
Dans une position politique majeure contre la politique expansionniste de Téhéran, la majorité du Parlement jordanien a approuvé la plateforme démocratique de la Résistance iranienne, condamné l’ingérence destructrice du régime dans la région et appelé à la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste.
La déclaration commune, signée par une majorité parlementaire comprenant deux vice-présidents, douze présidents de commissions – dont ceux des Affaires étrangères, des Affaires juridiques, des Droits de l’homme, des Questions féminines et des Finances – et six vice-présidents de commissions, rallie les législateurs jordaniens à la campagne mondiale de soutien au Plan en dix points de Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).
Évoquant le rôle dangereux du CGRI dans l’instabilité régionale, la déclaration affirme : « Seule une politique de fermeté peut contenir le bellicisme du régime. L’apaisement ne fait qu’encourager son terrorisme et accélérer la menace nucléaire.»
Musa Khalaf Al-Maani, former advising minister to the Prime Minister of #Jordan: "The #Iranian people have sacrificed martyrs, endured immense hardships, faced executions and imprisonments, yet they persist in their march, boldly proclaiming: No to the Shah, no to the Mullahs!" pic.twitter.com/NNEJ1gk8Xd
— NCRI-FAC (@iran_policy) 22 mars 2024
Les signataires dénoncent le long historique d’agressions régionales du régime iranien, soulignant que la perte de terrains stratégiques au Liban, en Syrie et ailleurs n’a fait que renforcer sa détermination à s’accrocher à son idéologie de domination.
« Malgré la perte de son hégémonie au Liban, la chute rapide du dictateur syrien et son retrait d’autres fronts régionaux, le régime iranien poursuit son ingérence destructrice, car elle est liée à son identité et à sa survie », écrivent les législateurs.
La déclaration souligne également le rejet interne de la théocratie par le peuple iranien : « Par ses soulèvements, le peuple iranien a rejeté à la fois la dictature religieuse au pouvoir et l’ancienne monarchie. Il exige une république démocratique. »
Les législateurs ont souligné qu’en raison du blocage de toutes les voies d’expression politique pacifique en Iran, la communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien – et des unités de résistance affiliées au MEK – à résister à la tyrannie et à affronter le CGRI.
« Le droit du peuple iranien et des unités de résistance du MEK à résister au CGRI doit être reconnu, et le CGRI doit être qualifié d’organisation terroriste. »
Dr. Barakat Awjan, former #Jordanian Minister of Culture: "When it comes to the state that succeeded in incorporating its beliefs into the foundation of its ideology and political structure, it is Iran—the #Iran ruled by the authorities, not by the people. In this context, it's… pic.twitter.com/ylXR7iXx3k
— NCRI-FAC (@iran_policy) 22 mars 2024
La majorité parlementaire jordanienne a exprimé son soutien total à la feuille de route démocratique de Maryam Radjavi pour l’avenir de l’Iran. Son programme appelle au suffrage universel, à l’égalité des sexes, à la séparation de la religion et de l’État, à l’abolition de la peine de mort et à un Iran non nucléaire en paix avec ses voisins.
« Cette alternative démocratique représente une voie vers un Iran libre et un Moyen-Orient stable », peut-on lire dans le communiqué.
Les députés jordaniens ont également fait référence à la déclaration mondiale de juin 2024, qui a recueilli le soutien de plus de 4 000 parlementaires et de plus de 130 anciens présidents et Premiers ministres de tous bords politiques en faveur du plan de Radjavi.
« Nous nous associons à cet appel à la solidarité et au soutien », ont-ils conclu.
Alors que Téhéran continue d’attiser les troubles à l’étranger et la répression sur son territoire, la reconnaissance internationale croissante de l’alternative démocratique organisée iranienne met en lumière une vérité crue : la stratégie de survie par la violence du régime clérical est remise en cause sur tous les fronts : par son peuple, ses voisins et le monde entier.

