Agence Télégraphique Suisse Lopposition iranienne a dénoncé mercredi la présence dans la délégation iranienne au Conseil des droits de lhomme, du procureur général de Téhéran, Said Mortazavi, accusé dactes de torture. Elle a demandé son expulsion.
LONU a confirmé laccréditation de M. Mortazavi au sein de la délégation de lIran. Si lIran na pas été élu parmi les 47 pays membre du Conseil, il participe aux travaux comme observateur. Le ministre de la justice Jamal Karimi-Rad doit sexprimer jeudi devant le Conseil.
Said Mortazavi serait à lorigine de larrestation de dizaines de journalistes en Iran. Il serait notamment responsable en 2003, de larrestation de Zahra Kazemi.
Cette journaliste canadienne dorigine iranienne aurait été torturée, violée et tuée en prison, après avoir été arrêtée lorsquelle prenait des photos lors dune manifestation détudiants à Téhéran.
Réaction du DFAE
Le représentant du Conseil national de la résistance iranienne à lONU, Hamid Reza Eshaghi, a demandé aux Nations Unies dexpulser ce délégué. Il a souhaité que la Suisse larrête et le livre à la justice internationale.
« En tant quEtat hôte du Conseil et en vertu de laccord de siège avec lONU, la Suisse est tenue dautoriser lentrée sur son territoire, le séjour et la sortie des représentants officielles des Etats membres de lONU quels quils soient », a affirmé le porte-parole du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) Lars Knüchel, interrogé à ce propos par lATS.
Une seule restriction est possible : si la personne en cause représente une menace pour la sécurité de la Suisse, a-t-il ajouté. Selon le DFAE, M. Mortazavi a un passeport diplomatique et a pu entrer en Suisse sans visa.

