vendredi, janvier 27, 2023
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Iran – Massoud Radjavi : Le régime traverse une période de déclin, de défections et de divisions

Message du dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi à la nation

– La répression brutale est la réponse massive des mollahs à l’étendue des révoltes sociales

– Les récentes élections du Majlis (Parlement) ont ouvert la voie à l’acquisition de l’arme nucléaire, sans tenir compte des conséquences intérieures et internationales

– Si Téhéran devait abandonner son exportation du terrorisme et se contenir dans les frontières de l’Iran, le guide suprême perdrait son dynamisme, provoquant une implosion

Message du dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi à la nation

– La répression brutale est la réponse massive des mollahs à l’étendue des révoltes sociales

– Les récentes élections du Majlis (Parlement) ont ouvert la voie à l’acquisition de l’arme nucléaire, sans tenir compte des conséquences intérieures et internationales

– Si Téhéran devait abandonner son exportation du terrorisme et se contenir dans les frontières de l’Iran, le guide suprême perdrait son dynamisme, provoquant une implosion

CNRI – Dans un message à la nation iranienne, diffusé sur la chaîne satellite de Sima-ye-Azadi, M. Massoud Radjavi, dirigeant de la Résistance iranienne, a marqué la nouvelle année iranienne (commençant le 20 mars) en adressant ses vœux au peuple iranien. M. Radjavi a qualifié l’année qui vient de s’écouler de celle qui a vu le peuple iranien et sa Résistance mener une lutte puissante et digne d’éloges contre le régime des mollahs. Il a mis en exergue trois réalités de premier plan : Tout d’abord, des conditions sociales en ébullition, montrant que la nation iranienne est prête pour un changement démocratique. Ensuite, la phase de déclin et de dégradation de la théocratie, symbolisée par les défections de hauts responsables et focalisée sur son unipolarisation. Enfin, les tentatives hystériques des mollahs pour éradiquer le plus grand ennemi de leur régime, à savoir la Résistance iranienne, à la moindre occasion.

La nation iranienne est prête pour un changement démocratique

Dans la première partie de son message qui en compte sept, M. Radjavi a mis en évidence la vague croissante de protestations sociales spontanées ou organisées, ainsi que l’ampleur du boycott du dernier show électoral du régime. Les châtiments cruels comme pendre en public, amputer, jeter dans le vide, le train de soi-disant mesures de sécurité, la répression sans fin des femmes et des jeunes, et de multiples autres crimes du régime, ont tous été commis en réaction aux révoltes sociales massives et étendues.
C’est pourquoi, le 29 septembre 2007, le nouveau commandant du Corps des gardiens de la révolution (CGR) a annoncé “comme l’a reconnu le guide suprême, la stratégie actuelle du CGR est différente du passé, dans ce sens que la première mission du CGR est de faire face aux menaces intérieures, et ensuite, en cas de menace militaire étrangère, il apportera son soutien à l’armée.” Il a caractérisé la force du CGR par son aptitude à faire face à des capacités de “missile” et de “renseignement”, et a qualifié la guerre de 33 jours au Liban de “modèle pour combattre l’ennemi”.

Le commandant du CGR a aussi déclaré le 7 novembre que “les Etats-Unis pourraient mener des opérations spéciales contre la république islamique. Cependant, les menaces intérieures sont plus dangereuses que toutes les autres menaces”.
Durant cette période, le budget de la sécurité a été multiplié par 20. Un vice-ministre de l’intérieur, Mohammad Cha’eri, a ajouté à cet égard le 16 août 2007 : “L’année dernière ces crédits se montaient à environ 800 millions de dollars et aujourd’hui ils atteignent 16 milliards de dollars.”

Le 13 août 2007, le ministre des Affaires sociales du régime a affirmé qu’il y avait 9,2 millions de personnes en Iran vivant sous le seuil de pauvreté, et plus de deux millions sous le seuil de pauvreté absolue (avec un revenu de moins d’un dollar par jour). Le prix du litre d’essence a augmenté dix fois, et dans certains quartiers de la capitale le prix des logements ont été multipliés par sept. De plus, le 21 décembre 2007, l’ancien président des mollahs Rafsandjani, a qualifié le “problème de l’inflation” d’ “incroyablement sérieux”.

La phase de l’implosion

Dans une autre partie de son message, M. Radjavi ajoute que le régime est dans une période de déclin, d’implosion graduelle, de désertions et de divisions, caractéristique de la phase terminale d’un régime anachronique. Les dernières élections l’ont clairement démontré. Le courant du guide suprême visant à rendre le régime unipolaire et à restreindre ses rangs a atteint un nouveau sommet, s’est emparé de tout l’édifice du régime et de ses trois pouvoirs. Les élections ont représenté un tournant à cause du boycott national et des purges politiques au sein du régime.

