lundi, février 6, 2023
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Iran-Nucléaire : La concession de l’AIEA

ImageThe Washington Times, 8 décembre – Editorial– Plus tôt cette semaine, Mohammed ElBaradei, directeur général de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, a mis en garde contre tout moyen non diplomatique (tel qu’un conflit militaire) pour mettre fin aux ambitions nucléaires de l’Iran, affirmant que ce serait comme si on ouvrait « une boîte de Pandore ». Rien de nouveau là-dedans. Ce qui est nouveau c’est ce qu’a dit M. ElBaradei immédiatement avant cela : si l’Iran reprend son programme d’enrichissement nucléaire, il ne lui faudra que « quelques mois » avant d’obtenir la bombe nucléaire. Sa concession va dans le sens de ce que les autorités israéliennes répètent depuis des mois, et désormais, peut-être que Washington va commencer à prendre cela au sérieux.

En effet, le premier ministre israélien Ariel Sharon a dit la même chose au président Bush en avril, contrairement aux déclarations de la Grande Bretagne, de la France et de l’Allemagne, le noyau de l’UE menant des négociations avec les mollahs d’Iran. Et tant pis pour le soulagement qui a suivi la divulgation d’un rapport de la CIA daté du mois d’août, affirmant que l’Iran était en fait à une décennie de l’arme nucléaire. Les optimistes et partisans de l’apaisement se sont servis de ce rapport pour justifier leur méthode favorite utilisée pour les États en marge : un jeu alternant la carotte et le bâton. Mais nous devons retenir cette leçon : qu’il s’agisse de 10 ans ou de quelques mois, lorsque l’on parle de régimes fanatiques résolus à obtenir des armes nucléaires, la meilleure ligne de conduite est une réponse rapide et ferme.
Cependant, à en juger par son analogie avec la boîte de Pandore, nous pouvons présumer que M.  ElBaradei, et probablement les diplomates européens qui partagent sa philosophie, ne voit aucune raison de changer cette ligne de conduite, parce qu’« en fin de compte, nous revenons toujours à la table des négociations pour trouver une solution », a-t-il dit. Même maintenant, M. ElBaradei refuse d’admettre que la stratégie européenne de négociations qui a duré deux années a été un échec total. Pour preuve, rappelez-vous qu’en août, l’Iran a rouvert son usine de conversion d’uranium d’Ispahan et les services de renseignements israéliens estiment que depuis juin l’Iran a produit 45 tonnes de gaz hexafluorure d’uranium, suffisamment pour au moins trois ou quatre engins nucléaires.
L’administration Bush a refusé d’écarter la possibilité d’une intervention militaire. Elle a fait l’erreur de sanctionner les délibérations européennes en mars, gagnant les applaudissements du ministre français des Affaires Étrangères, Michel Barnier, pour avoir « donné une chance aux négociations » et n’a pas vraiment émis d’objection lorsque ces pourparlers ont, de manière prévisible, fait plus de concessions à l’Iran. Maintenant, Washington fait face à une épreuve encore plus difficile qu’elle l’aurait été si les USA avaient adopté une position plus ferme dès le début. Comme l’a déclaré la semaine dernière le général israélien sortant Aharon Zeevi Farkash, « l’Iran a l’avantage dans les négociations avec la communauté internationale ». M. ElBaradei se trompe ; la boîte est déjà ouverte.