lundi, juillet 22, 2024
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceDominique Attias : il faut mettre fin à la complaisance envers le...

Dominique Attias : il faut mettre fin à la complaisance envers le régime et soutenir la résistance iranienne

Lors du Sommet mondial pour un Iran libre 2024 à Paris, Dominique Attias, présidente du conseil d’administration de la Fondation européenne des avocats, est intervenue pour condamner la politique occidentale de complaisance à l’égard du régime iranien et apporté son soutien pour la Résistance iranienne dirigée par Maryam Radjavi.

Dans son intervention, Dominique Attias, grande amie du peuple iranien, a déclaré :
Chers amis, quelle joie d’être ici. Merci, Madame Radjavi, mais vous savez, je voulais aussi défiler dans les rues de Berlin. Je voulais aussi être à Achraf 3 avec mes sœurs – oui, je les considère comme mes sœurs. Et merci aux politiques pour leurs discours, mais je dois dire que je suis toujours en colère.

En tant que membre de la société civile, je suis en colère, et je dis « stop au chantage, stop au terrorisme des mollahs », et « oui » à la détermination et au courage des membres du CNRI face à de la veulerie du monde politique occidental, qui continue de se discréditer. Nous sommes tous ici pour dire « stop » à nos dirigeants occidentaux actuels. « Stop », mettez fin à ce chantage, arrêtez de céder à ces menaces, arrêtez de céder à la peur.

Enfin, faites preuve de courage, de courage politique, démontrez que vous avez une vision moderne et courageuse d’un monde libre. Vous, dirigeants de l’Union européenne, arrêtez de nous faire honte. La jeunesse et le peuple se détournent de l’Europe, pourquoi ? À cause de votre manque de courage et de vision politique. Comment pouvez-vous penser qu’amadouer une hyène ou un chacal en s’inclinant devant eux fonctionnera ?

Comme le disait Kathleen Porter plus tôt, suffit-il que les mollahs kidnappent un citoyen belge ou suédois pour que les décisions judiciaires n’aient plus d’importance, pour que tous les morts ne reçoivent pas justice, pour qu’ils se rendent en Iran et se pavanent, comme l’a récemment fait un terroriste libéré. Aujourd’hui, c’est un héros en Iran ; il avait été condamné à 20 ans de prison. C’est une honte, cette faiblesse est une honte.
En vous comportant ainsi, messieurs, vous encouragez le terrorisme iranien, vous devenez complices, complices de ceux qui tuent, qui sèment le chaos, complices de la tentative d’assassinat de l’ancien vice-président du Parlement européen, M. Vidal-Quadras, fidèle partisan de la résistance iranienne.

À cause de votre lâcheté, oui, de votre lâcheté, il a échappé de peu à la mort. Quand déciderez-vous enfin d’inscrire le CGRI sur la liste des organisations terroristes, comme l’ont fait les États-Unis et le Canada – bravo aux États-Unis et au Canada.

M. Pompeo l’avait déjà dit, et je le cite : « Cette mesure d’inscription du CGRI sur la liste des terroristes prive le premier État sponsor du terrorisme au monde, l’Iran, des moyens financiers nécessaires pour semer la misère et la mort dans le monde. »

Qu’attendez-vous ? Combien d’attaques supplémentaires ? De combien de morts supplémentaires avons-nous besoin ? Qu’attendez-vous pour vous inspirer des femmes de la résistance iranienne ? Leur courage et leur détermination sans faille ne faibliront pas.

Il y a cent ans, une Américaine, une femme simple, Rosa Parks, par sa détermination, a aboli la ségrégation aux États-Unis. Et les femmes iraniennes font écho aujourd’hui à ses paroles : vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites quand vous savez que c’est juste. Il est juste que vous permettiez aux Iraniens et aux Iraniennes de se libérer du joug de la terreur, la torture et la mort. Il est juste d’écouter cette résistance qui s’exprime et se bat en payant le prix du sang, qui ne cède ni ne capitule. Il est juste que le peuple iranien choisisse son avenir sans ingérence étrangère. Il est juste de ne pas fermer les yeux sur toutes ces femmes persécutées, emprisonnées, torturées depuis plus de 40 ans, qui paient le prix fort pour vouloir la liberté pour elles et leurs enfants.

Oui, une pensée pour Maryam Akbari Monfared, qui est en prison depuis 15 ans, 15 ans sans tenir ses enfants dans ses bras, 15 ans sans voir le jour. Et pourtant, elle va sortir et ils veulent la priver de tous ses biens pour qu’elle ne puisse plus vivre.

Pensez aussi à Maryam Mehrabi, emprisonnée avec ses deux enfants il n’y a pas si longtemps, le 18 juin. Quelle honte. Emprisonnéé, pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle voulait défendre son frère Moham persécuté. Pourquoi? Parce qu’il s’est exprimé sur les réseaux sociaux.

Mais de cette injustice naît la force, la force d’un peuple qui résiste en bataillons serrés dans tout le pays. Nous les avons vus, nous les avons vus dans les quartiers, dans les écoles, dans les universités, dans les usines, prêts à répondre à l’appel au jour béni du soulèvement final.

Bravo aux unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, bravo pour leur courage, bravo pour leur fierté, bravo pour ne jamais baisser la tête. Rien ne les fait plier, rien ne fait plier les Iraniennes. Vous vous battez, vous vous battez pour une cause si juste, avec Maryam Radjavi à votre tête. Vous êtes le porte-étendard de cette résistance.

Et vous voyez tous ces jeunes, tellement de jeunes, tellement de jeunes. C’est ça qui est merveilleux. Quel courage. Vous savez que la racine du mot courage est cœur. C’est le coeur. Et vous toutes, femmes iraniennes, avez dépassé vos limites en n’écoutant que votre cœur.

Et ce cœur bat à l’unisson pour l’Iran, qui crie inlassablement : femmes, résistance, liberté.