Il y a deux jours, dans une manoeuvre évidente, le régime des mollahs a déclaré qu’il était prêt à ouvrir des négociations, sans aucune pré-condition, avec tous les membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique, y compris l’UE3. La presse officielle a également rapporté que le régime avait accepté que l’AIEA inspecte un certain nombre de sites qu’elle avait demandé à voir. Les agences de presse ont écrit que Téhéran avait accepté les inspections du site Lavizan-Parchine.
M. Mohammad Mohadessine, président de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré: "N’ayant pu faire aboutir ses menaces et ses bluffs pour faire chanter la communauté internationale, et craignant un consensus mondial sur la nécessité de déférer son dossier nucléaire au Conseil de Sécurité de l’ONU, le régime des mollahs a eu recours à cette manœuvre démagogique pour gagner du temps et empêcher une saisine de son dossier. La volonté de négocier intervient cependant alors que les dirigeants du régime des mollahs ne cessent de souligner l’intention de convertir l’uranium dans le site d’Ispahan, une violation flagrante de l’accord de Paris. »
Permettre les inspections de Lavizan 2 et Parchine, même si c’est vrai, ont peu ou aucune valeur, parce que la résistance iranienne avait révélé l’étendue des activités nucléaires dans ces sites le 24 avril 2004, il y a donc 18 mois. Malheureusement, aucune inspection de ces sites n’a eu lieu jusqu’à présent, ce qui a donné au régime amplement le temps de transférer ou de dissimuler les principaux équipements des activités nucléaires interdites.
Le président de la commission des affaires étrangères du CNRI a souligné que les mollahs avaient déjà reconnu avoir profité un maximum des deux années de négociations avec l’UE pour combler leur lacune, terminer leurs différents projets à Ispahan et l’installation d’eau lourde à Arak, ainsi que la fabrication de centrifugeuses. "La communauté internationale doit donc ignorer ces manoeuvres et ne pas fléchir dans le transfert du dossier nucléaire au Conseil de Sécurité de l’ONU pour imposer un embargo général en pétrole et en technologie contre la théocratie au pouvoir », a-t-il conclu.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 octobre 2005
Le 13 octobre 2005

