La Tribune de Genève Par Linn Levy Six mois quils manifestent quotidiennement devant le siège du Haut-Commissariat de lONU pour les réfugiés (HCR) afin de rétablir les droits de leurs pairs. 176 jours que ces exilés iraniens, opposés au régime des mollahs, affrontent les bizarreries du climat genevois comme lindifférence des fonctionnaires internationaux.
La Tribune de Genève Par Linn Levy Six mois quils manifestent quotidiennement devant le siège du Haut-Commissariat de lONU pour les réfugiés (HCR) afin de rétablir les droits de leurs pairs. 176 jours que ces exilés iraniens, opposés au régime des mollahs, affrontent les bizarreries du climat genevois comme lindifférence des fonctionnaires internationaux.
Ces militants de lOrganisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) et leurs sympathisants ils seraient plusieurs centaines à se relayer devant le HCR dénoncent la politique répressive du gouvernement irakien à lencontre des exilés iraniens sur leur sol. Ils demandent que soit protégé le statut de réfugiés de ces quelques 4000 opposants iraniens, installés depuis vingt ans dans la cité irakienne dAchraf, une ancienne base militaire sise à la frontière avec lIran.
Depuis le mois de juillet, lactuel gouvernement irakien, majoritairement chiite, leur impose de quitter le pays pour cause d « ingérence », retirant ainsi leur statut de réfugiés politiques. « Sils sont contraints de retourner en Iran, ils risquent la mort, prévient Ali Safavi, membre de la Commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI). Il ne faut pas oublier que ces opposants sont protégés par la 4e Convention de Genève. »
Téhéran profite du fait que lorganisation des Moudjahidine est considérée comme un groupement terroriste depuis 1997 par les Etats-Unis et depuis 2002 par lUnion européenne. « Il sagissait alors pour ces puissances occidentales douvrir le dialogue avec le gouvernement Khatami . » Or, le 12 décembre dernier, la Cour européenne de justice a estimé quil fallait retirer lOMPI de cette liste de terroristes.
A Genève, les manifestants demandent donc au HCR de sortir enfin du silence. « Depuis le début, nous avons bénéficié dun important élan de solidarité », souligne Hamid Assadollahi, un manifestant venu de Paris. Hier, des parlementaires et personnalités suisses et européennes se sont réunis pour apporter leur soutien au combat des militants de lOMPI.

