jeudi, février 9, 2023
AccueilActualitésActualités: Iran Résistance« Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient...

« Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient pour la liberté »

« Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient pour la liberté »CNRI – Une conférence parlementaire sur l’Iran a été organisée par le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran, présidée par Lord Corbett of Castle Vale. Elle s’est tenue le 20 juin au Parlement britannique rassemblant plusieurs députés et pairs des principaux partis politiques :

« L’heure du changement en Iran où retentissent des millions de cris pour la liberté »

Environ 20 éminents parlementaires (des trois principaux partis politiques des deux chambres du Parlement) ont pris la parole à la conférence qui s’est tenue le 20 juin 2006 dans la salle Moïse de la Chambre des Lords.

La conférence était présidée par Lord Corbett of Castle Vale (président du Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran). D’autres personnes ont pris la parole devant l’assistance, dont Lord Renton; Lord Archer of Sandwell; Lord Taverne; Lord Waddington; Lord Fraser of Carmyllie ; Lord Alton of Liverpool ; Lord Clarke of Hampstead; Lord Turnberg ; Lord King of West Bromwich ; Andrew Mackinlay, député ; Jim Dobbin, député ; Dr Ian Gibson, député ; David Drew, député, et Mme Dolat Norouzi, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni.

La conférence a eu lieu le jour du 25ème anniversaire du soulèvement du peuple iranien contre le fascisme religieux des mollahs, où 500.000 personnes à Téhéran et des milliers d’autres Iraniens dans tout le pays sont descendus dans la rue pour protester contre la répression théocratique et pour exiger la liberté. La réponse du régime iranien a été d’ouvrir le feu sur la foule, tuant et blessant des centaines de manifestants. Une vidéo a été diffusée montrant des scènes de ces manifestations et les comparant à la vague de protestation anti-régime qui a balayé l’Iran dans la première moitié de cette année.

De plus, la conférence a expliqué qu’afin de détourner l’attention de la crise interne en Iran, les mollahs avaient intensifié leurs efforts pour exporter le fondamentalisme et le terrorisme, en particulier en Irak, tout en poursuivant obstinément leur programme d’armes nucléaires. Il a été fait référence à la découverte récente par l’AIEA d’uranium enrichi au degré adéquat pour le développement d’armes au site de Lavizan à Téhéran, dont l’existence a été révélée par le Conseil national de la Résistance iranienne.

Concernant la politique « ratée » adoptée par le gouvernement britannique et l’UE vis-à-vis du régime iranien, la conférence a affirmé que la politique de l’Europe sur l’Iran avait été affaiblie de manière significative par l’inclusion de l’OMPI sur la liste du terrorisme. Au lieu de mener vers la modération en Iran, elle a rendu plus fortes les factions les plus radicales du régime iranien en paralysant la menace la plus sérieuse au régime. De plus, selon l’opinion généralement répandue au Parlement, la proscription de l’OMPI avait une motivation politique.

Ainsi, la conférence a attiré l’attention sur l’importance de la décision de la cour d’appel de Paris du vendredi 17 juin qui a annulé toutes les restrictions placées sur Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, et sur d’autres hauts responsables du CNRI à Paris. La révocation de ces restrictions injustes est, selon la conférence, la preuve de la nature incorrecte des accusations portées contre le CNRI.

Il a également été annoncé que, dans son rapport sur l’application du Terrorism Act 2000 (loi de 2000 relative au terrorisme), Lord Carlisle of Berriew, évaluateur indépendant de la législation relative au terrorisme nommé par le gouvernement, avait fait référence à l’OMPI pour illustrer l’attitude préoccupante du gouvernement britannique occasionnellement inflexible face aux situations qui évoluent dans le monde, en référence à la proscription. Quant au soutien actif du Parlement à l’OMPI, Lord Carlisle a assuré que le gouvernement « allait examiner attentivement la question de savoir si l’OMPI doit réellement rester proscrite».

Lord Corbett of Castle Vale, faisant allusion à la série de manifestations récentes en Iran, a déclaré : « la répression et l’intensification de la répression est un signal clair de la faiblesse du régime et non de sa force». De même, le Très Honorable Lord Waddington, QC, a affirmé : « Le temps est venu pour une politique ferme vis-à-vis de l’Iran, en commençant par l’imposition de sanctions étendues contre le régime et le retrait de la proscription de l’OMPI ».

Lord Archer of Sandwell, a qualifié le régime iranien d’ « araignée dans la toile du terrorisme international ». Le député Andrew Mackinlay a insisté sur le fait que 5,2 millions d’Irakiens avaient signé une déclaration en faveur du retrait de l’étiquette de terrorisme de l’OMPI et confirmant que l’OMPI constitue le plus grand obstacle au développement de l’extrémisme islamique dans leur pays.

La conférence a déclaré qu’elle était convaincue que si l’Occident continuait d’apaiser et de faire des concessions au régime de Téhéran, cela augmenterait de manière significative le risque que l’Iran acquière des armes nucléaires et le risque d’un autre conflit militaire dans la région. Ainsi la conférence a appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies à imposer des sanctions et d’autres mesures obligatoires contre le régime iranien et ses responsables. Un changement démocratique en Iran amené par les Iraniens et leur résistance constitue l’unique moyen d’assurer la paix et la stabilité au Moyen Orient.