A la suite des élections récentes, le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a récolté le fruit de ce qu’il avait semé en faisant de Mahmoud Ahmadinejad en 2005 son président. Un tel équilibre des forces dans l’élite au pouvoir n’a pas de précédent, même du vivant de Khomeiny. Nous sommes à présent confrontés à un régime monolithique et totalement infirme.

Manifestement, le principal objectif de ces élections n’était pas de purger les soi-disant factions réformatrices au sein du régime. Cette tâche avait été faite aux élections législatives de mars 2004, et plus tard, après l’arrivée d’Ahmadinejad au pouvoir. En fait, l’enjeu des récentes élections du Majlis était de préparer la voie à l’acquisition de l’arme nucléaire, malgré les conséquences intérieures et internationales. Le but est d’instaurer une domination totale du soi-disant  “front fondamentaliste” allié à Khamenei, d’en colmater les rangs pour le préparer à affronter les crises à venir.

Le 6 janvier, près de deux mois avant le scrutin, Khamenei avait dit que “les individus faibles qui ont tendance à plier sous la domination et le contrôle des puissances mondiales, et ceux qui restent passifs face aux rumeurs colportées dans le monde seront interdits d’entrer au Majlis”. Presque immédiatement, Ahmadinejad avait proclamé que la sauvegarde du “droit d’exploiter tout le potentiel de l’énergie atomique” était le résultat de ce scrutin.

Evoquant des témoignages sur 25.000 bureaux de vote à travers le pays, M. Radjavi a considéré le boycott  par la population, comme un des plus importants. A ses yeux, les résultats officiels démontrent que les mollahs ont franchi toutes les frontières des malversations. Les organisateurs de ces élections étaient tous des agents du ministère du Renseignement et du CGR, a-t-il ajouté. Cependant, malgré des fraudes astronomiques, selon les statistiques officielles, à Téhéran et dans sept autres villes de plus d’un million d’habitants, le régime n’a même pas pu  rassembler plus de 5 à 12 % des voix pour ses candidats élus.

Le 7 février 2008, le commandant du CGR a déclaré que “le mouvement fondamentaliste qui vient d’être ravivé au bout de 25 à 26 ans, a obtenu le contrôle des branches de l’exécutif et du législatif (…) Si la milice du Bassidj veut s’impliquer dans les élections, ce qu’elle peut faire selon le souhait du guide suprême, elle doit protéger, consolider et développer le mouvement ravivé (…) Nous devons tenter d’étendre la révolution à travers le monde (…) Nous devons nous préparer car un chemin difficile nous attend, et lutter pour propager la révolution. Tout ce qui est arrivé dans le but  de préserver, de bloquer ou de dévier la révolution fait désormais partie du passé (…) Notre révolution est aujourd’hui devenue un phénomène mondial.”

 En un mot ce Majlis, comme le gouvernement d’Ahmadinejad, est une assemblée de tortionnaires et de criminels,  servant à avancer sur la voie de l’arme atomique, du terrorisme à l’étranger et de la répression interne, sans obstacle, et [comme l’a déjà dit Ahmadinejad] sans “frein ni marche arrière”.

M. Radjavi s’est réjoui que l’Union européenne ait reconnu que “le peuple iranien mérite des élections démocratiques et équitables” et que les élections du régime n’ont été “ni  libres, ni équitables”. M. Radjavi a ensuite ajouté: notre querelle avec ce régime basé sur la “suprématie du jurisprudent religieux” a toujours porté sur la souveraineté populaire, le vote populaire et un processus d’élections libres sous l’égide organisations internationales, pour voir la population voter à bulletin direct et secret. Ainsi donc, il est honteux de taxer l’OMPI de terrorisme. Que devons-nous croire : l’illégitimité des élections du régime ou l’étiquette du terrorisme collée à l’OMPI pour sa défense des élections libres et du droit des Iraniens à la souveraineté populaire?

L’alternative

L’an dernier, a poursuivi M. Radjavi, les mensonges et les accusations du régime contre l’OMPI dans ses radios et ses télévisions, ses médias et ses agences de presse, ainsi que les sites internet affiliés au ministère du Renseignement, se sont monté à environ 9876 cas. Cela bien sûr ne tient pas compte de tout, car nous n’avons pas pu contrôler l’ensemble des médias du régime. De plus, ce chiffre ne comprend pas non plus  les livres et les documents publiés en diverses langues par les ambassades et les agents du régime.

