mercredi, février 8, 2023
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Iran: des dizaines d’exécutions rappellent l’implacable répression

Les autorités islamistes ont exécuté au moins 22 prisonniers en trois jours en Iran. Parmi les victimes pendues entre le 23 et 25 mai à la prison de Ghezel Hessar, il y a : Mohammad Barani, Asghar Koshki, Haj Ahmad Ibarahimi, Massoud Zibaei, Karim Bagheri, Ahmad Rabdoust, Abbas Ameri, Bakhshi Bameri Fooladzehi et Mehran Balouchzahi .

Les médias du régime iranien n’ont publié aucune information au sujet de ces exécutions par groupes.

Du 19 mai au 21, le régime des mollahs a exécuté 37 autres personnes, dont certains en public, dans les rues de Qouchan, Minab et Chiraz. L’exécution à Minab a été réalisée sur un terrain de football afin d’instaurer un climat de peur parmi la jeunesse.

À Chiraz, un prisonnier condamné à mort a reçu 111 coups de fouet avant la pendaison.

Les 20 et 21 mai ont vu l’exécution de vingt-quatre prisonniers en trois groupes dans les prisons de Ghezel Hessar et Gohardacht. Huit des pendus aux premières heures de jeudi à Hessar Ghezel étaient des prisonniers qui avaient courageusement protesté, le 17 août 2014, contre la vague d’exécutions collectives et secrètes. Ils avaient alors affronté les gardiens de prison.

L’exécution de neuf prisonniers par deux groupes à Arak est un autre crime du régime pendant cette même période.

Depuis le début avril, on a rapporté une moyenne de six exécutions par jour. La dernière vague porte le nombre total des pendaisons depuis le 1er janvier 2015 à près de 400, dont au moins six prisonniers politiques et sept femmes.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, Ahmed Shaheed, a condamné récemment la recrudescence des exécutions en Iran.

Le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, Christof Heyns, s’est pour sa part dit « alarmé par la récente augmentation du nombre des pendaisons, qui ont eues lieu en dépit de sérieuses questions sur les normes d’un procès équitable ».

« Les exécutions en public ont un effet déshumanisant sur la victime et les témoins de l’exécution, ajoutant au caractère déjà cruel, inhumain et dégradant de la peine de mort. »