mardi, décembre 6, 2022
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Iran : « Si le cyberspace n’est pas contrôlé, ce sera à nouveau problématique pour le régime »

Iran : "Si le cyberspace n’est pas contrôlé, ce sera à nouveau problématique pour le régime"

Ahmad Jannati, Sadegh Larijani et Ahmad Khatami, trois religieux de haut rang et proches du Guide Suprême des mollahs, ont déclaré que les récentes manifestations populaires contre la dictature étaient « directement liés au cyberespace ».

Ahmad Jannati, président de l’Assemblée des experts (religieux) du régime iranien, a évoqué à Téhéran la tenue d’une réunion des « experts du cyberespace » en présence d’Ali Khamenei « afin de prendre les mesures nécessaires pour combattre le rôle néfaste que peut avoir Internet pour la paix et la sécurité de la société».

De son côté Ahmad Khatami, imam de la prière du vendredi à Téhéran et porte-parole de l’Assemblée des experts, a déclaré : « si cet espace est libéré, cela sera à nouveau problématique pour le pays ».

Sadegh Larijani, chef de l’appareil judiciaire, a pour sa part déclaré lors d’une réunion avec les responsables de l’appareil judiciaire et des procureurs, le 25 janvier : « Le cyberespace dans notre pays, tel qu’il est géré aujourd’hui, est 100% contre la sécurité nationale (…) Les ennemis peuvent obtenir des informations diverses de l’intérieur de notre pays, et en fonction du goût du public, ils répandent une multitude de rumeurs et agissent contre l’Etat et sa sécurité (…) Nous n’avons jamais voulu fermer le cyberespace, mais nous disons que nous devons créer notre propre sentier sûr pour que nos citoyens puissent faire un choix. »

Evoquant la réunion du Conseil suprême du cyberespace avec Khamenei, le chef du pouvoir judiciaire a souligné : « Ce problème doit être résolu dans les plus brefs délais, et à côté de cela, tous les dispositifs de sécurité sont nécessaires pour faire face aux branches locales qui coopèrent avec les ennemis à l’étranger dans le cyberespace. »

Ahmad Khatami a déclaré aux journalistes que les membres de l’Assemblée d’experts ont mis en garde contre les récents troubles : « Nous devons veiller à ce que de tels cas (troubles) ne se reproduisent pas. Tous les participants à la réunion (de la Commission de l’Assemblée des experts) étaient inquiets concernant le cyberespace et ont explicitement déclaré que les instigateurs de la récente tourmente étaient des séditieux du cyberespace. Si cet espace est libéré, cela sera à nouveau problématique. Les responsables doivent veiller à cela ».

A la suite des manifestations récentes en Iran, les autorités du régime iranien ont qualifié Telegraph et Instagram de « menace à la sécurité nationale » en raison de l’utilisation de ces réseaux sociaux par les manifestants. Ces derniers ont été bloqués par le régime, avant d’être débloqué à la suite des pressions.

Le gouvernement américain a pour sa part annoncé de nouvelles sanctions ciblant des responsables et entités du régime, notamment le Conseil suprême du cyberespace du régime, le Cendre de cyberdéfense des Gardiens de la révolution (pasdaran) et plusieurs autres entités, en raison de leur rôle dans la limitation de l’accès des utilisateurs iraniens à Internet et aux médias internationaux.

Citant l’Institut national de recherche sur le cyberespace, l’agence de presse officielle Mehr a rapporté qu’au cours de la période du 14 au 22 janvier, plus de 10.000 chaînes persanes ont été créées sur Telegram.

Sur la base de ces statistiques, le nombre de chaînes créées sur Telegram est passé de 743 000 chaînes fin décembre à 754 000 chaînes en janvier. Entre 264 mille et 347 chaînes sont mises à jour quotidiennement.

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