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Exécution sauvage en public des insurgés Abolfazl Sepahi, 24 ans, et Amirhossein Safari, 27 ans, à Ispahan

Exécution sauvage en public des insurgés Abolfazl Sepahi, 24 ans, et Amirhossein Safari, 27 ans, à Ispahan

• Accusés de « guerre contre Dieu » pour avoir dégainé une d’arme, porté atteinte à la sécurité de l’État, incendié un commissariat et participé à la mort de quatre agents de sécurité
• La foule invective les bourreaux aux cris de « Ordures ! ordures ! ». Assaut des forces de répression et tirs de gaz lacrymogènes contre les manifestants
• Appel de Maryam Radjavi à une action urgente pour sauver les prisonniers politiques condamnés à mort, en particulier les huit autres détenus du soulèvement de janvier à Ispahan

Aux premières heures de ce 28 juillet 2026, les bourreaux des mollahs ont commis un crime d’une extrême brutalité en procédant, en public sur la place Alikhani à Ispahan, à la pendaison d’Abolfazl Sepahi Badjani, 24 ans, et d’Amir-Hossein Safari Hosseinabadi, 27 ans, deux courageux insurgés du soulèvement de janvier. Par cette exécution, le régime entendait instaurer un climat de terreur afin d’empêcher un nouveau soulèvement populaire.

Craignant la réaction populaire, les forces répressives avaient été déployées dans les rues et sur les toits des bâtiments environnants. Cependant, les gens rassemblés ont manifesté leur indignation en leur criant : « Ordures ! ordures ! » Les forces répressives ont alors chargé la foule et tiré des gaz lacrymogènes pour la disperser.

Le pouvoir judiciaire du régime accuse les deux jeunes insurgés de « guerre contre Dieu pour avoir dégainé une arme, corruption sur terre pour avoir commis des actes ayant gravement perturbé l’ordre public et la sécurité du pays ». Ils sont également accusés d’avoir participé à la mort de « quatre membres des forces de sécurité, d’avoir détenu des armes à feu et des cocktails Molotov, incendié un commissariat et bloqué des rues. » (Agence Mizan, 28 juillet 2026).

Dans l’affaire dite du « dossier de la place Alikhani », la justice du régime a condamné à mort douze insurgés arrêtés lors du soulèvement de janvier, les tenant pour responsables de la mort de quatre agents des forces de sécurité qui avaient activement participé à la répression du mouvement. Auparavant, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi, également poursuivis dans cette affaire, avaient été exécutés. Le 19 juillet 2026, la Résistance iranienne avait mis en garde contre l’exécution imminente de ces insurgés et appelé la communauté internationale à intervenir d’urgence pour empêcher ces pendaisons.

L’instruction de ce dossier a été menée devant les tribunaux révolutionnaires du régime par les juges Mohammad Barati-Darcheh et Mohammad Reza Tavakkoli. Les accusés ont été privés du droit de choisir librement leur avocat et même leurs avocats commis d’office n’ont pas eu accès au dossier.

Les huit autres prisonniers condamnés à mort sont : Alireza Sepahi, 24 ans ; Gha’em Hosseini, 20 ans ; Shervine Bagherian, 18 ans ; Amirhossein Ebrahimi Analoucheh, 19 ans ; Amir-Hossein Maleki, 19 ans ; Ali Dashti, 19 ans ; Abolfazl Ebrahimi, 18 ans ; et Alireza Raïssi, 21 ans.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré : Par ce crime barbare en public et par les exécutions répétées de jeunes membres des Moudjahidine du peuple (OMPI) et d’insurgés courageux, la dictature religieuse tente désespérément d’empêcher l’explosion de la colère populaire et l’extension des manifestations. Mais cela ne fait que renforcer la détermination des jeunes insurgés à renverser ce régime sanguinaire.

Mme Radjavi appelle une nouvelle fois les Nations unies, l’ensemble des instances de défense des droits humains, ainsi que l’Union européenne et ses États membres, à condamner fermement ce crime barbare et à prendre des mesures urgentes et efficaces pour mettre un terme à la machine d’exécutions et de répression du régime des mollahs. Elles les exhorte à sauver les prisonniers politiques condamnés à mort, en particulier les huit autres jeunes condamnés à Ispahan.

Selon elle, le silence et l’inaction de la communauté internationale constituent un feu vert donné au régime pour poursuivre et intensifier les exécutions et les massacres. Elle estime que le dossier des crimes de ce régime doit être renvoyé devant le Conseil de sécurité des Nations unies et que ses dirigeants doivent répondre de crimes contre l’humanité devant la justice.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 juillet 2026