 La liste suivante des actions, non exhaustive,  permet de donner un aperçu de l’hostilité hystérique des mollahs envers l’OMPI : Acheter des temps d’antennes dans les télévisions arabes et occidentales; acheter divers journalistes sans scrupule et les envoyer à Téhéran pour y écrire des articles négatifs sur l’OMPI; envoyer des agents dans les bureaux de la Croix-Rouge internationale; arranger  des rencontres de propagande contre l’OMPI dans divers pays arabes et occidentaux; intenter des procès en série contre l’organisation en France, en Irak et en Allemagne; et tenter de se servir de la justice irakienne comme d’un instrument pour ouvrir des dossiers comme le “massacre des chi’ites et des kurdes”, etc. Cependant, sous la façade de toute cette propagande et ces accusations se cache la trépidation incessante d’un mouvement de résistance qui peut mettre fin à l’existence du monstre une fois pour toute ; malgré toutes les tentatives et tous les moyens utilisés pour le supprimer, ce mouvement continue toujours de résister avec force.

En novembre 2007, Mike Gapes, le président de la commission des affaires étrangères du parlement britannique, a dit à son retour d’un voyage à Téhéran: “Quand nous sommes allés en Iran, j’ai été frappé, et je pense que mes collègues l’ont été aussi, par le nombre de fois où les Iraniens ont voulu parler de ce qu’ils appellent le cas de l’organisation terroriste du MKO, ou bien la clique ou un autre terme de ce type à un niveau quasi obsessionnel. C’était dans leur programme, ils voulaient qu’on en parle et ils l’ont évoqué dans de nombreux contextes différents.” Le 28 novembre 2007, il a demandé au vice-ministre anglais des Affaires étrangères, pourquoi l’OMPI est si importante pour le régime iranien?

Des coups très sévères au projet nucléaire

Le dirigeant de la Résistance iranienne a ensuite évoqué le dossier des services de renseignement américains sur le projet nucléaire des mollahs, soulignant le rôle des tromperies et des dissimulations du régime dans ce compte-rendu. Les contradictions dans ce rapport, a-t-il dit, spécialement durant une année électorale qui a occulté tout le reste, sont apparues clairement dès le début, et à l’époque nous avons dit qu’il n’y avait pratiquement personne pour croire que ce régime avait abandonné ses tromperies, ses dissimulations et ses activités secrètes pour obtenir l’arme atomique.

La présidente de la République élue du CNRI, Maryam Radjavi, a appelé la commission des études stratégiques et de défense, le réseau social de l’OMPI et les autres sources de la Résistance en Iran, à ne pas laisser le fascisme religieux continuer à tromper le monde et surtout à  fabriquer la bombe atomique. Peu après, la Résistance iranienne a révélé de vastes activités du régime, portant  un coup sévère à son programme nucléaire. C’est à Bruxelles le 20 février 2008, que les représentants de la Résistance ont rendu publiques des informations majeures sur le centre de commandement et de contrôle du la production d’une bombe nucléaire et de têtes nucléaires des mollahs. 

La priorité du régime était de bloquer l’adoption d’une autre résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU. Il aura fallu trois mois, du 3 décembre 2007, date de la publication du rapport américain, au 3 mars 2008, date de l’adoption de la nouvelle résolution, pour neutraliser la plus grande tromperie et campagne politique et de renseignement du Téhéran. Le régime a utilisé tous ses leviers économiques, financiers, politiques, régionaux et internationaux, pour éviter une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité. C’est pourquoi les effets imminents de la résolution 1803 compensent de loin son contenu. Le régime ne désirait rien tant que d’éviter une autre résolution.

L’Irak : la frontière de la détermination stratégique de la Résistance contre le régime

L’Irak est la frontière stratégique de la confrontation entre la Résistance iranienne et le régime des mollahs, a poursuivi M. Radjavi. Le fascisme religieux ne peut demeurer en Iran sans lancer de guerres, instiguer des crises et exporter le terrorisme et l’intégrisme à l’étranger. Le régime a placé sa ligne de front à Bagdad et proclame officiellement que le Liban et la Palestine sont sa “profondeur stratégique”.

L’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII) et le Hezbollah au Liban représentent les bras du régime. Ils ont été fondés sur ordre de Khomeiny. Si un jour cette dictature religieuse devait abandonner l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme vers d’autres pays et se contenir dans les frontières iraniennes, son pilier central, le guide suprême, perdrait son dynamisme et provoquerait l’implosion du régime. C’est pour cette raison que la paix et la démocratie au Moyen-Orient et la démocratie en Irak représente la corde qui pendra le régime. Ce n’est  pas un hasard si le 28 août 2007, Ahmadinejad a signifié que le rôle du régime en Irak et au Moyen-Orient  était de “remplir le grand vide du pouvoir” avant d’ajouter que la courbe de la puissance  américaine en Irak “est tombée à zéro”.

