dimanche, novembre 27, 2022
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Iran: Des eurodéputés soutiennent l’OMPI

Iran: Des eurodéputés soutiennent l’OMPICNRI – Une vingtaine d’europarlementaires ont assisté à une réunion intitulée “Ahmadinejad et la solution européenne” en solidarité avec la Résistance iranienne et son principal groupe, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), au Parlement européen à Bruxelles le 22 février. L’événement était organisé par le groupe interparlementaire Les Amis d’un Iran Libre, après les échecs de l’UE de convaincre Téhéran de stopper ses activités d’enrichissement d’uranium qui ont repris le mois dernier en violation de l’accord de Paris.  La réunion était co-présidée par l’eurodéputé portugais Paulo Casaca, du groupe socialiste, et l’écossais Struan Stevenson, vice-président du groupe PPE (chrétiens démocrates), tous deux présidents des Amis d’un Iran Libre.

Préoccupés par la politique iranienne de l’Union européenne alors que la menace nucléaire de Téhéran devient de plus en plus évidente, les orateurs ont critiqué la complaisance dont fait preuve l’UE et ont appelé à des mesures de fermeté. Les intervenants ont tous convenus que la solution au problème en Iran est un changement de régime par le peuple iranien et sa Résistance et que le premier pas dans cette direction serait le retrait de l’étiquette honteuse de terroriste de l’OMPI, la principale opposition au fascisme religieux au pouvoir en Iran. 

Dans ses propos d’ouverture, Paulo Casaca a souligné que l’UE avait mis l’OMPI sur la liste du terrorisme sans la moindre preuve, et que cela s’était fait uniquement à la demande de la dictature iranienne, ce qui représente à ses yeux un “sale marchandage”. Il a récusé le rapport  tendancieux de l’ONG Human Rights Watch contre l’OMPI, estimant qu’il se plaçait dans la même ligne. Il a évoqué des allégations de ce rapport de 28 pages, disant qu’il n’avait pu en prouver aucune lorsqu’il s’était rendu à la Cité d’Achraf l’an dernier pour enquêter à ce sujet.  

Casaca a également regretté que le ministre des affaires étrangères des mollahs Mottaki ait pu entrer au Parlement européen, notant qu’il n’avait même pas démenti son implication quand on l’a interrogé sur des crimes terroristes commis en Turquie lorsqu’il y était ambassadeur.

C’est l’Estonien Tunne Kelam, du groupe des démocrates européens, qui a ensuite pris la parole pour dire qu’il était extrêmement difficile d’extraire la moindre chose positive du régime en place en Iran. Il a souligné la nécessité de s’opposer aux ambitions atomiques des mollahs si l’on voulait éviter une guerre dangereuse. Il a rendu hommage à la Résistance iranienne pour son rôle valeureux dans la dénonciation de ce programme nucléaire. A ses yeux, il est extrêmement injuste de classer l’OMPI dans les groupes qui s’attaquent à la population innocente.

La Suédoise Eva Britt Svensson, vice-présidente de la commission des femmes, s’est jointe à ses collègues pour condamner les violations des droits de l’homme en Iran. Elle a précisé que sa présence dans cette réunion visait à montrer sa solidarité avec la Résistance iranienne.

Karin Resetarits, autrichienne du groupe libéral, a vivement condamné les activités nucléaires du régime et appelé son gouvernement, qui occupe actuellement la présidence de l’Union européenne, à réviser la liste du terrorisme. Elle a estimé que Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance, représentait l’espoir de millions d’Iraniens opposés à la dictature religieuse. A ses yeux,  l’Europe se doit de soutenir Mme Radjavi et ne peut adopter de meilleure politique que celle d’ouvrir un dialogue avec elle. 

Le Danois Mogens Camre, vice-président de l’Union pour une Europe des Nations s’en est pris à la faiblesse de l’UE vis-à-vis de la dictature religieuse, et son manque de principe qui a permis aux mollahs d’accélérer leur quête du nucléaire et de réprimer violement la population. C’est parce qu’il a peur de la démocratie et du progrès que le régime rse lance dans la répression et qu’il a insisté pour que l’OMPI soit taxé de groupe terroriste, a dit Camre. Il a rappelé qu’il ne pouvait y avoir de dialogue avec les tueurs professionnels au pouvoir en Iran et que tous ceux qui recherchent la liberté sont des ennemis de ce régime. Mais il a également souligné qu’il était pratiquement impossible de le renverser à main nue.

L’Allemand André Brie, du groupe de la gauche unie européenne et membre de la commission des affaires étrangères, a expliqué qu’il s’était rendu deux fois à la Cité d’Achraf et qu’il n’y avait trouvé aucune preuve étayant les accusations de HRW contre l’OMPI. A ses yeux, ce groupe a perdu sa crédibilité. Il s’est dit également convaincu que l’OMPI n’avait rien à voir avec le terrorisme et qu’il s’agit d’un mouvement de résistance légitime, doté d’institutions démocratiques. 

Son collègue hollandais Erik Meijer, du même groupe parlementaire, a rappelé la terrible situation des droits de l’homme en Iran. Il a parlé de Hodjat Zamani, un membre de l’OMPI pendu en secret après presque cinq ans d’emprisonnement.

Il a approuvé Mme Radjavi lorsqu’elle dit que le guide suprême des mollahs a intensifié la guerre contre le peuple iranien et déclaré une autre guerre à la communauté internationale en plaçant Ahmadinejad à la présidence du régime. Il a appelé à une nouvelle politique de l’UE disant que l’Europe devrait se mettre du côté du peuple iranien et défendre la démocratie et les droits de l’homme. 

Aloyzas Sakalas, un Lituanien du groupe socialiste, s’est exprimé brièvement sur le régime iranien pour souligner qu’il fallait retirer d’urgence l’OMPI de la liste du terrorisme de l’UE. 

Le Tchèque Jaroslav Zvěřina, du groupe des démocrates européens, a estimé que rien au monde ne valait la liberté. Il a condamné la répression sauvage qui prévaut en Iran en particulier contre les jeunes. Il a dit à ses collègues qu’il ne connaissait pas de mouvement d’opposition aussi fort et aussi grand que l’OMPI et a rejeté toute possibilité d’ouverture de dialogue avec le régime de Téhéran.

La Finlandaise, Pia Noora Kauppi, des démocrates européens, a vivement critiqué la politique européenne de complaisance qui a uniquement servi à donner du temps au mollahs pour faire avancer leur programme nucléaire. Elle a dit que plus personne ne doutait sur la quête d’armes nucléaires des mollahs et que l’Europe devrait agir avant qu’il ne soit trop tard. Elle a critiqué l’attitude de l’UE vis-à-vis de l’OMPI qui semblait être sanctionnée pour ses activités.  Elle a dit que la tâche la plus importante pour tous était de retirer l’organisation de la liste du terrorisme.

Tout en soutenant les commentaires de Mme Kauppi et de ses autres collègues, la Française Anne Ferreira, du groupe socialiste a noté qu’un nombre croissant d’eurodéputés rejoignait le mouvement en faveur de l’OMPI et que cela devait s’étendre pour assurer son retrait de la liste.

 C’est Struan Stevenson qui a clos la réunion avec un bilan choquant des violations des droits de l’homme en Iran, notamment la pendaison d’enfants. Il a qualifié ce régime de pire que les nazis. Il a vivement critiqué la complaisance européenne qui a permis aux mollahs de dominer l’Irak et de faire de ce pays un tremplin pour propager l’intégrisme dans toute la région. Il a appelé à un soutien actif de l’OMPI et à son retrait de la liste noire. 

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