AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceLa répression du régime iranien sur l’OMPI montre sa vulnérabilité et sa...

La répression du régime iranien sur l’OMPI montre sa vulnérabilité et sa peur

La répression du régime iranien sur l’OMPI montre sa vulnérabilité et sa peur

Patrick J. Kennedy, un ancien membre de la Chambre américaine des représentants (D-RI), a mis en évidence le rôle de la Résistance iranienne organisée dans l’affaiblissement du régime des mollahs. Dans un article d’opinion rédigé pour Independent Journal Review le mercredi 27 Juillet, M. Kennedy a écrit:

Le 9 Juillet, le rassemblement « Iran Libre » près de Paris a attiré des dizaines de milliers d’iraniens venus de cinq continents et a obtenu le soutien des dirigeants politiques de nombreux pays, y compris des États-Unis, plusieurs pays membres de l’UE, et des Etats du Golfe. Il a également provoqué la colère prévisible du régime iranien, qui a persécuté les groupes constitutifs du principal mouvement d’opposition, le Conseil National de la Résistance iranienne, depuis les débuts de la République islamique.

Environ 120.000 dissidents politiques ont été tués depuis 1981, la plupart d’entre eux membres appartient au principal groupe constitutif du CNRI, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI ou MEK). Des dizaines de milliers de personnes ont été mis à mort durant l’été 1988 seulement. Le rapporteur spécial de l’ONU, Ahmed Shaheed, a affirmé que cette année, le nombre d’exécutions a atteint des niveaux jamais vus depuis plus de 25 ans.

Entre-temps, les analystes de la politique étrangère et les critiques du régime iranien ont observé que la répression de la dissidence est en pleine progression vers des niveaux jamais vus depuis la fin de la guerre Iran-Irak, alors que la survie à long terme du régime de Téhéran est très en doute.

Les participants au rassemblement ont souligné que la détérioration de la situation intérieure de l’Iran signale la vulnérabilité accrue des dirigeants de Téhéran. Tout comme les dissidents du MEK ont été exécutés en grand nombre pour compenser la faiblesse manifestée en acceptant la fin de la guerre avec l’Irak, la répression actuelle semble avoir pour objectif de donner l’impression que le régime reste fort malgré le compromis de l’été dernier au sujet des négociations nucléaires et des effets sociaux persistants des soulèvements populaires de 2009.

Le régime théocratique craint pour sa survie, et comme avec tout intimidateur instable, cette peur se manifeste par des fanfaronnades. Cela s’est clairement ressenti à travers une série de provocations lancées à l’encontre de l’Occident, y compris l’arrestation en janvier de 10 marins américains qui s’étaient égarés dans les eaux territoriales iraniennes, les cinq essais de missiles balistiques illicites qui ont eu lieu depuis la conclusion des négociations de l’été dernier, et les démonstrations de force dans le Golfe Persique.

En réaction au rassemblement, les Gardiens de la Révolution sont même allés jusqu’à dépêcher plusieurs bateaux de patrouille pour suivre un navire de guerre américain dans le Golfe. Nul doute que l’incident a été utilisé comme une source de propagande dans les médias d’Etat iraniens, tout comme les images et la vidéo des 10 marins – qui ont été libérés en l’espace de 24 heures – ont été diffusées pendant des semaines.

Mais ces victoires de propagande douteuse ne feront pas plus de bien au régime – pas aussi longtemps que cette propagande est contrée par une résistance organisée à l’étranger et que le régime ne parvient pas à remporter de plus grandes victoires contre la résistance et son réseau international de partisans.

Les témoignages de soutien international au CNRI incluent un discours prononcé par le prince Turki al-Faisal, un membre influent de la famille royale saoudienne et ancien chef du renseignement saoudien. Avec sa déclaration selon laquelle les musulmans du monde entier soutiennent la résistance iranienne « cœur et âme», il a transformé l’événement annuel en une célébration sans précédent de l’unité du Moyen-Orient. Selon les mots d’Howard Dean, ancien président du Comité national démocrate, il « redessine la carte du Moyen-Orient. »

L’extraordinaire soutien étranger ôte tout doute concernant le fait que la résistance iranienne est une menace existentielle pour le régime des mollahs. En outre, la capacité saoudienne à unifier les pays arabes derrière la Résistance explique pourquoi les responsables iraniens, y compris le Brigadier Général Ramazan Sharif, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, a accusé l’Arabie Saoudite, l’Egypte et d’autres puissants Etats arabes d’ « interférence flagrante dans les affaires internes de l’Iran. »

Ces observations ne peuvent uniquement être considérées que comme les protestations désespérées d’un régime vulnérable. L’Iran s’est lancé dans sa propre «ingérence flagrante» dans la région depuis des années. Les exemples incluent sa défense tous azimuts du dictateur syrien Bachar el-Assad, l’alimentation d’une rébellion chiite au Yémen, les menaces d’en susciter une (rébellion) à Bahreïn, ainsi que la stimulation de la croisade de l’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour expulser les minorités du gouvernement irakien. Tous ont alimenté un profond ressentiment, à la fois sur le plan national et à l’étranger.

L’Iran se retrouve maintenant à subir les conséquences de ses actions, alors que des forces puissantes offrent leur soutien justifié à un mouvement légitime de l’opposition iranienne. La réaction continue du régime à l’égard du rassemblement « Iran Libre » continuera à démontrer qu’il reconnaît la menace pour son pouvoir. Tant que la communauté internationale reste ferme contre la violente réaction de l’Iran, nous verrons qu’il est inadapté de réprimer, contester ou de préserver le régime.

Source: http://opinion.ijr.com/2016/07/258317-irans-response-opposition-rally-shows-vulnerability-fear/