samedi, février 4, 2023
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Iran : Dans les universités comme à l’extérieur, la colère monte contre le pouvoir

Université libre de Karadj, 20 mai, 1500 étudiants manifestentCNRI – Dans un acte téméraire, le 20 mai, plus de 1500 étudiants de l'Université libre de Karadj, dans la banlieue ouest de Téhéran, ont perturbé l’enregistrement d’une émission spéciale de la radiotélévision d’Etat visant à promouvoir la prochaine farce électorale.

Université libre de Karadj, 20 mai, 1500 étudiants manifestentCNRI – Dans un acte téméraire, le 20 mai, plus de 1500 étudiants de l'Université libre de Karadj, dans la banlieue ouest de Téhéran, ont perturbé l’enregistrement d’une émission spéciale de la radiotélévision d’Etat visant à promouvoir la prochaine farce électorale.

Ils ont réussi à faire de ce qui était censé être un plébiscite, une véritable protestation contre la théocratie en scandant « Honte à ce gouvernement trompeur » et « Mahmoud Ahmadinejad, source de la corruption et de discrimination ».

Ils ont également demandé la libération de leurs camarades emprisonnés, tout en comparant le régime iranien aux talibans d’Afghanistan, « Mort aux Talibans, à Kaboul comme à Téhéran », ont-ils scandé.

Appelant précisément à la libération immédiate de leurs camarades de Polytechnique et de l’institut de formation des maîtres, les étudiants ont aussi entonné des chansons populaires comme le désormais classique «Yar-e-Dabestani », (mon camarade de classe) et l'ancien hymne national, « Ô Iran» qui a été mis au placard par le pouvoir religieux. Ces deux chants sont devenus des basiques des protestations universitaires ces dernières années, symboles du patriotisme et de la solidarité nationale contre la tyrannie.

Par ailleurs, à l’Ecole Polytechnique de Téhéran, un discours du représentant de Mahmoud Ahmadinejad, Saïd Jalili, qui est aussi le négociateur nucléaire en chef des mollahs, a été interrompu par les étudiants qui se sont mis à le huer et à le siffler en le traitant de menteur. Ils n’ont pas non plus épargné la milice qui assure la répression dans les universités.

Hors des campus, dans divers quartiers de la capitale, les graffiti ont commencé à recouvrir les murs contre les dirigeants du régime, notamment «Mort à Ahmadinejad", qui fait un buzz selon les Téhéranais.

Les graffiti fleurissent particulièrement bien près du bâtiment du ministère de l’Intérieur, dans la rue Fatemi, ainsi que dans l'est de la capitale, y compris le district de Téhéran Pars.

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