
Le Conseil national de la Résistance iranienne a tenu sa session les 26 et 27 juin 2026, en présence de Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI pour la période de transition visant à transférer la souveraineté au peuple iranien. Plusieurs représentants des communautés iraniennes de divers pays ont assisté à la première journée de la session en tant qu’observateurs.
Session de deux jours du Conseil national de la Résistance iranienne
La séance a passé en revue la situation économique et sociale au sein du pays enchainé ainsi que les conditions de vie du peuple iranien.Elle a conclu que, bien que le régime tente de contenir les griefs… pic.twitter.com/tnzNCZ08SX
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) June 29, 2026
Dans son allocution d’ouverture, Mme Radjavi a félicité le CNRI pour le 45e anniversaire de sa fondation et a déclaré : La dictature de Reza chah et de son fils, qui a duré 57 ans, s’est poursuivie à travers trois coups d’État, des interventions étrangères, la répression des libertés et l’injustice, jusqu’à ce qu’elle soit renversée par la révolution antimonarchique du peuple iranien. Khomeiny et Khamenei ont eux aussi pris le pouvoir en détournant la direction de la révolution de 1979, en monopolisant le pouvoir et en réprimant. Cependant, malgré 48 ans d’exécutions, de massacres et de bellicisme, ce régime médiéval s’effondre aujourd’hui face à la confrontation avec le peuple iranien et sa Résistance iranienne, et sous le poids de ses défaites majeures.
Mme Radjavi a souligné : La proclamation d’un gouvernement provisoire, forte de 45 ans d’expérience et portée par le slogan « Paix et liberté », signifie que le peuple iranien a acquis la capacité et la force nécessaires pour transférer le pouvoir de manière démocratique et pacifique, à ses véritables représentants élus, une fois le régime renversé.
La présidente élue du CNRI a déclaré : Comme nous l’avons déjà affirmé à maintes reprises, nous nous réjouissons de la fin de la guerre, de la fin des souffrances du peuple iranien, ainsi que de tout accord ou traité de paix. Nous insistons sur le fait que tout accord international visant à mettre fin à la guerre doit inclure l’arrêt des exécutions des prisonniers politiques et la cessation des meurtres de manifestants.
Mme Radjavi a ajouté : Ce régime n’a aucun moyen de sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve — ni de ses crises intérieures, politiques et économiques, ni du dilemme consistant à avaler le calice empoisonné d’un cessez-le-feu ou à poursuivre une guerre étrangère meurtrière. Les conséquences de la mort de Khamenei deviennent chaque jour plus évidentes, et la lutte pour le pouvoir ainsi que la crise au sein du régime s’intensifient. Or la pauvreté, l’inflation, la flambée des prix et le chômage ont rendu le mécontentement social plus explosif que jamais. Dans ces circonstances, la théocratie est plus proche que jamais d’être renversée par le peuple iranien et sa Résistance.
Les membres du CNRI ont souligné que le Sommet mondial « Iran Libre », qui s’est déroulé sur deux jours, ainsi que la manifestation, constituaient un test politique et international majeur, démontrant une fois de plus comment le CNRI, au cours de ses 45 années de persévérance et à travers les périodes les plus tumultueuses de l’histoire de l’Iran, a joué un rôle décisif et tenu bon face à toutes les formes de complot.
Ils ont souligné que ni la guerre ni la politique de complaisance ne peuvent endiguer les politiques fondamentalistes du régime iranien. L’expérience a montré que la complaisance conduit inévitablement à une guerre dévastatrice, et que toute intervention militaire étrangère, ainsi que toute tentative d’imposer une alternative depuis l’extérieur, ne mènent nulle part. Conquérir la liberté et lutter pour se libérer de la tyrannie religieuse est le droit et le devoir du peuple iranien, des femmes et des hommes épris de liberté, ainsi que des forces d’avant-garde et insurgées.
Les membres du CNRI ont ajouté que la campagne et la propagande autour du fils du chah constituent un projet sécuritaire qui, dans les faits, n’a fait que servir le régime et entraver le soulèvement et la résistance du peuple iranien. Cette clique fasciste, en organisant des bandes criminelles et en les mettant en scène sous l’emblème de la SAVAK, a révélé ses sinistres intentions.
La séance a passé en revue la situation économique et sociale au sein du pays enchainé ainsi que les conditions de vie de la population, en particulier des ouvriers, des travailleurs, des retraités, des enseignants, des infirmiers et des personnes à revenus fixes. Elle a conclu que, bien que le régime tente de contenir les griefs accumulés et la crise révolutionnaire en intensifiant la répression, en multipliant les exécutions et en instaurant un climat de terreur, il ne peut échapper à l’explosion de la colère populaire. L’heure de la bataille la plus décisive dans la confrontation principale entre le peuple et sa Résistance organisée, d’une part, et la dictature religieuse sanguinaire et délabrée, d’autre part, se rapproche de plus en plus.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 juin 2026

