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Iran : Un jeune exécuté malgré l’appel à la clémence

Image CNRI, 13 décembre – Amnesty International USA a exprimé son indignation dans un communiqué sur l’exécution d’un jeune accusé d’avoir commis un crime avant ses 18 ans :

 

AMNESTY INTERNATIONAL
Communiqué public
AI Index: MDE 13/078/2005 (Publique)
Informations de Service No: 341

13 décembre 2005

Iran : Un délinquant juvénile exécuté malgré les appels pour la clémence
Amnesty International, est indigné qu’une fois de plus l’Iran ait exécuté un délinquant juvénile, condamné pour un crime qu’il avait avant l’âge de 18 ans.

Amnesty International, est indigné qu’une fois de plus l’Iran ait exécuté un délinquant juvénile, condamné pour un crime qu’il avait avant l’âge de 18 ans.

Rostam Tajik, un Afghan âgé de vingt ans, a été exécuté en public à Ispahan le 10 décembre – paradoxalement pour la journée marquée par l’ONU de journée mondiale des droits de l’homme. Il a été condamné au talion par la branche 9 du tribunal général d’Ispahan pour le meurtre d’une femme,  Nafisseh Rafi’i, en mai 2001, alors qu’il était âgé de 16 ans. La condamnation a été confirmée par la cour suprême.

Selon le journal iranien, Keyhan, Rostam Tajik, un apprenti du mari de Nafisseh  Rafi’i, est rentré dans la maison du couple pour la cambrioler. Mais une fois à l’intérieur il l’a tuée et a égorgé sa petite fille âgée de 11 ans, dont les hurlements ont alerté les voisions. Rostam Tajik s’est enfui et les voisins ont amené la fille à l’hôpital pour recevoir des traitements qui lui ont sauvé la vie. Rostam Tajik s’est enfui à Qazvine, situé à l’ouest de Téhéran, mais a été arrêté plus tard.

 

Le 9 décembre,  Philip Alston, le rapporteur des Nations Unies sur les droits de l’homme, plus précisément sur des exécutions arbitraires, sommaires et extrajudiciaires, a demandé aux autorités iraniennes de ne pas procéder à l’exécution.

Le Rapporteur Spécial a dit, « a un moment ou virtuellement tous les autres pays au monde ont fermement et clairement renoncé à l’exécution des personnes pour des crimes commis quand elles étaient encore mineurs, l’attitude iranienne est particulièrement inacceptable … C’est d’autant plus surprenant que non seulement  l’obligation d’interdire ce genre d’exécutions est claire, mais le gouvernement iranien lui-même a déclaré qu’il arrêterait cette pratique.

Comme un Etat adhérant aux principes de la Convention internationale sur les droits civils et politiques  et la convention sur les droits de l’enfant (CDE), l’Iran a entrepris de ne exécuter personne pour un crime commis avant l’âge de 18 ans.

Néanmoins, l’Iran a exécuté au moins huit délinquants juvéniles cette année, dont deux étaient âgés de moins de 18 ans quand ils ont été exécutés. Le comité de l’ONU sur les droits de l’enfant, qui contrôle les engagements des Etats signataires du CDE , a appelé l’Iran en janvier 2005 d’arrêter toutes les exécutions de personnes ayant commis des crimes alors qu’ils étaient encore mineurs, et d’abolir la peine de mort dans de tels cas.

Le comité a dit qu’il déplorait le fait que l’Iran continuait les exécutions même après avoir ratifié le CDE, notamment avec l’exécution d’Iman Farokhi, pour un crime commis alors qu’il était âgé de 17 ans, le jour même de l’examen par le comité du deuxième rapport périodique sur l’Iran.  

Une loi qui devrait interdire l’utilisation de la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs est en examen depuis quatre ans, mais n’a pas été encore ratifiée. Les responsables du gouvernement ont aussi fait une distinction entre le meurtre ( dont la peine est le qisas) et d’autres crimes sanctionnés de la peine de mort, indiquant que même si la loi est ratifiée, cette législation n’arrêterait pas les exécutions de personnes mineures au moment de leur crime. Amnesty International, appelle le gouvernement iranien à prendre les mesures nécessaires, comme une mesure d’urgence, pour s’assurer que personne en Iran ne soit condamné à mort pour un crime, y compris le meurtre commis avant leur majorité.

L’Iran a exécuté au moins cinq autres personnes depuis début de décembre.

 

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