mardi, janvier 31, 2023
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La justice espagnole se saisit des crimes contre l’humanité commis au camp d’Achraf

 Maryam Radjavi :
• Il s’agit d’un moment décisif
• Le temps est venu pour une enquête internationale
• Un sens de justice mondiale a pris forme concernant les événements d’Achraf et les crimes contre l’humanité qui y ont été commis

CNRI – La justice espagnole a accepté les plaintes déposées par les familles des résidents du camp d’Achraf contre les autorités irakiennes responsables de crimes contre l’humanité commis lors des attaques des 28 et 29 juillet ayant conduit à la mort de 11 résidents qui bénéficiaient du statut de « personnes protégées » en vertu de la IVe Convention de Genève.

Le tribunal central d’instruction espagnol a déclaré sa compétence pour enquêter sur les plaintes relatives à l’attaque contre les résidents d’Achraf, durant laquelle ils ont été battus et ont été la cible de tirs à balles réelles.

Le Dr. Juan E. Garcés a accepté de représenter les résidents d’Achraf au tribunal. Le Dr. Garcés, éminent juriste international, a été conseiller politique de feu le président chilien Salvador Allende, tué lors du coup d’état d’Augusto Pinochet. Il est resté à côté d’Allende au palais présidentiel jusqu’aux derniers instants de sa vie. Plus tard, M. Garcés a mené une enquête judiciaire contre Pinochet et d’autres dirigeants du coup. Il est également l’auteur de multiples ouvrages et articles sur le droit et la politique.

La plainte juridique d’Achraf mentionne le fait que le régime iranien a été le principal instigateur de l’attentat perpétré par le gouvernement irakien et ses forces fin juillet. Le régime iranien recherche systématiquement l’élimination de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), et le massacre de ses membres. À cet effet, les décrets religieux promulgués par Khomeiny, le fondateur du régime, et ceux rendus depuis le début de la tyrannie religieuse en Iran en 1979 ont été présentés comme pièces à conviction dans cette affaire.

La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Mme Maryam Radjavi, a qualifié la décision de la justice espagnole de tournant dans l’histoire de la répression et de l’injustice touchant les résidents du Camp d’Achraf. Elle a averti l’administration irakienne actuelle que le temps d’une enquête internationale était venu. Un sentiment de justice a pris forme dans le monde concernant les événements d’Achraf et les crimes contre l’humanité qui y ont été commis. Les poignards et les haches ne pourront plus être utilisés sans entrave contre les résidents, pas plus que les véhicules blindés pour les écraser, sur les ordres et les diktats des mollahs au pouvoir en Iran.

Mme Radjavi a également mis en garde que toutes les attaques ou violations à l’encontre des résidents d’Achraf, tout acte illégal ou violation des droits de l’homme et la moindre violation des conventions internationales déclencheront désormais des réactions internationales dix fois plus puissantes que par le passé. Comme l’a déclaré le dirigeant de la Résistance iranienne, Massoud Radjavi : L’OMPI à Achraf n’abandonnera à aucun prix ses droits légaux. Les Moudjahidine du peuple continueront d’insister sur leurs droits comme stipulé dans les conventions internationales et la Résolution du 24 avril du Parlement européen, jusqu’à leur dernier souffle.

La clé de la liberté d’action et de l’indépendance du gouvernement irakien réside dans son opposition au fascisme religieux au pouvoir en Iran et dans son refus de se plier aux pressions et aux plans du régime iranien, dans son refus de servir et de satisfaire Ali Khamenei et son acolyte, Mahmoud Ahmadinejad, et dans la fin du blocus et des crimes contre les habitants d’Achraf, a souligné Mme Radjavi.

La Présidente élue de la Résistance iranienne a rappelé que désormais, le gouvernement irakien est libre de porter toutes ses allégations déjà énoncées contre l’OMPI à l’attention d’une cour de justice internationale et de la laisser rendre sa décision. Mais, s’il refuse de le faire, alors il sera tout à fait évident que la vague d’accusations et de mensonges auxquels il a recourt ne font que refléter l’inquiétude et la peur qui assaille tout l’édifice du régime des mollahs devant l’OMPI à Achraf, en plein soulèvement du peuple iranien.

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