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Malgré la levée des sanctions, pourquoi l’économie iranienne est-elle entrée en récession ? – 2e partie

CNRI – Un an après la signature de l’accord sur le nucléaire, alors que des problèmes significatifs comme l’extension des restrictions et de l’interdiction de transfert bancaire international (Swift) ont été résolus, une atmosphère est créée pour identifier les problèmes économiques radicaux en Iran.

Dans la première partie, la réponse à la question principale : « Pourquoi la récession devient de plus en plus grave alors que les sanctions ont été levées et que les transactions internationales avec l’Iran ont été ouvertes ? » Nous avons commencé à examiner les « problèmes internes » comme « le manque de sécurité et de stabilité » et la domination de la tutelle des juristes islamiste dans le pays, voici la deuxième partie.

B. Le pouvoir lutte

Le large fossé au pouvoir, en vue de la mort de Khamenei et des disputes concernant sa succession, qui a été accentuée deux fois par Khamenei, ont créé un problème politique instable pour le régime. Simultanément, l’ombre de l’élection présidentielle qui est programmée pour le printemps 2017 a affecté drastiquement l’économie du pays.

La divulgation des salaires des manageurs de banques, des compagnies d’assurance et des hauts fonctionnaires du gouvernement a révélé que leurs salaires atteignent des centaines de milliers de dollars. Ces problèmes caractérisent la corruption chronique dans la bureaucratie du régime, mais en fait, c’est une manifestation de la lutte du pouvoir entre deux factions du régime.

Les problèmes qui ont empêché une atmosphère rassurante pour toute activité économique sont la détention du directeur de la plus grande banque d’Iran « Mellat Bank » par les gardiens de la révolution, la requête de la Cour révolutionnaire pour emprisonner à perpétuité le frère du président du régime, Hassan Rohani, etc.

Cette lutte s’étend également dans le domaine des affaires économiques. La signature de nouveaux accords sur le pétrole se transforme en champ de bataille entre les militaires et les forces politiques. Les commandants militaires pensent que le ministère du Pétrole a ignoré la sécurité nationale et le droit de propriété de ces contrats, alors que le ministre du Pétrole, Bijan Zangeneh, affirme que ses adversaires ont peur de perdre leurs intérêts.

La première chose que le ministre du Pétrole a faite quand il est entré en fonction est de licencier de nombreux manageurs. Il a immédiatement licencié 60 directeurs et assigné ses anciens collègues à ces postes.

L’approche du gouvernement, notamment dans le domaine du pétrole et des industries liées, a été opposée fortement par les Pasdarans et ses groupes politiques affiliés. Quelques députés ont essayé de rouvrir le contrat controversé sur le Pétrole croissant dans lequel Bijan Zangeneh avait un rôle significatif ces dernières années.

 

La dispute s’est poursuivie à un tel point que Bijan Zangene a déclaré implicitement qu’il démissionnera volontairement du ministère du Pétrole à la fin du gouvernement actuel.

Afin de faire des concessions aux gardiens de la révolution, le gouvernement a assigné un de ses hauts commandants, Rostam Ghasemi en tant que vice-président. Il est l’ancien président du cartel géant contractant de la brigade Khatam. Néanmoins, le 1er février 2016, le gouvernement a décidé de renvoyer Rostam Ghasemi, car il a empêché activement la mise en œuvre du contrat sur le Pétrole. Deux jours plutôt, des nombreux Pasdarans et membres des forces Bassidjis s’étaient rassemblées devant le ministère du Pétrole et protesté contre le nouvel accord sur les projets pétroliers qui ont été signés entre l’Iran et l’Occident. 38 manifestants ont été arrêtés puis relâchés.

Il est clair que les contrats pétroliers sont au centre des disputes entre ces parties. Après plusieurs mois, le gouvernement de Rohani s’est finalement rendu et a approuvé l’entreprise pétrolière persane (la filiale des fondations de Khamenei) et la brigade Khatam en tant qu’entreprises iraniennes qui participent aux nouveaux contrats avec les compagnies étrangères.

En juin 2016, Rohani a de nouveau cédé aux Pasdarans en donnant plus de 50 projets de développement à la brigade Khatam.