CNRI Une délégation du Conseil national de la Résistance a exposé le problème de diaspora iranienne lors dun séminaire de deux jours à Lisbonne, au Portugal, du 18 au 19 mai 2006, intitulé « Dialogue nord-sud sur la migration ».
La délégation du CNRI, composée de Mme Elaheh Azimfar, membre de la Commission des affaires étrangères et de Dr Massoumeh Bolourchi, représentante du CNRI en Allemagne et en Autriche, était invitée par le Centre Nord-Sud, organisme du Conseil de lEurope.
Lévénement qui sest déroulé au parlement portugais était organisé notamment par le Centre européen pour linterdépendance mondiale et la solidarité (Centre Nord-Sud), la Direction générale de la Cohésion sociale et lAssemblée parlementaire (Commission sur la migration, les réfugiés et la population) du Conseil de lEurope, en partenariat avec lAssemblée portugaise et la Fondation Gulbenkian.
On remarquait la présence de parlementaires européens et dailleurs, notamment du Royaume-Uni, de France, de Suisse, de Belgique, du Portugal, dEspagne, de Suède, de Grèce, de Pologne, de Roumanie, de Russie, de Croatie, de Slovénie ainsi que dAlgérie. Des ONG, des universitaires et des représentants de corps diplomatiques de divers pays comme les Pays-Bas et la Grèce, formaient le reste du public venu nombreux.
Le président de lAssemblée portugaise, M. Jaime José Matos da Gama, a ouvert les travaux jeudi qui se sont répartis en quatre sessions concernant :
– Défis pour le co-développement et le rôle des acteurs impliqués
– Co-développement et démocratie
– Diasporas et co-développement
– Réfugiés et co-développement
Mme Azimfar a abordé le problème des immigrants iraniens lors de son intervention à la quatrième session présidée par Mme Ruth Gaby Vermot-Mangold, députée suisse et présidente de la sous-commission sur les Réfugiés de lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope.
Mme Azimfar a brièvement rappelé lhistoire de son pays avant de noter que les Iraniens avaient toujours été attachés à leur terre et que la migration était un phénomène rare. « La première migration dIraniens, a-t-elle dit, a eu lieu pendant la première décennie du XXe siècle lorsque le parlement nouvellement élu a été bombardé sur ordre du roi de lépoque et quun grand nombre dactivistes luttant pour la liberté ont été pendus en public. Pendant cette période, les intellectuels iraniens sont partis en Occident pour organiser lopposition à la tyrannie au pouvoir.» Elle a ajouté : « La plus grande vague de migration et de demandeurs dasile , à laquelle des millions dIraniens ont participé, a eu lieu après la révolution de 1979, sous la tyrannie religieuse ». Mme Azimfar a ensuite insisté sur le rôle des réfugiés et de la Résistance dans la dénonciation des crimes du régime iranien et de son programme darmes nucléaires clandestin, un service crucial rendu à la paix et à la sécurité dans le monde.
Le Dr Bolourchi a quant à elle évoqué les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés en Allemagne. Elle a fait référence au cas de près de 100 réfugiés politiques iraniens dont le statut a été retiré par les autorités allemandes : « Depuis 2003, le Bureau fédéral de lasile et de limmigration en Allemagne dont le siège se trouve à Nuremberg, retire le statut de réfugié aux partisans des Moudjahidine du peuple dIran. Parmi les accusations portées contre ce groupe de réfugiés : laffiliation à lOMPI, organisation taxée de terrorisme par lUE ».
Dénonçant létiquette de terroriste comme lont fait des milliers de députés dans le monde, le Dr Bolourchi a appelé à sa suppression immédiate. Elle a énuméré les restrictions imposées à ceux qui ont perdu leur statut comme le fait de ne plus bénéficier dassurance maladie, de ne plus pouvoir ouvrir de compte bancaire et dautres actes indispensables à la vie dans une société démocratique.
La pression sur les réfugiés iraniens en Allemagne est considérée comme faisant partie de la politique de complaisance avec le régime de Téhéran. La représentante du CNRI en Allemagne a achevé son discours en réclamant le retrait de toutes les restrictions contre les réfugiés iraniens et la reconnaissance de leurs droits dans ce pays.

