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« Les mollahs en Iran constituent aujourd’hui la crise la plus grave au monde » -Maryam Radjavi

CNRI – « Aujourd’hui chaque slogan de paix qui ne passe pas par le rejet du régime belliciste des mollahs en Iran, sert la guerre et trahit la paix, comme le slogan de paix avec Hitler avait servi son bellicisme. Se cacher derrière le slogan de la paix pour défendre la  politique de complaisance avec la dictature religieuse, c’est donner davantage d’occasions aux mollahs de réprimer dans le pays et d’exporter le terrorisme et le fascisme religieux à l’étranger »,  a déclaré Maryam Radjavi dans un colloque à l’Assemblée nationale.

CNRI – « Aujourd’hui chaque slogan de paix qui ne passe pas par le rejet du régime belliciste des mollahs en Iran, sert la guerre et trahit la paix, comme le slogan de paix avec Hitler avait servi son bellicisme. Se cacher derrière le slogan de la paix pour défendre la  politique de complaisance avec la dictature religieuse, c’est donner davantage d’occasions aux mollahs de réprimer dans le pays et d’exporter le terrorisme et le fascisme religieux à l’étranger »,  a déclaré Maryam Radjavi dans un colloque à l’Assemblée nationale.

Organisé par le Comité français pour un Iran démocratique, la réunion s’est déroulée le 28 novembre en présence de nombreuses personnalités du monde associatif, notamment de la Fondation Danielle Mitterrand ou de la ligue Africaine des droits de l’homme et des peuples, du barreau de Paris avec Me Bourdon et Me Stasi, et du monde politique avec des parlementaires et des personnalités de tout bord, comme François Colcombet ancien magistrat et président de la Convention pour la 6e République, le sénateur Jean-Pierre Michel, le député Gérard Charasse et bien d’autres qui sont venus tour à tour prendre la parole tout au long des trois heures qu’a duré cette réunion.

La présidente élue de la résistance iranienne s’est exprimée sur une récente victoire judiciaire et sur le danger du manque de fermeté vis-à-vis du régime des mollahs qui conduira inévitablement à une catastrophe. Voici le texte de son intervention :

Je suis heureuse de me trouver à l’Assemblée Nationale parmi vous, représentants du peuple français. Je ne suis pas venue demander quelque chose. Non, je suis venue vous parler d’un sujet d’une importance vitale pour notre époque.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une grande injustice faite en France à la Résistance iranienne. C’est le résultat d’un marchandage honteux avec le régime des mollahs et une erreur de calcul stratégique sur le rôle de la Résistance dans l’équation iranienne.

Je voudrais aussi aborder les conséquences du compromis ou de la paix avec les mollahs sous prétexte d’opposition à la guerre, même si les mollahs ont depuis longtemps déclaré la guerre à la communauté internationale. Il y a quatre ans, à la demande du régime iranien le gouvernement français de l’époque a opéré une rafle dans les bureaux du Conseil national de la Resistance iranienne à Auvers-sur-Oise, sous prétexte de terrorisme.

Il a été annoncé par la suite que le but de cette opération était de monter des dossiers judiciaires contre la Résistance iranienne pour la démanteler.

Cette année-là, la Résistance iranienne a été la cible de plusieurs attaques violentes. Elle a été taxée de secte. Pourquoi ? Parce que la répression des mollahs, les bombardements des bases de l’OMPI en Irak par les forces Américaines et britanniques, l’étiquette de terrorisme et toutes sortes de restrictions n’ont pas réussi à la démanteler.

Le crime de cette Résistance était d’opposer son unité et sa persévérance au fascisme religieux et de lutter pour la liberté.

Les partisans du régime ont critiqué les protestations des Iraniens contre la rafle du 17 juin et le marchandage avec les mollahs en disant que les immolations avaient été organisées et que leurs victimes n’avaient pas agi de leur propre volonté.
 
