mardi, novembre 29, 2022
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Iran : Les gardiens de la Révolution supervisent une immense expansion du programme nucléaire du pays

Les gardiens de la révolution iraniens supervisent une expansion massive du programme d’armes nucléaire du pays pour tenter d’avancer la date à laquelle le régime pourra produire sa première ogive, selon un groupe d’opposition iranien de premier plan.

Par Con Coughlin  

The Telegraph (Royaume Uni), 17 juillet  – Une équipe de spécialistes de 60 scientifiques nucléaires a été détachée auprès d’une unité spécialement désigné portant le nom d’Organisation de recherche de la nouvelle défense, qui dépend directement des gardiens de la révolution, la force d’élite sous le contrôle du guide suprême de l’Iran.

Ayant déjà révélé l’existence en Iran d’un site top-secret d’enrichissement d’uranium à Natanz, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) dit avoir maintenant découvert des preuves concluantes sur la manière dont les gardiens de la révolution sont tranquillement en train d’étendre le programme d’armement.

La nouvelle unité, créée l’an dernier, a été mise en place pour travailler dans les domaines clés du programme d’armement qui a encore besoin d’être complété avant que l’Iran puisse se mettre à travailler sur l’assemblage d’une arme nucléaire.

La semaine dernière, le Daily Telegraph a révélé que Sir John Sawers, le chef du MI6, avait dit à un groupe restreint de hauts fonctionnaires qu’au rythme actuel de ses progrès, l’Iran serait en mesure d’avoir un engin nucléaire dans deux ans.

Mais l’ayatollah Ali Khamenei, guide spirituel de l’Iran qui a la responsabilité globale du programme nucléaire en Iran, souhaite que les scientifiques nucléaires iraniens intensifient leurs efforts afin de parvenir à l’expertise technologique nécessaire pour fabriquer une bombe atomique.

Selon le CNRI, le mouvement d’opposition iranien qui se dit doté d’un réseau très efficace de militants oeuvrant à l’intérieur du pays, le siège de la nouvelle unité de recherche est basé à Mojdeh, dans le secteur de Lavizan.

L’unité a été divisée en sept subdivisions, ayant chacune la responsabilité de travailler dans un domaine spécifique de recherche. Il s’agit notamment de travailler sur la matière fissile utilisée pour fabriquer une arme nucléaire, de mener des recherches sur les différents métaux utilisés pour la fabrication d’une ogive, et de l’élaboration d’un détonateur pour un tel dispositif.

La plupart des scientifiques travaillant pour la nouvelle unité sont en contact direct avec  le site d’enrichissement d’uranium souterrain nouvellement construit à Fordow, un autre complexe top-secret dont l’existence a été révélée il y a à peine trois ans par Barack Obama.

Les responsables du renseignement israéliens soupçonnent l’Iran d’avoir construit le complexe, profondément enterré sous la montagne à la périphérie de la ville sainte de Qom, pour dissimuler à la communauté internationale ses tentatives de développement d’armes nucléaires.

Les préoccupations croissantes d’Israël sur le programme nucléaire de l’Iran ont soulevé des craintes comme quoi l’Etat juif pourrait planifier de lancer des frappes aériennes unilatérales contre les principales installations nucléaires de l’Iran plus tard cette année.

Tom Donilon, le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, s’est rendu à Jérusalem à la fin de la semaine pour des entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de hauts responsables de la sécurité israélienne, alors qu’à Washington on craint de plus en plus que les Israéliens soient parvenus à l’étape finale de la planification d’une attaque.

M. Donilon, qui a cherché à rassurer M. Netanyahu que Washington ne tolérerait pas un Iran doté d’armes nucléaires, est l’un des nombreux hauts fonctionnaires de l’administration Obama à visiter Israël ces derniers temps pour tenter de convaincre les Israéliens de s’abstenir de toute mesure unilatérale.

L’administration Obama fait valoir que la dernière série de sanctions économiques contre l’Iran commence à avoir un impact, ce qui explique la décision récente de Téhéran de reprendre les négociations sur l’avenir de son programme nucléaire après une pause de trois ans. Washington veut donner plus de temps aux pourparlers et exerce donc une intense pression diplomatique sur Israël pour faire preuve de retenue.

Hier, Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, est devenue la dernière visiteuse de haut rang arrivée à Jérusalem pour faire pression sur M. Netanyahu.  Mme Clinton ne s’est pas rendue en Israël en deux ans, ayant déclaré qu’elle ne s’y rendrait pas tant qu’il n’y aurait  pas de progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient.

En l’absence de signes d’une percée, les autorités du département d’Etat ont affirmé que le but de son voyage était d’ « échanger ses impressions » sur l’impact du Printemps arabe au Moyen-Orient, mais il fait peu de doute que l’Iran n’ait été au centre de son véritable agenda.

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