lundi, novembre 28, 2022
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Iran : Les pasdarans et l’arme nucléaire – IIe partie

Par Reza Shafa

Khomeiny et la coupe de poison 

CNRI – Le 16 juillet 1988, deux jours à peine avant le cessez-le-feu, Khomeiny expose dans une lettre les raisons qui le poussent à accepter la Résolution 598 de l’ONU mettant fin à la guerre de huit ans entre l’Iran et l’Irak ; un conflit qui a fait du seul côté iranien plus d’un million de morts et selon Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, alors commandant en chef adjoint des forces armées, mille milliards de dollars de dégâts.

Khomeiny a décidé que la nation ne peut plus, sur le plan politique et économique, se permettre de continuer la guerre et dans une déclaration publique célèbre, affirme que sa décision revient à “avaler une coupe de poison”. 

“Le commandant a dit que nous ne pourrons remporter de victoire avant cinq ans et même alors, nous aurons besoin de 350 ponts d’infanterie, 2500 chars et 300 avions de chasse”, écrit-il, ajoutant que ce commandant a aussi dit qu’il faudra “un nombre considérable d’armes laser et nucléaires pour faire face aux attaques”. L’officier en question n’est autre que le général Mohsen Reza’i qui est le commandant du CGR le plus élevé dans la guerre. 

Depuis la mort de Khomeiny, le CGR a tout essayé pour obtenir des armes nucléaires, cependant il n’a pas encore accompli le rêve de son fondateur.

Stratégie de défense préventive 

En 1989, le régime clérical adopte une nouvelle stratégie dite de "défense préventive". Un tel système de défense devait servir à dissuader "les ennemis de la République islamique. À un certain point, ils [les ennemis] pourraient nous imposer leur volonté par la puissance militaire."
 
La stratégie repose sur les piliers suivants :

• La capacité d’accepter des risques énormes comme des chiffres croissants de pertes;
• Disposer d’un grand arsenal de missiles de courte et moyenne portée pour compenser la faiblesse en puissance aérienne;
• Un arsenal d’armes nucléaires pour dissuader des puissances majeures de menacer l’Iran et en premier lieu les Etats-Unis.

Il est clair que la principale force de dissuasion sera bien sûr l’arme nucléaire. Un commandant du CGR a dit que Khamenei et d’autres leaders militaires estiment que "le potentiel de défense de l’Iran sans une véritable force de dissuasion comme l’arme nucléaire n’aura pas beaucoup de crédibilité".

Tirant des leçons de l’invasion américaine de l’Irak, le régime des mollahs a conclu que l’Irak n’aurait pas été occupé s’il avait été doté de l’arme nucléaire comme la Corée du Nord.     

A suivre 
 

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