lundi, novembre 28, 2022
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Iran : investir dans le peuple iranien au lieu des faux modérés

Iran : investir dans le peuple iranien au lieu des faux modérés

NEW YORK DAILY NEWS : par Ali Safavi* – La définition de la folie est faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent. Voici la politique étrangère américaine envers l’Iran. La répétition sans fin des choix politiques échoué à l’égard de Téhéran, par différentes administrations des deux parties.

Depuis les années 1990, Téhéran a déployé des soi-disant réformateurs qui gouvernent sans pluralisme en Iran.

L’Occident se précipite à chaque occasion pour conclure des accords avec les réformateurs qui cherchent à obtenir des concessions politiques, économiques et autres — mais finalement ne font rien pour freiner le comportement aberrant des religieux aux pouvoirs, en partie parce qu’ils n’ont jamais eu la capacité de faire.

Ceci se répète et se répète à nouveau. Et les peuples iraniens et américains sont obligés de s’asseoir et regarder cette charade douloureuse.

Les dirigeants de la soi-disant faction réformiste de cette ronde comportent l’ancien président Hashemi Rafsanjani et l’actuel président Hassan Rohani. Le premier a été célèbrement accepté au début des années 1990 par l’Occident comme un pragmatique prêt à faire des affaires, avant que sa présidence se transforme en la pire période d’attaques terroristes et d’assassinats de dissidents par régime iranien à l’étranger.

En effet, au cours de sa présidence « modérée », l’Iran de Rafsandjani a été considéré par le Département d’État américain comme le parrain numéro un du terrorisme international, une distinction douteuse maintenue par l’actuel président.

Rohani, bien sûr, a été adopté comme un réformateur en 2013, même si au cours des 37 années précédentes il a occupé les postes les plus élevés dans le régime, y compris en tant que Représentant du Guide suprême Ali Khamenei au sein du Conseil suprême de la sécurité nationale. Plus récemment, il a ordonné à son ministre de la Défense d’élargir et d’accélérer le programme de missiles balistiques.

Pourtant, l’Occident — à la mémoire courte — a conclu un accord avec Rohani. L’accord sur le nucléaire cautionne son gouvernement, lui permettant d’utiliser cette nouvelle marge de manœuvre politique pour réprimer violemment la dissidence.

Sous Rohani, la hausse vertigineuse des exécutions a atteint des niveaux jamais vus depuis 25 ans. Près de 1000 personnes, y compris des mineurs délinquants ont été exécutés en Iran l’année dernière, marquant le plus grand nombre en 20 ans. Et des dizaines de femmes dans la ville centrale d’Ispahan ont subi des attaques à l’acide par des gangs organisés affiliés au régime parc qu’elles ne respectaient soi-disant pas le hijab obligatoire.

Des groupes de défenseurs des droits de l’Homme comme Amnesty International ont dénoncé le régime et la communauté internationale pour l’avoir enhardi.

On n’a pas encore appris notre leçon. Les décideurs et les médias américains et européens ont applaudi les élections législatives en Iran le mois dernier, qui, selon eux était une victoire écrasante pour les « réformistes ». Mais qui sont ces « réformistes » de premier plan ? Un titulaire et deux anciens ministres des renseignements et un ancien procureur révolutionnaire, notoirement connus pour leur rôle dans l’assassinat en masse sur le territoire et le terrorisme à l’étranger.

La réalité est que les élections dans une théocratie sont un canular cruel. Le processus de vérification élaboré par le Conseil des gardiens non élu interdit de nombreux candidats à se présenter aux élections. Plus de 90 % des réformistes décrits comme indépendants ont été tout simplement disqualifiés. Tous les candidats devaient jurer « être de tout cœur » le Guide suprême non élu et lui prêter allégeance « dans la pratique ».

La politique occidentale n’a pas été en mesure de briser le sort, il est même devenu plus ignorant et dans l’erreur concernant la politique iranienne.

Peut-être les États-Unis et ses alliés ont un bon sentiment d’amadouer les factions soi-disant modérées du régime en dépit de leurs trahisons antérieures et leurs fausses promesses. Mais il est difficile de voir des gains concrets, que ce soit pour les intérêts américains ou pour le peuple iranien au nom desquels les décideurs américains prétendent souvent agir.

Quand Washington se réveillera-t-il pour apprendre que peut-être le régime iranien est fondamentalement incapable de se réformer ? Quand apprendra-t-il qu’il devrait investir dans le peuple iranien et la véritable opposition à la place des faux modérés ?

Parler de la situation des droits de l’Homme en Iran et tendre la main aux dissidents iraniens et l’opposition organisée serait un grand pas pour les millions qui aspirent à la liberté.

Jusqu’à ce que nous le fassions, l’Occident continuera à servir en tant que complices à d’horribles violations des droits de l’Homme et en tant que facilitateurs d’un régime illégitime et antidémocratique.

*Safavi est membre de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne.

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