Deux personnes ont été accusées de provocation au suicide et ce prétexte a servi à monter des dossiers contre la Résistance. Or, la semaine dernière, le tribunal correctionnel de Paris a annulé ces accusations contre la Résistance iranienne. Dans son verdict la cour précise:
o  Rien ne prouve que ces protestations ont été organisées.
o  Il n’y a pas un seul cas d’immolation dans l’histoire de l’OMPI.
o  Il s’agit d’initiatives personnelles.
o  Les victimes survivantes ont toutes revendiqué leur liberté et écarté une influence, une incitation et encore moins une provocation au suicide.
o  Ma vive opposition avec les immolations, quand j’en ai eu connaissance, a été clairement exprimée et officiellement enregistrée.

Ce verdict est la victoire de la justice sur le marchandage, même si le parquet a fait appel. Parce que ce verdict annule les allégations de ceux qui collaborent avec les mollahs, et qui se cachent derrière l’étiquette honteuse de secte qu’ils ont collée à la Résistance iranienne. Ce verdict détruit le cœur de la campagne de diabolisation. L’étiquette de secte avait été annulée d’un point de vue politique. Cette fois avec ce jugement, elle l’est aussi d’un point de vue judiciaire.

De même, dans un verdict historique l’an dernier, la Cour européenne de justice, a également annulé l’inscription de l’OMPI de la liste du terrorisme de l’Union Européenne.
 
On voit ainsi s’effondrer complètement les bases du dossier du 17 juin 2003, cet héritage de la politique de complaisance du gouvernement précédent avec les mollahs. Plus rien ne justifie la poursuite de ce dossier. Ceux qui sont à l’origine de ce scandale  doivent présenter leurs excuses au peuple iranien et à sa Résistance, mais aussi aux Français pour avoir collaboré avec le fascisme religieux.

Mesdames et Messieurs,

Les restrictions et l’étiquette de terrorisme contre la Résistance iranienne font partie de la politique de complaisance de l’Union européenne avec les mollahs que M. Chirac a défendue. Cette politique a permis aux mollahs de progresser. Ils sont aujourd’hui au cœur de la crise la plus grave au monde : l’arme nucléaire avec le développement de l’intégrisme islamique et de son bellicisme au Moyen-Orient.

Après avoir perdu du temps pendant quatre ans sous prétexte de négociations, l’AIEA, dans son dernier rapport indique qu’elle a obtenu peu de renseignements sur les activités nucléaires actuelles du régime. Les mollahs sont aujourd’hui plus proches de la bombe qu’il y a quatre ans.
 
La politique d’apaisement avec Hitler a conduit à la deuxième guerre mondiale. Le compromis et la complaisance avec le fascisme religieux mettent en perspective une troisième guerre mondiale.

Il est évident qu’on ne peut pas comparer la situation de l’Iran à celle de l’Europe. Contrairement à l’Allemagne hitlérienne, le régime intégriste iranien qui est officiellement basé sur la suprématie du guide religieux ou l’hégémonie des mollahs à la place de la souveraineté populaire, est dans sa phase terminale.

Je mets en garde les gouvernements européens. Je leur dis : attention, c’est pour fuir cette phase que les mollahs jouent avec vous. Votre politique répète l’expérience amère de la complaisance avec Hitler dans les années 1930 qui a abouti à une guerre mondiale avec 60 millions de victimes.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Nous sommes aujourd’hui face à une grande imposture. Le régime des mollahs et ses lobbies essayent d’empêcher l’adoption d’une politique de fermeté à leur encontre sur le plan international sous couvert de l’opposition à la guerre. 

Je l’ai dit plusieurs fois : nous sommes contre une intervention militaire étrangère. Seuls le peuple iranien et sa résistance ont la capacité et la compétence de renverser ce régime religieux et de réaliser un changement démocratique en Iran. Cependant, la propagande pour la paix et le compromis avec le régime des mollahs sous n’importe quel prétexte, ne sont qu’un appel à la soumission au fascisme religieux.

Les partisans d’une fausse paix oublient volontiers que dans la pratique les mollahs ont déjà commencé la guerre. Les forces liées à la force Qods attisent la guerre en Afghanistan, au Liban, en Palestine et en Irak.

