jeudi, décembre 8, 2022
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Iran: un prisonnier politique malade reçoit un soutien manifeste de l’ex-chancelier de l’Université de Téhéran

Iran: un prisonnier politique malade reçoit un soutien manifeste de l'ex-chancelier de l'Université de Téhéran

CNRI – Le physicien et prisonnier politique iranien Omid Kokabee, qui a subi une intervention chirurgicale la semaine dernière pour retirer son rein droit cancéreux, a reçu un soutien moral par l’ancien chancelier de l’Université de Téhéran.

M. Kokabee, 34 ans, et ses parents avaient averti à plusieurs reprises des diverses problématiques liées à ses conditions de santé, mais le régime des mollahs a systématiquement ignoré leurs avertissements au cours des cinq dernières années qu’il a passées derrière les barreaux.

Des groupes de défense des droits de l’homme affirment que M. Kokabee est un prisonnier d’opinion détenu uniquement pour son refus de travailler sur des projets militaires en Iran et à la suite de fausses accusations liées à ses liens scolaires légitimes avec des institutions universitaires en dehors de l’Iran.

Suite à l’opération de M. Kokabee mercredi dernier, Dr Mohammad Maleki, le premier chancelier post-révolution de l’Université de Téhéran, a dénoncé dans un message vidéo sa détention « inhumaine », qui va à l’encontre des « droits de l’homme ».

Dr Maleki a exhorté les jeunes Iraniens à « se lever et à protester contre » ces détentions d’universitaires iraniens et d’étudiants universitaires par le régime des mollahs.

M. Kokabee avait poursuivi des études postdoctorales aux Etats-Unis quand il a été arrêté en janvier 2011, alors qu’il se rendait en Iran pour rendre visite à sa famille. Il a été détenu en isolement pendant 15 mois et a été soumis à des interrogatoires prolongés, et des pressions pour faire des « aveux ».

En mai 2012, après un procès inéquitable dans le soi-disant tribunal révolutionnaire du régime où il est entendu qu’aucune preuve n’a été présentée contre lui, il a été condamné à 10 ans de prison pour avoir « des liens avec un gouvernement hostile », selon Amnesty International. Sa peine a été confirmée en appel en août 2012.

Selon des groupes de défense des droits de l’homme, les autorités iraniennes auraient indûment retardé l’accès de M. Kokabee à un traitement médical dans le passé. En 2012, après un premier examen, lors duquel on lui a detecté une tumeur, M. Kokabee a reçu son autorisation pour être transféré de l’hôpital de la prison vers une clinique de santé pour des examens médicaux critiques, avec du retard.

Dans une lettre ouverte écrite de prison en avril 2013, M. Kokabee a déclaré: « au cours des interrogatoires qui ont été menées en isolement, tandis que toute la communication avec ma famille et le monde extérieur m’avait été coupée, et pendant que j’étais constamment mis sous pression et menacé, en recevant des nouvelles de l’état physique et mental horrible de ma famille, on m’a continuellement demandé de rédiger les différentes versions de mon histoire personnelle après 2005 ».

Omid Kokabee a également dit que, depuis qu’il a été diplômé de l’université en 2005, il avait été « invité à plusieurs reprises à travailler en tant que scientifique et directeur technique pour les projets militaires et de renseignement ». Cela comprenait l’admission à un programme de doctorat avec un parrainage complet par l’Organisation de l’énergie atomique iranienne. Il a refusé toutes ces invitations.

M. Kokabee a reçu le Prix Andrei Sakharov par l’American Physical Society en 2013, pour « son courage en refusant d’utiliser ses connaissances de la physique pour travailler sur des projets qu’il jugeait dangereux pour l’humanité, face à l’extrême pression physique et psychologique. »

 

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