mercredi, février 1, 2023
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Iran : Le facteur « répression » au quotidien

CNRI – La répression en Iran cette année a connu un tournant qualitatif, si on peut parler de qualité dans la férocité. Disons qu’une nouvelle étape a été franchie. Jusqu’à présent la violence s’étalait dans la rue, avec ici et là des raids visant les antennes paraboliques et les vidéos ou autres bouteilles d’alcool cachées dans les foyers.

CNRI – La répression en Iran cette année a connu un tournant qualitatif, si on peut parler de qualité dans la férocité. Disons qu’une nouvelle étape a été franchie. Jusqu’à présent la violence s’étalait dans la rue, avec ici et là des raids visant les antennes paraboliques et les vidéos ou autres bouteilles d’alcool cachées dans les foyers.

On arrêtait par centaines, par milliers, sous tous les prétextes : vêtements, cheveux, musique, couleur, sourire, animal de compagnie… Et puis au poste, en prison, on se déchaînait sur les détenus.

Cette année, les sanctions économiques et politiques sont tombées dru sur le régime qui, encore sous le choc, a fait son entrée retentissante sur la liste du terrorisme américain et qui vient de voir son opposition retirer de la liste noire britannique. Finies les années fastes où les mollahs ne bénéficiaient que des carottes au détriment de la résistance iranienne et de la population.

Alors au fur et à mesure que les coups de bâtons sont tombés, la répression est montée d’un cran. Cette année, le lynchage dans la rue est devenu la règle, organisé, filmé en direct. Paradoxe de cette dictature médiévale, où la victime avait à la fois la matraque qui opprime la gorge et le micro de la télé officielle qui a absolument besoin de connaître les sentiments de ce jeune en train mourir. Conscience professionnelle du journaliste qui pousse le sadisme jusqu’à faire durer la souffrance en interrogeant immédiatement le bourreau, qui lui ne lâche pas prise, pour capter ses impressions quand il écrase la gorge de sa victime. Micro trottoir barbare qui est passé en boucle à la télé du régime. Un seul but : créer la peur absolue.

Puis ce fut le tour des exécutions publiques par groupes entiers. Beaucoup de jeunes, jusqu’à 12 personnes. Jour après jours.

Maintenant pour maintenir le climat de terreur, on entre chez l’habitant et on torture sur place, on détruit tous ses biens, on viole sa vie privée, on le plonge dans la terreur, dans son foyer. Pour qu’il n’y ait plus aucun refuge dans le pays. Comme en témoignent ces photos. Le régime vient d’annoncer un renforcement de la répression pour l’hiver.

Mais ce qu’il oublie, c’est la capacité de résistance des Iraniens et la manière dont ils savent s’emparer de la rue pour manifester et protester.

Ce que l’occident ne doit pas oublier, c’est que le silence face à ces barbaries ne fait qu’encourager les mollahs, mais qu’ils ne redoutent particulièrement d’être dénoncés dans toutes les pages des journaux et sur les écrans de télévision. La condamnation s’impose pour alléger la souffrance des Iraniens.

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