La complaisance ne peut pas mener à la paix et à la sécurité. L’Europe n’a pu arriver à la paix par la politique d’apaisement de Chamberlain, Daladier et Laval qui ont préféré fermer les yeux sur les violations du Traité de Versailles par Hitler. 

Aujourd’hui chaque slogan de paix qui ne passe pas par le rejet du régime belliciste des mollahs, sert la guerre et trahit la paix, comme le slogan de paix avec Hitler a servi son bellicisme.

Contrairement à toute la propagande, l’expérience de ces trente dernières années montre que la véritable menace face à ce régime, c’est le manque de fermeté. Ce qui encourage les mollahs, et pousse le monde au bord d’une catastrophe, c’est la politique de compromis et de complaisance.

Se cacher derrière le slogan de la paix pour défendre la  politique de complaisance avec la dictature religieuse, c’est donner davantage d’occasions aux mollahs pour réprimer dans le pays et exporter le terrorisme et le fascisme religieux à l’étranger.

Aujourd’hui il ne reste plus aucun prétexte. La politique qui voulait dominer et changer le comportement de ce régime est un échec total. Ahmadinejad incarne un militarisme dur et sans faille d’un régime (dont les gardiens de la révolution sont le pur produit.) L’inscription du ministère de la Défense des mollahs, des Gardiens de la révolution, de la force terroriste Qods, des dirigeants et des banques qui les soutiennent et les financent, dans la liste des pays de « prolifération d’armes de destruction massive nucléaire » et dans la liste des entités « du terrorisme international », est un tournant politique et stratégique des Etats-Unis qui  prennent leurs distances avec le fascisme religieux en Iran.

Cette mesure est un prélude nécessaire pour mettre fin à la politique de complaisance et soutenir le peuple iranien pour un changement de régime. Maintenant c’est au tour de l’Europe d’adopter une politique semblable. Cette classification enverra un message sérieux aux mollahs et apportera la plus grande aide à la paix tout en empêchant la guerre.

Mesdames et Messieurs,

Le monde est dans une situation très dangereuse. Les choix que nous faisons aujourd’hui vont déterminer l’avenir du monde. Il ne s’agit pas d’un luxe. Il s’agit d’un choix entre d’une part la paix et la sécurité et d’autre part une guerre catastrophique. Les dirigeants européens se trouvent aujourd’hui devant une grande épreuve. Auront-ils le courage de mettre fin à la politique de complaisance et de lever les obstacles qu’ils ont placés devant la Résistance iranienne ?

C’est la partie principale et incontournable de la crise actuelle. Aussi je leur dis: N’ayez pas peur ! La paix et la sécurité mondiale ont besoin d’une décision aussi courageuse. La France peut être le moteur de l’Europe dans l’adoption de cette décision.

Permettez-moi ici de rappeler un point. On ne peut pas comparer la situation de l’Iran à celle de l’Irak juste avant la guerre. Aujourd’hui il existe suffisamment de documents et de détails sur la manière dont le régime déversait des informations erronées et trompait la communauté internationale pour la pousser vers une guerre catastrophique, dans le but de renverser l’équilibre des forces en sa faveur afin de dissimuler ses propres projets d’armes de destructions massives.

Le peuple iranien veut le renversement de la dictature religieuse. Le peuple iranien veut la liberté, la démocratie, la séparation de la religion et de l’Etat, l’égalité des femmes et des hommes, la prospérité économique et le progrès. Il désire la coexistence avec les pays de la région et du monde. Le Conseil national de la Résistance iranienne incarne ces aspirations.

L’appel du gouvernement français à une politique de fermeté et à des sanctions plus dures contre ce régime est un pas positif. Mais ce n’est pas suffisant. La France doit se tenir aux côtés du peuple iranien et de sa Résistance. L’Europe doit soutenir la France dans cette politique

La France est connue pour le Général de Gaulle et sa résistance et non pour la trahison de Philippe Pétain. Ne permettez pas que la France reste dans l’histoire récente de l’Iran le symbole de la politique de complaisance. Mais faites qu’elle reste dans l’histoire, le symbole de la détermination face au fascisme religieux. C’est ce que mérite le pays de la liberté de l’égalité et de la fraternité.