CNRI – « Il est, je pense, d’une évidence totale que sous l’administration Clinton, l’OMPI a été mise sur la liste du terrorisme parce qu’on pensait que c’était un moyen d’ouvrir le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran. Aucun bon Américain ne soutient le terrorisme, mais aucun bon Américain ne croit qu’il faut soumettre des gens à la discrimination pour ouvrir un canal de communication avec Mahmoud Ahmadinejad », a déclaré John Bolton à New York le 24 septembre.
L’ancien ambassadeur amércain à l'ONU s’adressait à des milliers d’Iraniens venus manifester devant les Nations Unies contre la présence d’Ahmadinejad et pour le retrait des Moudjahidine du peuple d’Iran de la liste noire du département d’Etat. Parmi les autres orateurs figuraient l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, le député conservateur britannique David Amess ou encore la députée canadienne Raymonde Folco.
Voici des extraits de l’intervention de John Bolton :
Merci beaucoup, je suis très heureux de me trouver ici aujourd'hui, de vous voir tous et de pouvoir exprimer notre détermination à voir un Iran libre. Mais quand on a un régime illégitime comme celui de Mahmoud Ahmadinejad et des gardiens de la révolution, les traiter à New York et aux Nations Unies comme s’ils avaient une légitimité, une démocratie (…) est une des raisons pour lesquelles les Nations Unies ont perdu de leur autorité morale (…)
Aujourd’hui l'Iran est essentiellement une dictature militaire aux accents théologiques et je pense qu'ils ont très clairement révélé leur mentalité fondamentale dans le sillage de la fraude électorale à la présidentielle de l'an dernier, lorsque les protestations pacifiques ont tourné en occasions de brutalités et même d’assassinats de la part du gouvernement qui est déterminé à utiliser la force pour rester au pouvoir.
Je pense à présent qu'il est clair pour tout observateur objectif que le régime de Téhéran est fondamentalement impopulaire. Les jeunes en Iran savent qu'ils peuvent avoir une vie différente, ils peuvent le voir dans les pays voisins, ce sont des gens éduqués. Ils ne veulent pas de ce genre de gouvernement ni de ce genre de pouvoir.
La révolution islamique de 1979 a détruit l'économie dynamique de l'Iran par des contraintes et une mauvaise utilisation des recettes pétrolières et parce que les revenus du pétrole sont devenus essentiellement le moteur de l'économie en déclin (…) Si le peuple d'Iran avait une chance de pouvoir s’exprimer de manière libre et équitable, il rejetterait de manière écrasante le régime des mollahs et les gardiens de la révolution.
Ainsi donc la question qui se pose aux Etats-Unis et aux autres démocraties dans le monde, c’est de savoir ce que devrait être notre politique à l'égard d’un régime comme celui de Mahmoud Ahmadinejad ? Et c'est une question d’une véritable actualité que le régime n'est pas seulement despotique à l'intérieur de l'Iran, et ne se limite pas seulement à écraser son opposition, mais qu’il affiche aussi les mêmes caractéristiques que d’autres régimes despotiques à travers le monde. Le gouvernement de Téhéran aujourd'hui est le banquier central du terrorisme international. Il finance à égalité le terrorisme du Hamas, du Hezbollah, des terroristes en Irak, des terroristes en Afghanistan et le régime de Téhéran est à la recherche d’armes nucléaires.
En outre, même si je suis trop pessimiste quant à Ahmadinejad, même si je me trompe d’analyse à son sujet, cela n’empêchera pas les gardiens de la révolution de se doter d’armes [nucléaires], et l'Arabie saoudite se dotera d’armes nucléaires, l'Égypte se dotera d’armes nucléaire, la Turquie se dotera d’armes nucléaires, et d'autres pays aussi. Ce qui signifie que dans un laps de temps relativement bref de cinq à dix ans, on pourra voir une demi-douzaine de pays du Moyen-Orient avec de petits arsenaux d'armes nucléaires, ce qui créera apparemment une situation dangereuse et instable. Ainsi le risque pour le peuple d'Iran avec ce régime doté d’armes nucléaires est un risque très réel, très profond, et ce n’est pas une question de fierté nationale ou de progrès. Il s’agit d’un risque pour les citoyens ordinaires moyens qui veulent simplement vivre leur propre vie, ne veulent pas être opprimés par leur propre gouvernement et ne veulent pas risquer une confrontation nucléaire qu’ils ne souhaitent pas.
Je pense donc que cela nous amène à la question sensée de ce que devrait être la politique des Etats-Unis d'Amérique. Et il me semble tout à fait clair que la seule solution à long terme au problème posé par le régime de Téhéran est de renverser le régime de préférence plus tôt que tard.
Je pense que cette politique des Etats-Unis est certainement dans le meilleur intérêt de notre pays, en raison de la menace posée par Ahmadinejad et son régime, leur quête d'armes nucléaires et leur soutien au terrorisme international. Mais elle est aussi beaucoup dans l'intérêt du peuple d'Iran et de celui de tous les pays de la région. Le fait est que si elle le pouvait, l'écrasante majorité des Iraniens changerait de régime.
Il est je pense d’une évidence totale que sous l’administration Clinton, l’OMPI a été mise sur la liste du terrorisme parce qu’on pensait que c’était un moyen d’ouvrir le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran. C’est une base illégitime pour prendre une décision sur n’importe quelle organisation, et nous avons vu ces dernières années que l’opinion au sein du gouvernement américain tendait vers la sortie de liste de l’OMPI. A la fin de l’administration Bush, la Secrétaire Rice a décidé de ne pas le faire pour essentiellement la même raison que l’administration Clinton avait mis le groupe sur la liste au tout début, afin d’ouvrir des canaux de communication avec l’Iran. Aucun bon Américain ne soutient le terrorisme, mais aucun bon Américain ne croit qu’il faut soumettre des gens à la discrimination pour ouvrir un canal de communication avec Mahmoud Ahmadinejad.
La Cour d'appel du district de Columbia a récemment déclaré au département d'État de faire marche arrière et de faire ses devoirs sur cette question, et à la Chambre des Représentants, désormais il y a plus de 100 sponsors de la résolution pour manifester leur soutien à l'opposition iranienne. Nous avons vu dans ce pays des citoyens américano-iraniens qui ont apporté une énorme contribution à notre société en démontrant leur opposition continue, qu’ils s’inquiètent pour les gens du camp d'Achraf et des membres de familles d'Américains d'origine iranienne très exposés au risque des efforts déployés par le gouvernement de Téhéran (…)
C’est pourquoi pour le bien du peuple d'Iran et de tous les peuples du Moyen-Orient quelle que soit leur foi ou leur nationalité, pour le bien des Etats–Unis en particulier, et pour la paix et la sécurité internationales en général, il faut renverser Mahmoud Ahmadinejad et son régime.
J’apprécie grandement d'être avec vous ici aujourd'hui. Jai été très heureux d'être avec l'ancien Premier ministre espagnol José Aznar près de Paris il y a quelques mois et comme vous savez, en tant que personnes libres dans ce pays, quelle est l'importance de parler, de ne pas se laisser intimider, de certainement pas oublier les amis et les familles à l'intérieur de l'Iran, ne laissez pas le reste du monde les oublier. Cela peut prendre plus de temps que nous le voulons, mais je suis sûr que l’Iran sera libre.

