quoi ce comportement est un comportement humain. Est-ce que ce n’est pas uniquement de la sauvagerie ?

C’est comme ça qu’ils ont détruit le grillage. Il y a eu d’autres crimes ensuite. Un de nos frères avait garé sa voiture le long du grillage, et pour la protéger s’était mis devant sa voiture. La pelleteuse s’en est pris à la voiture alors que cet homme était coincé et écrasé entre la pelleteuse, le grillage et la voiture. Le conducteur de la pelleteuse continuait à faire pression. Et alors que la pelleteuse reculait pour prendre un nouvel élan, cet homme est tombé à terre et on a pu le sortir de là.

Ne pensez pas que c’était un engin de construction, c’était un instrument de guerre et le commandant sur place l’avait amené uniquement pour tuer.

Les policiers irakiens, ne croyez pas qu’ils étaient armés de matraques. Non, ils avaient des gourdins en bois taillé sur quatre face, aux arrêtes tranchantes. C’était comme des sabres qui pénétraient dans les chairs quand ils s’abattaient sur les crânes. Ils les avaient préparés à l’avance. Beaucoup en avaient à la main. Ils avaient aussi des bâtons énormes, des branches d’arbres capables d’écraser des têtes du premier coup. Aucun d’entre eux n’a frappé avec une matraque, pas du tout. Ils frappaient à coup de barres de fer, ils visaient à la tête. On ne leur a pas lancé une seule pierre, on ne faisait que crier « Ya Hossein ! » et on leur disait : « mais est-ce que nous ne sommes pas frères en religion ? Vous n’êtes donc pas musulmans, pourquoi vous vous comportez comme ça avec nous ? »

Moi-même, j’ai demandé à l’un d’eux en arabe « mais tu n’es donc pas musulman ? », il m’a répondu « pas du tout. Je ne suis pas musulman. Je suis venu vous tuer. » Il m’a dit ça en persan, dans un persan courant et puis il m’a dit « le chef des ministres (le Premier ministre) est avec nous, vous ne pouvez rien faire ! »

Honte à ce premier ministre qui est le commandant d’une bande de sauvages sans Dieu qui se sont attaqué à un groupe sans refuge, sans abri, sans défense. Leurs organes et leurs administrations sont venus à plusieurs reprises pour vérifier notre camp, centimètre par centimètre. Ils ont vu qu’il n’y avait pas l’ombre d’une arme dans ce camp. On n’avait pas le moindre moyen de se défendre. La seule chose qu’on a pu faire c’était un mur humain.

Ils avaient dans les mains des armes métalliques, des bâtons taillés et affutés de toutes sortes, des haches ! Moi-même j’ai vu des haches dans les mains de plusieurs, des haches à manche court. Ils frappaient à coups de hache sur la tête des nôtres, sur la tête et sur les bras.

Tout ça c’était organisé, rien n’était fait au hasard. C’était une attaque avec la volonté de massacrer. Ouvrir la voie, installer un poste de police, ce sont des mensonges, des foutaises ! Tout ça c’était organisé ! Ils étaient venus pour un massacre ! J’ai vu de mes yeux, ceux qui avaient reçu des coups sur la tête avec des bâtons tranchants et qui gisaient à terre, mais ils continuaient de les frapper, encore et encore ! Ils voulaient les tuer.

Ils ne laissaient même pas évacuer des blessés, ils les frappaient à terre. Si on n’avait pas réussi à emmener les blessés qui étaient au sol, ils les auraient tués. Chaque blessé aurait été tué. Ceux qui frappaient, frappaient uniquement avec l’intention de tuer.

C’était ça l’attitude de la police. Alors je demande au Premier ministre qui se dit un gouvernement de droit : c’est la police de votre droit ? C’est ça votre esprit des lois ? De quelles lois s’agit-il quand vous répondez aux ordres du guide suprême des mollahs, qui est lui-même en train de s’effondrer ?

 

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