mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : Les jambes et les épaules d’un prisonnier politique brisés par des coups violents

Iran : Les jambes et les épaules d’un prisonnier politique brisés par des coups violents

Le prisonnier politique iranien Arzhang Davoodi a les deux jambes et l’épaule cassées après avoir été battu et jeté d’un escalier à la prison centrale de Zahedan dans la province du Baloutchistan. Il ne pourra plus marcher sans assistance pour le reste de sa vie.

Davoodi, 65 ans, a été convoqué au bureau principal de la prison le 3 avril, où ses mains et ses pieds ont été enchaînés. Alors qu’il quittait la pièce, le chef adjoint du président l’a poussé de l’escalier du deuxième étage et, comme les pieds et les mains de Davoodi étaient toujours menottés, il a été incapable de maintenir son équilibre. Cette agression a entraîné la fracture du fémur droit et du tibia gauche de Davoodi, la luxation de son épaule et des contusions à la moelle épinière.

Davoodi, un enseignant, peut à peine marcher et il est gardé dans la section de quarantaine de la prison, ce qui ne fait qu’aggraver sa santé déjà mauvaise.

Davoodi fait la grève de la faim depuis le 3 mars pour protester contre le fait d’être maintenu dans une petite unité d’isolement depuis août 2017, avec interdiction d’accès aux visites familiales, aux appels téléphoniques, aux communications avec les prisonniers, au temps d’antenne gratuit, à la lecture, à la télévision, aux médicaments et à une nourriture adéquate.

Dans une lettre ouverte, datée de mars 2018, Davoodi explique les raisons de sa grève de la faim.

Il a écrit : « Je veux simplement un peu d’air et un peu de lumière du soleil, dont je suis inhumainement privé depuis le mois d’août. Cette suppression éhontée et prolongée de mes droits a aggravé mon état cardiaque et mon diabète. Ma vue s’est assombrie… Lorsque j’ai été renvoyé à la prison de Zahedan, mes conditions physiques se sont encore détériorées, parce que je suis détenu dans une très petite cellule, connue sous le nom de « cellule n°2 solitaire » de la section de quarantaine de la prison… Les mesures très sévères prises dans les prisons de cette province ne sont pas seulement imposées aux prisonniers politiques. Cette nature se retrouve littéralement dans toutes les formes d’autorités de ce régime qui a toujours recours à la force. »

Il a également demandé à Zeid Ra’ad al-Hossein, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, et à d’autres organisations de défense des droits humains d’enquêter sur les prisons iraniennes.

Davoodi, qui a été emmené à la prison de Zahedan en janvier, a été arrêté en 2003 pour avoir critiqué le bilan du régime en matière de droits humains dans un documentaire sur la mort suspecte de Zahra Kazemi, une photojournaliste canado-iranienne. Pendant son séjour en prison, Davoodi a été torturé à plusieurs reprises, battu, placé à l’isolement et maintenu dans des conditions insalubres.

Amnesty International a demandé à plusieurs reprises la libération immédiate de M. Davoodi, un « prisonnier de conscience. »

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