
Une vague croissante de résistance clandestine et d’opérations coordonnées contre le régime a déferlé sur l’Iran durant la semaine du 19 au 26 juillet 2026, révélant une crise politique profonde pour le pouvoir clérical. Dans un contexte de guerre régionale, de luttes de pouvoir internes au sein de la hiérarchie dirigeante suite au décès d’Ali Khamenei et à l’accession contestée de son fils Mojtaba Khamenei, des réseaux d’activistes organisés, connus sous le nom d’Unités de Résistance des Moudjahidine du peuple (MEK), ont lancé des campagnes publiques de grande envergure dans des dizaines de grandes villes. Motivées par l’exécution judiciaire de Mehdi Khanaki, membre des Unités de Résistance âgé de 26 ans, et coïncidant avec des anniversaires politiques historiques, ces actions clandestines ont ouvertement défié la campagne d’intimidation du régime, révélant le profond isolement intérieur de l’État et son incapacité à réprimer la dissidence par des exécutions de masse.
25 juillet 2026
En défiant directement l’autorité de l’État, les Unités de Résistance se sont mobilisées à travers Zahedan pour commémorer les exécutions massives de prisonniers politiques de 1988 et l’anniversaire de l’Opération Lumière Éternelle. Des militants ont déployé de grandes banderoles et pancartes dans l’espace public, établissant des parallèles entre la résistance historique et l’activité anti-régime actuelle. Des slogans affichés en évidence dans toute la ville affirmaient que l’esprit de résistance restait vivace dans tout le pays, condamnant directement le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour les violences qu’il commet.
24 juillet 2026
Suite à l’exécution par l’État de Mehdi Khanaki, diplômé en droit et membre des Moudjahidine du peuple (MEK), les Unités de résistance ont organisé des hommages publics coordonnés et des opérations anti-régime à Téhéran, Karaj, Mashhad, Shiraz, Kermanshah, Bandar Abbas et Ahvaz. À Téhéran et Karaj, des militants ont déposé de grandes couronnes commémoratives et affiché des messages adressés directement aux dirigeants du régime, les avertissant que les pendaisons cautionnées par l’État provoqueraient des représailles. À Mashhad, des graffitis ont été peints dans l’espace public, affirmant que la poursuite des exécutions témoigne de la terreur que le régime inspire à un soulèvement populaire. Parallèlement, à Kermanshah, Shiraz, Bandar Abbas et Ahvaz, des militants ont distribué des tracts et affiché des pancartes appelant à l’abolition de la peine capitale, exigeant la libération de tous les prisonniers politiques et exhortant la population à rejoindre les réseaux de résistance organisés.
Echoes of 1952: How PMOI resistance units keep Mossadegh’s uncompromising spirit alive https://t.co/F77mmlY2s6
— People’s Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) July 21, 2026
22 juillet 2026
Le régime a exécuté Mehdi Khanaki, âgé de 26 ans, à l’aube, après des mois de tortures physiques et psychologiques à Karaj. Khanaki était recherché par les forces de sécurité depuis sa participation aux manifestations nationales de janvier 2026, avant d’être arrêté en février. Sa mort à Karaj a immédiatement provoqué une vive réaction des réseaux militants à travers le pays. À Téhéran, des manifestants ont mené des actions de rue périlleuses, brandissant des pancartes tenant Mojtaba Khamenei personnellement responsable de l’exécution et promettant une riposte rapide aux violences d’État.
21 juillet 2026
À l’occasion de l’anniversaire du soulèvement historique du 21 juillet 1952 (30 Tir), les Unités de Résistance ont orchestré une campagne opérationnelle coordonnée dans 16 villes iraniennes. Des militants ont mené des projections visuelles, des campagnes de graffitis et déployé des banderoles publiques à Téhéran, Mashhad, Tabriz, Shiraz, Karaj, Bandar Abbas, Kermanshah, Qazvin, Gorgan, Amol, Marivan, Tabas, Hamedan, Malayer, Iranshahr et Minudasht. À Mashhad, des projections d’images à forte visibilité présentaient les dirigeants de l’opposition, accompagnées de messages appelant à une résistance inflexible contre le pouvoir monarchique et clérical. À Téhéran et Tabriz, des militants de rue ont placardé des tracts manuscrits et tagué des slogans sur les murs, réclamant explicitement la chute de la dictature cléricale absolue. Des actions similaires à Gorgan, Amol, Marivan, Tabas, Hamedan, Malayer, Iranshahr et Minudasht ont établi un lien entre la lutte anticoloniale de 1952 pour la démocratie et les revendications actuelles en faveur d’une république démocratique.
Resistance Units commemorate PMOI martyr Mehdi Khanaki, shatter regime’s campaign of terror https://t.co/AfeIwozYZq
— People’s Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) July 25, 2026
La propagation rapide et la grande visibilité de ces activités clandestines durant la semaine du 19 au 26 juillet 2026 mettent en lumière une impasse stratégique fondamentale au sein du régime iranien. Depuis des décennies, l’establishment clérical s’appuie sur la peine capitale et la terreur systémique comme principaux instruments pour imposer la conformité sociale et neutraliser la dissidence politique. Toutefois, la vague de résistance nationale immédiate qui a suivi l’exécution de Mehdi Khanaki démontre que cette doctrine de la peur a atteint un seuil de rendement décroissant. Loin de dissuader la population, la violence d’État accélère activement la mobilisation de réseaux de jeunes organisés à travers divers pôles géographiques. Loin de témoigner d’une force ou d’une stabilité interne sous l’autorité encore incertaine de Mojtaba Khamenei, le recours massif du régime à la potence reflète un système autocratique acculé, incapable d’offrir un changement politique ou de répondre aux griefs de la population, et de plus en plus vulnérable face à une résistance intérieure organisée.

