lundi, décembre 5, 2022
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L’Iran ne suspendra pas son enrichissement d’uranium, malgré l’offre UE

L'Iran ne suspendra pas son enrichissement d'uranium, malgré l'offre UE Agence France Presse – L’Iran a rejeté par avance une suspension de son enrichissement d’uranium, demandée par l’Union européenne dans un projet qui prévoit des mesures incitatives s’il s’y conforme et des sanctions dans le cas contraire.

L’Iran ne suspendra pas son enrichissement d’uranium, a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne Hamid Reza Assefi.
 
Evoquant l’offre des pays européens qui mêle mesures incitatives et menaces de sanctions et qui doit être discutée mercredi à Londres par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l’Allemagne, M. Assefi a déclaré qu’il préférait ne pas faire "de prévision" et attendre d’en prendre connaissance officiellement.

"Mais nous ne reculerons pas du point auquel nous sommes arrivés et nous n’arrêterons pas l’enrichissement" d’uranium, a-t-il ajouté, dans sa conférence de presse hebdomadaire.
"Le fondement de notre travail est que les droits de la République islamique d’Iran doivent être reconnus dans tout plan", a encore dit M. Assefi en ajoutant que "nous ne pouvons pas reculer" sur ce point.
Samedi, M. Assefi avait déjà refusé de se prononcer sur l’offre des Européens.

"Tout commentaire, jugement ou évaluation à ce stade pourrait compliquer la situation à l’avenir. Nous avons besoin d’attendre que l’offre soit faite officiellement", avait-il dit.

Mais le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait rejeté samedi "la suspension des activités nucléaires" de l’Iran qui seraient contraire "à ses droits légitimes".

Interrogé pour savoir si la déclaration du chef de la diplomatie iranienne signifiait un rejet officiel du plan européen, M. Assefi a répondu : "Non. Nous n’avons pas encore reçu le plan européen pour réagir, l’accepter ou le rejeter".

Il a toutefois "conseillé" aux participants à la réunion de Londres d’être "réalistes et de présenter un plan qui garantira les moyens d’assurer la réalisation de nos droits" en matière nucléaire.
 
"La ligne rouge de la République islamique est de conserver le cycle du combustible nucléaire (…) Par conséquent, nous pouvons négocier avec les Européens s’ils acceptent ce droit nécessaire et inaliénable de l’Iran", a déclaré pour sa part le président de la commission des Affaires étrangères du parlement, Allaedine Boroujerdi, cité par les agences de presse iraniennes.
 
Le président Mahmoud Ahmadinejad avait ridiculisé mercredi par avance le paquet de mesures incitatives envisagées par l’UE, et dont une première mouture a été vue par l’AFP vendredi. Le président avait assimilé ces mesures à des "noix et des chocolats".

L’offre européenne doit servir de base à une discussion qu’auront mercredi à Londres les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne.
 
Le but est d’obtenir un projet de résolution qui sera soumis au Conseil de sécurité, et visant à forcer l’Iran à suspendre les aspects les plus sensibles de son programme nucléaire, notamment l’enrichissement d’uranium.

La presse conservatrice iranienne a ridiculisé dimanche le plan européen.
 
"Des mesures incitatives sans valeur, des menaces à répétition", a titré le quotidien Kayhan, alors que le Jomhouri Eslami a jugé que l’offre européenne "terni à nouveau l’atmosphère contre le programme nucléaire iranien".
 
"L’Amérique et l’Europe devraient savoir que l’Iran n’échangera pas son or pour du chocolat", a écrit le quotidien Ressalat, en reprenant la formule du président Mahmoud Ahmadinejad.

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