samedi, novembre 26, 2022
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Amnesty International – Iran : une tendance inquiétante du recours à la peine de mort

Amnesty International - Iran : une tendance inquiétante du recours à la peine de mort Dans un communiqué publié le 24 février, Amnesty International exprime sa grave préoccupation sur le nombre d’exécution en Iran et dit craindre pour la vie des prisonniers politiques, dont certains sont dans le couloir de la mort depuis des années. L’ONG est indignée par le fait que le régime en Iran continue de condamner à mort des enfants, en violation de toutes ses obligations internationales.

Dans un communiqué publié le 24 février, Amnesty International exprime sa grave préoccupation sur le nombre d’exécution en Iran et dit craindre pour la vie des prisonniers politiques, dont certains sont dans le couloir de la mort depuis des années. L’ONG est indignée par le fait que le régime en Iran continue de condamner à mort des enfants, en violation de toutes ses obligations internationales.

“Les exécutions en Iran se poursuivent à un taux inquiétant”, écrit A.I. “Une exécution récente a touché un prisonnier politique, Hodjat Zamani, membre de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), enlevé en Turquie en 2003 et condamné à mort en 2004 après avoir été accusé d’implication dans un attentat à la bombe à Téhéran en 1988. Il a été retiré de sa cellule de la prison de Gohardacht et exécuté le 7 février 2006, bien que son exécution n’ait été confirmé par les autorités iranienne que le 21 février”.
Le communiqué de A.I. dit que “l’exécution de Hodjat Zamani a alimenté les craintes de risque d’exécutions imminentes pour d’autres prisonniers.” Le texte ajoute : “Selon des informations non confirmées qui circulent depuis début février, des prisonniers politiques et autres condamnés à mort se sont fait dire qu’ils seraient exécutés si l’Iran était envoyé au Conseil de Sécurité de l’ONU pour la reprise de son programme nucléaire. Cela concernerait d’autres membres de l’OMPI qui est une organisation illégale en Iran.”  Le texte rappelle que “l’OMPI a été la source qui a révélé en 2002 le programme nucléaire de l’Iran au monde extérieur.”

Le communiqué note que “parmi ceux qui sont en danger, on trouve Sa’id Massouri, un membre de l’OMPI maintenu en isolement cellulaire dans la section 209 de la prison d’Evine depuis la fin 2004 ; Khaled Hardani, Farhang Pour Mansouri et Shahram Pour Mansouri, tous trois impliqués dans un détournement d’avion en 2001 quand Shahram Pour Mansouri n’était âgé que  de 17 ans; Gholamhossein Kalbi et Valiollah Feyz Mahdavi, tous deux membres de l’OMPI et Alireza Karami Khairabadi.”

Amnesty International a également reçu des informations comme quoi au moins deux Arabes iraniens risquent une exécution imminente. La province du Khouzistan a été le centre de vastes troubles depuis le 15 avril 2005. Mohammad Ali Sawari et Mehdi Nawaseri, tous deux âgés d’une vingtaine d’années, viennent d’être condamnés à mort.  Mohammad Ali Sawari a été arrêté à la suite d’une manifestation dans la ville d’Ahwaz le 4 novembre 2005. Mehdi Nawaseri a été arrêté en octobre 2005, après avoir été détenu en avril 2005 puis relâché.

http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE130192006 

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