
Des images provenant de tout l’Iran en juin 2026 montrent des unités de résistance de l’OPMI brandissant des pancartes et affichant des images des dirigeants de la Résistance iranienne dans diverses villes.
Au cours de la semaine du 7 au 14 juin 2026, l’Iran a connu une contestation interne hautement coordonnée contre la campagne d’exécutions du régime, menée par les unités de résistance de l’OPMI et des détenus politiques. Des opérations de cellules anti-régime dans les grandes villes jusqu’à une grève de la faim massive touchant 56 prisons, la résistance interne a directement défié la répression exercée par Téhéran au lendemain du soulèvement. Opérant malgré des coupures d’Internet localisées et des milliers d’arrestations récentes ordonnées par l’État, ces réseaux clandestins ont réussi à synchroniser des actions à l’échelle nationale, mettant en lumière la crise interne de contrôle social que traverse le régime.
13 juin 2026
Pour marquer le 45e anniversaire de la résistance du 20 juin, les unités de résistance de l’OPMI ont lancé des opérations coordonnées à Téhéran, Machhad, Karaj, Ispahan et Chiraz. En contournant les périmètres de sécurité stricts, des cellules clandestines ont distribué des tracts de la résistance et affiché des slogans anti-régime célébrant la Journée des martyrs et des prisonniers politiques, la fondation de l’Armée de libération nationale ainsi que des étapes clés de l’organisation interne.
https://.com/afchine_alavi/status/2065459087534358899?s=20
12 juin 2026
À Zahedan, des unités de résistance ont mené une campagne publique d’affichage rejetant ouvertement tant le régime des mollahs qu’un retour à la monarchie. Les militants ont placardé des messages tels que « De Zahedan à Téhéran, mort à l’oppresseur, qu’il s’agisse du Shah ou du Guide », affirmant une ligne politique ferme contre toute forme de dictature. Cette mobilisation a eu lieu alors même que les forces de sécurité de l’État annonçaient 6 500 arrestations à travers le pays, dont 567 personnes présumées liées à l’OPMI (PMOI).
Parallèlement, la prisonnière politique Parisa Kamali a fait parvenir clandestinement un message audio depuis la prison centrale de Yazd, condamnant les exécutions systématiques perpétrées par le régime. Alors qu’il purge une peine de huit ans et demi de prison, Kamali a exigé l’annulation immédiate des condamnations à mort prononcées à l’encontre de ses codétenus — notamment Mohammad Javad Vafaei Sani, Farshad Etemadifar, Alireza Merdasi, Masoud Jamei et Reza Abdali — tout en rendant hommage à des prisonniers tels que Vahid Bani-Amerian, Mohammad Taghvi et Pouya Ghobadi.
9 juin 2026
Le champion de boxe Mohammad Javad Vafaei Sani a fait parvenir un message clandestin depuis la prison de Vakilabad, à Machhad, après avoir été condamné à mort pour la troisième fois ; il y réaffirme son soutien à l’OMPI (MEK) et à la résistance active.
Parallèlement, les prisonniers politiques ont entamé la 124e semaine consécutive de la campagne « Les mardis non aux exécutions », menant des grèves de la faim dans 56 établissements pour protester contre les 49 pendaisons effectuées depuis la fin du mois de mai. À la prison de Lakan, à Rasht, la condamnation à mort de Yaghoub Derakhshan, sympathisant de l’OMPI, a été confirmée lors de procès-spectacles tenus par visioconférence, sans assistance juridique. Dans la prison surpeuplée de Sheiban, à Ahvaz — confrontée à de graves pénuries d’eau —, les détenus Farshad Etemadifar, Alireza Merdasi, Masoud Jamei et Reza Abdali étaient menacés d’une exécution imminente, tandis que de nouvelles condamnations à mort étaient prononcées contre Hassan Maslavi, Yasin Shahbakhsh et Ali Kamali. Les prisonniers en grève ont publié une déclaration commune soutenant les récentes manifestations étudiantes contre les injustices dans le système éducatif. Selon les données de suivi du mouvement, cette grève de la faim coordonnée s’est déroulée simultanément dans les prisons d’Evin, Ghezel Hesar, Karaj Central, Fardis Karaj, Grand Téhéran, Qarchak, Khorin Varamin, Chubindar Qazvin, Ahar, Arak, Langerud Qom, Khorramabad, Borujerd, Yasuj, Asadabad Ispahan, Dastgerd Ispahan, Sheiban Ahvaz, Sepidar Ahvaz, Nezam Shiraz, Adelabad Shiraz, Firuzabad Fars, Dehdasht, Zahedan, Borazjan, Ramhormoz, Behbahan, Bam, Yazd, Kahnuj, Tabas, Birjand Central, Mashhad, Gorgan, Sabzevar, Gonbad-e Kavus, Qaemshahr, Rasht, Rudsar, Haviq Talesh, Ezbaram Lahijan, Dizel Abad Kermanshah, Ardabil, Tabriz, Urmia, Salmas, Khoy, Naqadeh, Miandoab, Mahabad, Bukan, Saqqez, Baneh, Marivan, Sanandaj, Kamyaran et Ilam.
Conclusion
L’ampleur des actions menées à l’intérieur du pays révèle que la stratégie de Téhéran, fondée sur des exécutions de masse, n’est pas parvenue à paralyser la contestation interne née du soulèvement de janvier 2026. Au contraire, elle a consolidé une structure de résistance à deux fronts : tandis que les réseaux extérieurs opèrent librement à l’étranger, les réseaux internes parviennent activement à contourner les coupures d’Internet et la répression sécuritaire sévère sur le terrain. Cette double dynamique met en évidence une impasse irréversible pour le pouvoir clérical, démontrant que sa survie repose entièrement sur une machine de terreur qui ne parvient plus à dissuader la résistance organisée.

