
CNRI – Quelques prisonniers politiques dans la prison de Gohardasht à Karaj – à l’ouest de l’Iran ont condamné la peine de prison de 21 ans d’Ahmad Montazeri.
La déclaration faite par les prisonniers est la suivante : « La peine injuste et contestable de M. Ahmad Montazeri de la Cour spéciale cléricale pour la publication d’un enregistrement audio appartenant à l’Ayatollah Montazeri concernant le massacre de prisonniers politiques pendant l’été 1988 est une claire injustice. »
La déclaration poursuit : « Au moment où le président du régime Rohani et le ministre de la Justice corrompus s’expriment en faveur de la liberté d’expression, la délivrance d’une telle peine est oppressive est contraire à tous les standards légaux internationaux.
D’un côté, la peine montre la confusion et l’insécurité du système entier et d’un autre côté, cela montre la peur du régime d’une nouvelle vague de divulgation et des demandes internationales de recherche de la justice initiée par des nations et des figures légales concernant le massacre des prisonniers politiques pendant l’été 1988. Mais le régime n’est pas conscient du fait qu’il n’a plus de chances et que l’on récolte ce que l’on sème.
Le régime n’a pas d’autre option que d’accéder à une série de procès concernant la torture, les exécutions, les assassinats, les crimes cachés pendant les huit ans de guerre (Iran- Irak), le programme nucléaire, la tuerie de Syriens, d’Irakiens, de Yéménites et de Libanais, pour les vols, la corruption, l’escroquerie de milliards de tomans et la mort suspecte de prisonniers de conscience. Et ceci est le message clair de l’histoire de toutes les dictatures.
Mandatés par nos responsabilités humaines, nous, les prisonniers politiques, condamnons fondamentalement l’interrogation, le procès et la sentence d’une peine si cruelle et inhumaine et demandons aux organismes internationaux et aux organisations des droits de l’Homme d’empêcher son exécution. »

