jeudi, février 9, 2023
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Iran – Nucléaire : Ultime rencontre avant le Conseil de Sécurité

ImageNouvelobs.com – Les grandes puissances mettent la pression aux Iraniens pour répondre à leur offre de coopération en échange de la suspension de l’enrichissement d’uranium.

Ali Laridjani, le négociateur en chef iranien, sera sous pression mardi 11 juillet à Bruxelles pour répondre au plus vite à l’offre de coopération des Occidentaux en échange de la suspension de tout enrichissement d’uranium, qui lui a été présentée le 6 juin dernier.

Pour la deuxième fois en six jours, Ali Laridjani rencontrera mardi matin le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure Javier Solana.

Jeudi dernier, au cours d’un dîner en tête-à-tête, Ali Laridjani avait averti qu’il ne donnerait pas de réponse à l’offre de coopération.

Impatience

Javier Solana, cette fois, sera entouré de représentants français, britanniques, allemands et russes – soit quatre des six pays à l’origine de l’offre (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis, Russie, Chine), et il est bien décidé à presser les Iraniens à donner enfin leur réponse.

"C’est clair que la réponse (des Iraniens), on en a besoin aussi tôt que possible et que l’élément temps est très important", a déclaré lundi la porte-parole de Javier Solana.

"Nous devons faire pression pour que ça puisse se faire aussi tôt que possible", a-t-elle ajouté.

Réponse retardée
 
Mais face à l’impatience des Occidentaux, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a encore dit dimanche que l’Iran ne répondrait à cette offre que "pendant la dernière semaine du mois (iranien) de Mordad", qui va du 14 au 22 août.
Un haut responsable iranien a répété lundi que l’Iran entendait mardi parler uniquement des "ambiguïtés et questions" soulevées par l’offre occidentale.

"Durcir le ton"

L’attitude iranienne sera, en tout cas, évaluer dès mercredi, à Paris, par les chefs de la diplomatie des six puissances. Ils pourraient décider de durcir à nouveau le ton face aux Iraniens si leur réponse tarde trop.

"Les Iraniens doivent comprendre que s’ils ne peuvent répondre clairement à cette question, nous avons une autre option, celle d’aller devant le Conseil de sécurité (de l’Onu) pour accroître la pression et l’action contre le gouvernement iranien", a souligné dimanche le n°3 de la diplomatie américaine Nicholas Burns.

L’offre présentée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne contient un ensemble de mesures incitatives, notamment en matière nucléaire et commerciale, mais reste subordonnée à l’interruption par l’Iran de tout enrichissement d’uranium.

Les grandes puissances soupçonnent en effet Téhéran de vouloir enrichir pour pouvoir se doter à terme de l’arme atomique, même si les Iraniens assurent n’avoir que des visées pacifiques.