dimanche, novembre 27, 2022
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L’ONU doit agir contre le régime iranien pour son rôle dans le massacre de 1988

L'ONU doit agir contre le régime iranien pour son rôle dans le massacre de 1988

L’ONU devrait aider à mettre fin à l’impunité concernant les violations des droits de l’homme en Iran et dans le monde et commencer par juger les mollahs qui ont participé au massacre de 1988 devant la Cour pénale internationale.

Beaucoup parmi ceux qui ont été impliqués dans le massacre au cours duquel 30 000 prisonniers politiques ont été tués (principalement des membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran ou OMPI), sont toujours vivants et occupent des postes de responsabilité au sein du régime iranien.

Ils n’ont jamais été jugés pour leurs crimes

Le 1er février, une audience de la société civile à Genève a présenté un acte d’accusation concernant le massacre, avec des témoignages de prisonniers politiques iraniens et de leurs familles, ainsi que la participation des experts des droits de l’homme et d’anciens responsables des Nations Unies.

Bien que cela ne soit pas juridiquement contraignant, de nombreux défenseurs des droits de l’homme espèrent que cela conduira l’ONU à prendre des mesures qui s’imposent depuis longtemps contre ces meurtriers de masse. L’action de l’ONU condamnerait le régime des mollahs pour ses crimes et permettrait aux familles des victimes – dont certaines ne savent toujours pas où leurs proches sont enterrés – de tourner la page.

Juan E. Garcés, l’avocat espagnol qui a intenté une action en justice contre le général chilien Augusto Pinochet pour ses crimes de guerre selon les principes de la juridiction universelle, a écrit : « J’espère que la nouvelle attention dont fait l’objet le massacre de 1988 et les crimes ultérieurs du système politico-religieux iranien aidera à réitérer le message que mes collègues et moi-même avions envoyé par le passé en traduisant Pinochet devant la justice pour ses crimes. L’essence de ce message est que, bien que certains dirigeants puissent jouir de l’impunité en commettant des violations des droits de l’homme et en abusant des instruments de l’État, cette impunité n’a pas besoin d’être perpétuée, et encore moins d’être acceptée par les défenseurs des droits de l’homme et les observateurs étrangers qui ont un mandat officiel pour enquêter sur de tels crimes. »

Dans le monde entier, de nombreux dirigeants ont manqué d’agir contre les auteurs de violations des droits de l’homme, ce qui a conduit à la poursuite et à l’aggravation de tels actes.

C’est une préoccupation très réelle pour le peuple iranien, dont les manifestations ont ébranlé le régime en place. Ce dernier, dans une tentative pour arrêter les manifestations, a emprisonné plus de 8 000 personnes et les a menacées de la peine de mort.

Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil National de la Résistance iranienne, s’est rendue à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour encourager l’UE à intervenir et à aider à libérer les manifestants détenus.

Elle a déclaré : « Les arrestations massives, le fait de tirer sur des manifestants non armés et le fait de torturer les prisonniers à mort sont des exemples évidents de crimes contre l’humanité. Malheureusement, l’Europe a choisi le silence et l’inaction à propos de tous ces crimes, ce qui va à l’encontre de nombreux engagements fondamentaux et conjoints de l’Europe, y compris la Convention européenne des droits de l’homme. »

Les manifestations en Iran sont loin d’être terminées et si la communauté internationale n’agit pas, le régime des mollahs ne fera que commettre des violations des droits de l’homme encore plus grave. Au moins 50 personnes ont été abattues dans les rues par des agents du régime et 12 sont mortes sous la torture en prison. Combien d’autres mourront encore ?

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