 Ce régime dont nul n’ignore que les agents sont entrés en Irak dans l’ombre des Etats-Unis, veut maintenant expulser les USA du Moyen-Orient. Il est donc pressé d’avoir la bombe atomique. Les grandes concessions et libertés dont bénéficient les mollahs en Irak les ont rendus trop sûrs d’eux.  Le journal officiel Kayhan, porte-parole du guide suprême des mollahs, écrivait le 7 mars 2007 : “actuellement il y a des milliers d’experts iraniens qui aident à reconstruire l’Irak et c’est pourquoi il existe un marché lucratif sur dix ans d’une valeur d’au moins 100 milliards de dollars pour l’Iran.  Mais est-ce que les Américains ont tiré quelque chose de l’Irak? Dans les 20-30 prochaines années, pourront-ils bénéficier de 5% de ce qu’ils ont investi en Irak? Nous possédons et pouvons tirer profit de nombreuses cartes pour les négociations nucléaires, et affaiblir les accords internationaux contre l’Iran. Par le biais de son influence régionale, l’Iran a élaboré une situation stratégique où l’Iran, l’Irak, le Liban, la Palestine et la Syrie se sont regroupés.  C’est un formidable acquis.”

Mais, d’autre part, les premiers effets de l’inscription sur la liste du terrorisme du CGR et de sa force extraterritoriale Qods commencent à se faire sentir en Irak. Ceux à qui s’adressait le message ont vite compris que le départ des Américains pour laisser la place au régime iranien était improbable. De plus, le voyage d’Ahmadinejad en Irak a été un échec total, à tel point que pour tenter de sauver la face, il a été jusqu’à dire que l’OMPI avait donné 100 euros à chaque manifestant irakien. Les forces démocratiques en Irak ont  qualifié la virulente démonstration de rejet  du voyage d’Ahmadinejad par le peuple irakien comme l’épisode le plus important de ces cinq dernières années dans les relations entre Bagdad et Téhéran. Aujourd’hui, l’appel stratégique à l’éviction d’Irak du régime des mollahs a pris des proportions nationales, et l’équilibre des forces a basculé en faveur de l’alternative irakienne contre celle des mollahs.

 En ce qui concerne la présence de l’OMPI en Irak, les dirigeants irakiens chi’ites et sunnites ont certifié à plusieurs reprises le statut légal et les caractéristiques de l’OMPI en relation avec le peuple d’Irak. Aujourd’hui, on peut dire avec certitude qu’absolument personne, excepté le régime et ses agents, ne souhaite que l’OMPI quitte l’Irak et que toute l’animosité contre l’OMPI en Irak n’émane que du régime, qui considère les Moudjahidine du peuple comme le principal obstacle à ses plans bellicistes pour dominer ce pays.

La Cité d’Achraf

M. Radjavi a réservé sa conclusion à la Cité d’Achraf en Irak où résident des milliers de membres de l’OMPI. L’an dernier, a-t-il dit, Achraf a supporté le poids des plus dures épreuves et du conflit stratégique entre la Résistance iranienne et le fascisme religieux. Tout au long de l’année et sans le moindre répit, le régime des mollahs s’est activé à démanteler la Cité d’Achraf, par des attentats, des crimes terroristes, des menaces et des intimidations. Il a fait couper les approvisionnements en nourriture, en carburant, en médicaments, en eau et en électricité d’Achraf. Il a utilisé les services des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif du gouvernement irakien et des médias de ce pays pour répandre sa propagande et ses mensonges honteux. Il a placé des bombes le long des routes des ouvriers et des sympathisants d’Achraf. Il a répété ses demandes infâmes lors de réunions avec les Américains, et a continué à exercer des pressions sur les familles des résidents d’Achraf.

Cependant, malgré tout, l’OMPI et la Résistance iranienne sont restées fermes dans leur engagement pour la liberté et la souveraineté populaire en Iran. Ils n’ont pas plié sous les menaces de l’ennemi, et grâce à l’aide de leurs sympathisants et compatriotes, ils ont tout reconstruit et créé un nouvel équilibre. M. Radjavi a conclu son message en disant que les développements majeurs de l’année [iranienne] qui vient de s’écouler promettent davantage d’acquis pour l’année décisive qui s’annonce. Il est temps de se lever. Nous pouvons déterminer notre futur. Nous pouvons entendre aujourd’hui le bruit des chaînes qui se brisent, des chaînes imposées par le fascisme religieux. Oui, l’Iran sera libre.

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