dimanche, décembre 4, 2022
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La Corée du Nord aide-t-elle l’Iran

Ali Safavi, membre du CNRIPar Gérald Papy

La Libre Belgique, 25 septembre -Les dirigeants iraniens ont-ils, une nouvelle fois, dissimulé une partie de leurs activités nucléaires à la communauté internationale et singulièrement, à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisme de contrôle de la prolifération nucléaire ?

Par Gérald Papy

– L’organisation des Moudjahidine du peuple affirme que des experts de Pyongyang aident les Iraniens
– Le projet, secret, concernerait la confection de têtes nucléaires de missiles.
– Un nouveau pied de nez à la communauté internationale ?

La Libre Belgique, 25 septembre -Les dirigeants iraniens ont-ils, une nouvelle fois, dissimulé une partie de leurs activités nucléaires à la communauté internationale et singulièrement, à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisme de contrôle de la prolifération nucléaire ?

Ali Safavi, membre du CNRIC’est en tout cas l’accusation sous-jacente portée par le principal mouvement d’opposition, le Conseil national de la résistance iranienne, vitrine politique de l’organisation des Moudjahidine du peuple, à l’encontre du régime de Téhéran, à la faveur de révélations sur la collaboration d’experts nord-coréens à un projet de militarisation de têtes de missiles.

C’est à Vienne, siège de l’AIEA, que l’opposition iranienne a présenté, mardi ce dossier à charge. Il concerne le site de Hemmat, dans la région de Khozi, au sud-est de Téhéran.

Un complexe situé en altitude qui cacherait un réseau sous-terrain.

Des scientifiques iraniens, nommément cités, y poursuivraient un programme de confection de têtes nucléaires à placer sur des missiles balistiques Ghadr ou Shahb-3, dont certains ont une portée de 2000 kilomètres.

Coopération depuis 2006

Le « projet Feshararki », du nom du principal scientifique en charge du développement de ces armes, ferait en outre l’objet d’une coopération avec la Corée du nord, pays placé sur l’ « axe du Mal » par George W. Bush au même titre que l’Iran mais dont le développement du projet nucléaire est notoirement plus avancé.

Le Conseil national de la résistance iranienne assure qu’à certains moments, une douzaine de collaborateurs de Pyongyang ont fait le déplacement en Iran pour y participer.

Le début de leur collaboration remonterait déjà à 2006, soit à une époque où l’Iran du président Mahmoud Ahmadinejad était engagé dans son bras de fer avec la communauté internationale pour démontrer la nature pacifique ou non de son industrie nucléaire. Or, les activités du site de Hemmat auraient clairement une vocation militaire.

Pour appuyer ses accusations, l’opposition iranienne se base sur une série de renseignements précis (experts iraniens actifs dans ce programme, industries-écrans responsables de différentes activités, vues aériennes du site…) Autant d’éléments dont il est impossible de vérifier la pertinence.

Front désuni

La divulgation de ces informations n’est évidement pas innocente au moment où les gouverneurs de l’AIEA tiennent une réunion sur le dossier iranien et où le front des Six (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie et Allemagne), victime de la crise géorgienne, se délite sur la question de nouvelles sanctions à l’égard de Téhéran.

L’organisation des Moudjahidine du peuple nourrit assurément des arrière-pensées politiques en agissant de la sorte.

Mais force est de reconnaître que c’est le même mouvement qui avait mis en lumière en 2002 les développements suspects de l’industrie nucléaire iranienne.

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