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L’ancien Premier ministre italien Paolo Gentiloni désigne le CNRI comme la seule solution pour la liberté de l’Iran

L'ancien Premier ministre italien Paolo Gentiloni désigne le CNRI comme la seule solution pour la liberté de l'Iran
L’ancien Premier ministre italien et commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni, s’exprime lors d’une conférence internationale à Rome le 17 juillet 2026.

Lors d’une conférence internationale tenue à Rome le 17 juillet 2026, Paolo Gentiloni — ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Italie, ainsi qu’ancien commissaire européen — a souligné que ni une intervention militaire étrangère, ni la diplomatie traditionnelle, ni les sanctions internationales ne peuvent, à elles seules, résoudre la crise en Iran. Évoquant les tentatives diplomatiques passées telles que le JCPOA, M. Gentiloni a fait remarquer que les cadres précédents n’avaient pas permis d’aboutir à un changement durable. Par ailleurs, bien que les sanctions économiques affaiblissent le régime, elles demeurent un outil insuffisant si elles sont utilisées isolément.

S’attaquant aux idées reçues, M. Gentiloni a fermement rejeté l’idée selon laquelle les récentes frappes militaires étrangères auraient renforcé le soutien de la population aux mollahs au pouvoir. Il a au contraire affirmé que les fondations du régime avaient été gravement ébranlées, créant un véritable vide de pouvoir et déstabilisant davantage sa direction. Il a insisté sur le fait que l’opinion publique européenne ne devait pas laisser le rejet des interventions militaires étrangères ou des figures politiques extérieures susciter de la sympathie pour le régime répressif de Téhéran.

En conclusion, M. Gentiloni a soutenu que la véritable voie à suivre se situait au-delà de la guerre et des ingérences extérieures, reposant fermement entre les mains du peuple iranien et de sa résistance organisée. Apportant son soutien au Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), il a appelé la communauté internationale et les dirigeants européens à offrir un soutien solide et actif à cette alternative démocratique. Il a conclu en affirmant que renforcer la résistance intérieure et soutenir le programme du CNRI représentait la seule véritable voie vers l’instauration d’un Iran laïc, démocratique et libre.

Voici des extraits du discours de Paolo Gentiloni :

« Eh bien, merci. Excellences, chers collègues, Mesdames et Messieurs.

Tout d’abord, permettez-moi de remercier Mme Rajavi et le Conseil national de la résistance pour cette invitation. Je pense que cette réunion d’aujourd’hui arrive à point nommé, car nous vivons un moment où il est très important d’être ici, aux côtés d’amis européens et italiens, pour souligner que ce qui se passe actuellement en Iran laisse la porte ouverte à une alternative, à une résistance, au peuple iranien, et non seulement à la guerre et à la destruction.

Il est donc très important que nous nous réunissions aujourd’hui, en ces temps précis. » Je pense que nous devons faire preuve d’une grande clarté dans l’analyse de cette situation. Tout d’abord, bien entendu, je ne considère pas que la guerre ou une « décapitation » du régime soient des moyens de résoudre la situation. Mais il faut avant tout constater qu’il existe actuellement en Iran une sorte de vide du pouvoir. Le pouvoir est plus affaibli qu’il ne l’a été depuis de très nombreuses années.

Le régime est probablement en train de changer, bien que la direction de cette évolution reste incertaine. Ce qui est clair, en revanche, c’est que l’armée et les Gardiens de la révolution jouent sans doute un rôle plus important qu’auparavant ; il est probable que le régime tentera de devenir encore plus autocratique, oppressif et dictatorial — ce qui n’est pas une mince affaire, étant donné qu’il s’agit déjà, depuis des années, d’une autocratie et d’une dictature.

Premier message, donc, à l’intention de l’opinion publique européenne et italienne : certes, la guerre a eu des conséquences, mais ne croyez pas qu’elle ait soudé le peuple iranien autour du régime ou suscité un soutien à celui-ci. C’est faux.

Deuxième point : d’où le changement peut-il venir ? Je dois dire qu’à titre personnel, j’ai moi aussi, dans une certaine mesure, partagé l’espoir — et l’illusion — concernant les solutions diplomatiques tentées par les Européens et les Américains il y a dix ans, notamment le JCPOA et tous les accords conclus par le président Obama et mon bon ami John Kerry.

C’était, à mon sens, une tentative justifiée ; je ne dis pas que c’était une folie. Je ne qualifierais pas automatiquement cette démarche de politique d’apaisement, mais force est de constater qu’elle n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, dix ans plus tard, nous devons reconnaître que cette voie diplomatique ne porte pas ses fruits et ne fonctionnera pas davantage à l’avenir.

Toutefois, la guerre ne constitue pas non plus une solution. J’ai entendu certaines voix opposées au régime en Iran réclamer la guerre, espérant qu’elle apporterait une solution. La réalité a prouvé que ce n’était pas le cas. La voie diplomatique a échoué, certes, mais la guerre — une intervention extérieure — ne constitue pas une solution pour les Européens ; pas du tout.

Quant aux sanctions, elles fonctionnent. Comme vient de le dire Guy Verhofstadt, elles devraient être renforcées dans plusieurs domaines. Mais, comme toujours, les sanctions ne constituent pas l’outil décisif pour résoudre ce type de situation.

Nous l’avons constaté avec de très nombreux pays et dans de très nombreuses situations. Nous le voyons actuellement, en tant qu’Européens, face à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine : nous savons que les sanctions affaiblissent les pays visés et que, si nous faisons preuve de fermeté dans leur application, elles n’en seront que plus efficaces.

Car il est indéniable que le malaise économique que traverse le peuple iranien — et qui a également alimenté le soulèvement de janvier dernier — découle aussi des sanctions. Ainsi, les sanctions fonctionnent — même si elles pourraient être plus efficaces —, mais elles ne constituent pas, en soi, la solution.

La solution, pourrait-on dire, est entre vos mains, entre les mains du peuple iranien, et dépend du soutien que la communauté internationale lui apporte. Il n’existe pas d’autre solution : ni la voie diplomatique, ni la guerre, ni même les sanctions.

Je suis favorable aux sanctions, mais la solution ne viendra pas d’elles. Nous devons renforcer notre soutien, et je me réjouis que le sénateur Terzi joue un rôle de premier plan au Parlement européen pour appuyer votre résistance et vos actions.

C’est là que réside la solution. Nous admirons votre pays, votre culture, votre civilisation. Je crois que nous n’oublierons pas les Iraniens qui luttent pour la liberté.

Ainsi, la liberté, la démocratie et le soutien au Conseil national de la résistance — pour ceux qui, comme moi, aiment l’Iran et ses traditions, et qui ont visité ce pays à maintes reprises — constituent, à mon sens, la voie à suivre. Il existe une voie au-delà de la guerre. Cette voie, c’est celle de la liberté et de la démocratie.

Merci.