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La résistance iranienne à l’Assemblée

La Revue Parlementaire – Janvier 2013 – Le Comité parlementaire pour un Iran démocratique, qui regroupe plusieurs députés de toutes tendances et présidé par Gérard Charasse (PRG, Allier) organisait récemment une rencontre autour du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), un mouvement d’opposition au régime de Téhéran, en exil depuis les années 80.

“Quelles que soient nos sensibilités politiques, nous partageons une même vision en ce qui concerne la nécessité de construire la démocratie en Iran. Cette démocratie c’est la clé de la paix dans une région au combien sensible. Cela ne sera possible qu’avec le renversement de la théocratie actuellement au pouvoir en Iran et en laissant le libre choix par des élections au peuple iranien de décider de son avenir”. C’est par ces quelques mots, que Gérard Charasse a introduit la rencontre qui s’était donnée pour but de réfléchir aux solutions françaises et européennes à trouver face à la crise iranienne et au régime de Téhéran.

Les uns après les autres, les intervenants (1) ont rappelé ce qu’est l’Iran d’aujourd’hui, son emprise guerrière sur la région (soutien au régime de Bachar el-Assad, implication à Gaza, au Liban et même en Afghanistan), sa course à l’arme nucléaire et ses atteintes au peuple iranien, « la guerre la plus terrible des mollahs» (le 13 novembre dernier, quarante-quatre personnes ont été pendues).

Il n’a pas manqué non plus de rappeler la résolution onusienne du 27 novembre condamnant « des violations graves et récurrentes des droits de l’Homme en Iran». La situation socio-économique et politique de l’Iran a été largement décriée par les orateurs (inflation de 50%, chômage au-dessus des 30%, production industrielle en baisse…). Sans oublier les divisions internes du pouvoir. Autant de facteurs qui selon, le CNRI ne laisse que peu de portes de sortie au régime iranien, si ce n’est celle de l’escalade.

Après ce constat, la présidente du Conseil National de la Résistance iranienne (2), Maryam Radjavi a renouvelé son appel à la France et à l’Union européenne de « reconnaître la résistance iranienne », à l’image de ce qui s’est passé en Syrie, pour un changement de régime à Téhéran. « La plus grande erreur politique de l’Occident, c’est d’ignorer un mouvement clé du changement en Iran. Une résistance dotée de racines profondes dans la société iranienne, avec une coalition démocratique de divers groupes de l’opposition ». a encore expliqué Maryam Radjavi. « En défendant la cause qui est la vôtre, j’ai vraiment le sentiment de défendre la cause de la paix dans cette région » a indiqué Michel Terrot (RUMP, Rhône), le vice-président du CPID qui entend bien relayer le message.1.

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1. Les députés, Gérard Charasse, Dominique Lefebvre, Michel Terrot, André Chassaigne ; Patrick Kennedy,ancien membre de la Chambre des Représentants et neveu de JFK ; Me Henri Leclerc ; l’ancien Premierministre algérien, M. Sid Ahmed Ghozali ; François Cilcombet, ancien député et magistrat ; Yves Bonnet,ancien directeur de la DST

2. Les Moudjahidine du peuple sont la principale composante du CNRI. Fondé en 1965 avec pour objectif de renverser le régime du chah, puis le régime islamiste, ils ont été chassés d’Iran dans les années 1980. Après le Royaume-Uni en 2008 et l’Union européenne en 2009, les Etats-Unis ont retiré fin septembre les Moudjahidine du peuple de leur liste noire des organisations «terroristes».

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