
Intervenant lors du Sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris le 21 juin, l’ambassadeur Robert Joseph a soutenu qu’il est impossible d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire sous la dictature actuelle, faisant du soutien au CNRI et d’un changement de régime de l’intérieur une nécessité absolue pour la sécurité mondiale. L’ambassadeur Joseph a condamné les restrictions françaises imposées au rassemblement des opposants iraniens, comparant la lutte de l’opposition pour une république démocratique aux principes historiques de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. Il a salué les immenses sacrifices du peuple iranien et le courage des unités de résistance présentes sur le terrain, en première ligne.
Se concentrant largement sur la crise nucléaire, l’ambassadeur Joseph a averti que le risque de voir le régime acquérir une arme nucléaire est plus élevé que jamais. Il a qualifié les stratégies diplomatiques occidentales de « folie dangereuse », affirmant que la possession de l’arme nucléaire est inscrite dans l’ADN du régime et que les mollahs violeront inévitablement tout accord qu’ils signeront. L’ambassadeur Joseph a souligné que la politique traditionnelle d’endiguement a échoué, car le régime prend régulièrement l’économie mondiale en otage via des points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz et n’utilise les négociations que pour gagner du temps.
En conclusion, l’ambassadeur Joseph a affirmé que la menace nucléaire ne peut être résolue par la négociation ; elle ne peut être éliminée qu’en mettant fin à la dictature religieuse. Il a appelé les gouvernements occidentaux à changer de paradigme et à soutenir activement la résistance organisée. En soutenant le plan en dix points de Maryam Radjavi pour une république laïque, a soutenu l’ambassadeur Joseph, la communauté internationale répond à la fois à un impératif moral et à la seule stratégie efficace pour garantir la sécurité mondiale.
Voici des extraits du discours de l’ambassadeur Robert Joseph :
Madame Radjavi, merci pour votre vision et pour votre leadership à la tête d’une cause grande et historique. Vous êtes une véritable source d’inspiration.
Non seulement pour notre génération, mais aussi pour la suivante et celle d’après — pour ceux qui vivront, à coup sûr, dans un Iran libre.
J’adresse mes salutations les plus chaleureuses à toutes les femmes et à tous les hommes courageux d’Ashraf 3.
La visite que j’y ai effectuée il y a quelques années reste gravée dans ma mémoire. Toutes les personnes avec qui je me suis entretenu avaient fait l’expérience du sacrifice personnel, qu’il s’agisse d’emprisonnement, de torture ou de la perte d’un membre de leur famille.
Pourtant, tous étaient tournés vers l’avenir, vers un avenir meilleur pour leurs familles et leurs compatriotes.
Et à ceux qui sont en première ligne, aux membres des Unités de résistance : je vous salue. Que Dieu vous protège. Vous l’emporterez.
Je souhaiterais aborder la question du nucléaire, mais auparavant, je tiens à m’associer aux opinions exprimées concernant la décision du tribunal français de priver nos partisans de leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et de réunion.
Cette décision a trahi les principes mêmes invoqués dans les documents judiciaires, notamment ceux de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
C’est un document remarquable qui a résisté à l’épreuve du temps. Il a été rédigé par La Fayette, héros des deux mondes, à l’écoute de son ami américain Thomas Jefferson.
Ces deux hommes ont joué un rôle prépondérant dans la lutte pour notre propre indépendance — l’un par l’épée, l’autre par la plume — afin de bâtir une république démocratique ; c’est le même objectif que nous visons pour l’Iran.
Alors que nous approchons du 250e anniversaire de la fondation de mon pays, le mois prochain, on peut ressentir l’immense fierté de mes concitoyens pour une nation qui a servi de modèle et de source d’inspiration à une grande partie de l’humanité.
En conclusion : le risque que le régime se dote de l’arme nucléaire est aujourd’hui plus élevé qu’auparavant.
Posséder l’arme nucléaire est inscrit dans l’ADN de ce régime. Alors, que faire ?
La réponse est simple : nous devons soutenir le peuple iranien en soutenant la résistance organisée.
Tel est notre appel à l’action. Nous devons saisir l’instant et changer de paradigme. Nous devons œuvrer pour convaincre nos gouvernements d’agir comme il se doit et d’accepter le plan en dix points comme la vision juste et la voie à suivre pour l’avenir de l’Iran.
Soutenir le plan en dix points constitue à la fois un impératif moral et le seul moyen efficace d’atteindre nos objectifs de sécurité nationale.
Si nous ne parvenons pas à faire face à la menace nucléaire, la noble cause d’un Iran libre en pâtira, car rien n’encourage davantage le fléau de la politique d’apaisement qu’un État voyou doté de l’arme nucléaire.
Permettez-moi donc de conclure par cinq « non » et trois « oui ».
Non à un Iran doté de l’arme nucléaire.
Non à la théocratie.
Non à la monarchie.
Non aux exécutions et non à l’apaisement.
Oui à la liberté.
Oui à la démocratie et oui au Plan en dix points.
Merci beaucoup.

