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Iran: les Six grands étudieront de nouvelles sanctions le 21/9 à Washington

Agence France Presse  – Les six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le dossier nucléaire iranien plancheront le 21 septembre à Washington sur un projet de résolution de l’ONU prévoyant de nouvelles sanctions contre l’Iran, a annoncé mercredi le département d’Etat.

Cette réunion se tiendra au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères, a précisé à la presse le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack.

Le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires politiques Nicholas Burns, numéro trois du département d’Etat, "va présider la semaine prochaine à Washington une réunion des 5+1", a indiqué M. McCormack.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) et l’Allemagne mènent les négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire.
La réunion se tiendra le 21 septembre, a-t-il précisé.

M. McCormack a par ailleurs assuré que les Européens restaient solidaires pour imposer de nouvelles sanctions au régime de Téhéran, démentant ainsi des informations de la chaîne de télévision américaine conservatrice Fox, selon lesquelles l’Allemagne se serait désolidarisée des autres membres du groupe la semaine dernière à Berlin, au cours d’une réunion au niveau des experts.

"Je peux vous dire que la semaine dernière, il y a eu une réunion du P5+1 au niveau des experts au sujet des sanctions et que lors de cette réunion, le gouvernement allemand a réitéré son soutien à des sanctions", a-t-il dit.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté trois résolutions contre l’Iran, dont les deux dernières comportent des sanctions, à cause de son refus de suspendre son enrichissement d’uranium, et Washington fait pression pour une nouvelle résolution à l’automne.

En août, la France avait fait savoir qu’elle "réfléchissait" à un projet de résolution qui viserait les Gardiens de la révolution, puissante composante du régime iranien.

L’état-major des Pasdarans y était désigné et faisait l’objet de mesures de gel d’avoirs et de restriction de déplacements. Des entreprises militaires liées aux Pasdarans étaient également listées par la résolution, avait précisé à la presse un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Hugues Moret.

Or, selon une source diplomatique européenne, certains Européens y sont opposés, estimant que cela équivaudrait à confondre le dossier nucléaire iranien et la guerre en Irak.

Ils craignent que cela n’affaiblisse la position des Occidentaux sur le dossier nucléaire, a précisé cette source ayant requis l’anonymat.

Les Etats-Unis accusent les Gardiens de la révolution d’opérer en Irak où ils entraîneraient des extrémistes chiites à attaquer les forces américaines et le gouvernement irakien. L’Iran rejette les accusations américaines.

M. McCormack s’est néanmoins montré confiant dans les chances de parvenir à un accord au Conseil de sécurité.
"Nous aurions évidemment préféré disposer aujourd’hui d’un projet de résolution", a reconnu le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères.

"Mais nous sommes persuadés que nous allons pouvoir avancer et obtenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité qui comporte de nouvelles sanctions", a-t-il conclu.