CNRI – A la veille de lanniversaire de la révolution anti-monarchiste du 11 février, des familles et sympathisants de la résistance iranienne poursuivent leur sit-in de plus de 190 jours devant le Haut Commissariat pour les Réfugiés de lONU à Genève.
Cette action est organisée en soutien au droit dasile des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI), le principal mouvement dopposition iranien, à la Cité dAchraf en Irak. Le régime iranien na de cesse depuis trois ans de se débarrasser de son opposition pour parachever son occupation de lIrak et y asseoir son pouvoir intégriste.
Dans cette optique il fait pression sur le gouvernement irakien pour quil expulse de ce pays lOMPI et quil exerce de multiples pressions inhumaines, comme la coupure des vivres, de leau, des médicaments, du carburant et de lélectricité.
Réfugiés politiques en Irak depuis vingt ans, les membres de lOMPI jouissent du droit dasile et du statut de « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Le régime iranien fait également pression pour que ce statut de réfugiés politiques ne soit pas réaffirmé, doù cette action des parents et proches des résistants iraniens à Genève depuis sept mois devant le HCR à Genève.
Mercredi 7 février, Mme Verena Graf, présidente de la Ligue internationale pour les droits et la libération des peuples (LIDLIP), sest rendue sur les lieux de la manifestation pour exprimer sa solidarité.
Dans son intervention devant les partisans de la résistance, elle a rappelé que cela faisait des années quelle se trouvait à leurs côtés et que cétait leur détermination qui lavait poussée à venir les encourager. Elle a souligné quelle savait que parmi les manifestants se trouvaient des personnes ayant de la famille à la Cité dAchraf.
Elle a ajouté que la lutte quil menait avait besoin de bravoure et de motivation et quelle savait depuis longtemps quils ne manquaient ni de courage, ni de volonté.
Elle a poursuivi il était catastrophique à ses yeux que les manifestants dussent faire la preuve de leur droit à lasile politique, ce qui était des plus regrettable.
La LIDLIP a pour but de défendre les droits et la liberté des peuples pour quil puisse déterminer leur destin, a-t-elle précisé. Mais elle a reconnu navoir jamais connu pareille situation de devoir défendre des personnes qui sont réfugiées politiques.
Mme Graf a évoqué le Pr. Kazem Radjavi quelle a connu personnellement et les actions quelle a menées avec lui devant le siège des Nations Unies, avant son assassinat à Genève en 1994 par des terroristes envoyés de Téhéran. A lépoque, a-t-elle dit, il sagissait de défendre les violations des droits de lhomme et linjustice.
Elle a assuré les manifestants que tant que leur mouvement durera, la LIDLIP se tiendra à leurs côtés. Elle a rendu hommage à leur courage et les a remercié davoir montré aux Suisses ce bel exemple de combat.

