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L’opposition irakienne doute du rapport des Etats-Unis sur l’augmentation des forces

Par David R. Sables

The Washington Times, 12 septembre – Des parlementaires de l’opposition irakienne de premier plan ont jeté des doutes hier sur les résultats de l’armée américaine et ont dit que le Premier ministre Nouri Al-Maliki devait verser dans la sécurité fondamentale et les changements politiques si son gouvernement voulait survivre.

Les parlementaires, dont les principaux politiciens sunnites et des chi’ites laïcs, ont mis en doute le témoignage au congrès cette semaine du commandant de l’armée américaine en Irak, le général David H. Petraeus comme quoi l’escalade américaine avait amélioré la sécurité et avait fourni une fenêtre de réconciliation politique aux groupes confessionnels et ethniques en guerre dans ce pays.

"Quand j’écoutais parler [le Général Petraeus], j’ai cru qu’il évoquait un autre pays que l’Irak", a dit Nadim Jaber, le secrétaire général du Parti chi’ite de la Vertu islamique, dont le bloc de 15 membres a quitté le gouvernement de coalition de Maliki. "C’est bien loin de la réalité que l’Irak vit en ce moment."

M. Jaber, parlant à Capitole Hill de la situation de l’Irak par téléphone, a dit que les renforts avaient amélioré les conditions à Bagdad, mais que les milices sectaires et les insurgés avaient simplement été déplacés de la capitale.

"Il est difficile de demander d’abandonner les armes quand nous avons toujours au pouvoir un gouvernement très fractionné, soutenu par les Etats-Unis", a-t-il dit.

À Bagdad, cependant, M. Maliki sifflait un air plus positif.

Les militants d’Al-Qaïda en Irak sont affaiblis et n’ont plus de base d’où ils peuvent projeter et exécuter des attaques, a-t-il affirmé hier dans une interview avec la télévision canadienne. Il a dit qu’il y a eu "d’énormes progrès " d’amélioration de la sécurité.

"Ce qui me fait croire qu’il y aura de nouveau progrès c’est que Al-Qaïda ne commande plus désormais de forteresses dans lesquelles il peut vivre, organiser, projeter et exécuter des attaques terroristes", a-t-il dit à la Canadian Broadcasting Corp.

Saleh Al-Mutlaq dirige le Front irakien pour le Dialogue national, le deuxième plus grand parti sunnite du pays. Il a critiqué les partis chi’ites soutenant le gouvernement Maliki, des partis qu’il dit être lourdement influencé par le régime chi’ite d’Iran.

"Nous devons nous débarrasser des partis religieux au gouvernement qui reçoivent ce soutien de l’Iran", a-t-il dit, parlant aussi par téléphone depuis Bagdad. "Si les Etats-Unis veulent appuyer un gouvernement soutenu par l’Iran, la situation ne peut qu’empirer."

Il a dit qu’un signe de l’aggravation de la situation était le flot ininterrompu de réfugiés, pour la plupart sunnites, quittant le pays.

Le briefing au Capitole était organisé par la coalition nationale des partisans de la démocratie, un groupe de militants basés aux Etats-Unis liés au Conseil national de la Résistance iranienne basé à Paris.

Le groupe, dédié au renversement du régime islamique à Téhéran, a connu des relations embrouillées avec Washington.

L’administration Clinton l’a décrétée organisation terroriste, mais il s’est révélé une source majeure de renseignements sur les programmes nucléaires secrets de l’Iran et ses capacités militaires. Ses combattants ont été désarmés, mais la résistance fait ouvertement fonctionner une base principale d’opérations à l’intérieur de l’Irak.

Les politiciens irakiens sunnites et laïcs ont  condamné hier l’influence de l’Iran en Irak, répercutant des plaintes de l’administration Bush. Mais leurs vives critiques du gouvernement Maliki a souligné les difficultés de forger un large règlement politique à Bagdad.

Iyad Jamal Al-Dine, un religieux chi’ite et vice-président de la commission des Affaires étrangères du parlement irakien, a dit qu’il pourrait être nécessaire "de recourir à la forcer" pour refréner l’influence de l’Iran et de partis confessionnels sur le processus politique de l’Irak.

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