Message du dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi à la nation
– La répression brutale est la réponse massive des mollahs à létendue des révoltes sociales
– Les récentes élections du Majlis (Parlement) ont ouvert la voie à lacquisition de larme nucléaire, sans tenir compte des conséquences intérieures et internationales
– Si Téhéran devait abandonner son exportation du terrorisme et se contenir dans les frontières de lIran, le guide suprême perdrait son dynamisme, provoquant une implosion
Message du dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi à la nation
– La répression brutale est la réponse massive des mollahs à létendue des révoltes sociales
– Les récentes élections du Majlis (Parlement) ont ouvert la voie à lacquisition de larme nucléaire, sans tenir compte des conséquences intérieures et internationales
– Si Téhéran devait abandonner son exportation du terrorisme et se contenir dans les frontières de lIran, le guide suprême perdrait son dynamisme, provoquant une implosion
CNRI – Dans un message à la nation iranienne, diffusé sur la chaîne satellite de Sima-ye-Azadi, M. Massoud Radjavi, dirigeant de la Résistance iranienne, a marqué la nouvelle année iranienne (commençant le 20 mars) en adressant ses vux au peuple iranien. M. Radjavi a qualifié lannée qui vient de sécouler de celle qui a vu le peuple iranien et sa Résistance mener une lutte puissante et digne déloges contre le régime des mollahs. Il a mis en exergue trois réalités de premier plan : Tout dabord, des conditions sociales en ébullition, montrant que la nation iranienne est prête pour un changement démocratique. Ensuite, la phase de déclin et de dégradation de la théocratie, symbolisée par les défections de hauts responsables et focalisée sur son unipolarisation. Enfin, les tentatives hystériques des mollahs pour éradiquer le plus grand ennemi de leur régime, à savoir la Résistance iranienne, à la moindre occasion.
La nation iranienne est prête pour un changement démocratique
Dans la première partie de son message qui en compte sept, M. Radjavi a mis en évidence la vague croissante de protestations sociales spontanées ou organisées, ainsi que lampleur du boycott du dernier show électoral du régime. Les châtiments cruels comme pendre en public, amputer, jeter dans le vide, le train de soi-disant mesures de sécurité, la répression sans fin des femmes et des jeunes, et de multiples autres crimes du régime, ont tous été commis en réaction aux révoltes sociales massives et étendues.
Cest pourquoi, le 29 septembre 2007, le nouveau commandant du Corps des gardiens de la révolution (CGR) a annoncé comme la reconnu le guide suprême, la stratégie actuelle du CGR est différente du passé, dans ce sens que la première mission du CGR est de faire face aux menaces intérieures, et ensuite, en cas de menace militaire étrangère, il apportera son soutien à larmée. Il a caractérisé la force du CGR par son aptitude à faire face à des capacités de missile et de renseignement, et a qualifié la guerre de 33 jours au Liban de modèle pour combattre lennemi.
Le commandant du CGR a aussi déclaré le 7 novembre que les Etats-Unis pourraient mener des opérations spéciales contre la république islamique. Cependant, les menaces intérieures sont plus dangereuses que toutes les autres menaces.
Durant cette période, le budget de la sécurité a été multiplié par 20. Un vice-ministre de lintérieur, Mohammad Chaeri, a ajouté à cet égard le 16 août 2007 : Lannée dernière ces crédits se montaient à environ 800 millions de dollars et aujourdhui ils atteignent 16 milliards de dollars.
Le 13 août 2007, le ministre des Affaires sociales du régime a affirmé quil y avait 9,2 millions de personnes en Iran vivant sous le seuil de pauvreté, et plus de deux millions sous le seuil de pauvreté absolue (avec un revenu de moins dun dollar par jour). Le prix du litre dessence a augmenté dix fois, et dans certains quartiers de la capitale le prix des logements ont été multipliés par sept. De plus, le 21 décembre 2007, lancien président des mollahs Rafsandjani, a qualifié le problème de linflation d incroyablement sérieux.
La phase de limplosion
Dans une autre partie de son message, M. Radjavi ajoute que le régime est dans une période de déclin, dimplosion graduelle, de désertions et de divisions, caractéristique de la phase terminale dun régime anachronique. Les dernières élections lont clairement démontré. Le courant du guide suprême visant à rendre le régime unipolaire et à restreindre ses rangs a atteint un nouveau sommet, sest emparé de tout lédifice du régime et de ses trois pouvoirs. Les élections ont représenté un tournant à cause du boycott national et des purges politiques au sein du régime.
A la suite des élections récentes, le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a récolté le fruit de ce quil avait semé en faisant de Mahmoud Ahmadinejad en 2005 son président. Un tel équilibre des forces dans lélite au pouvoir na pas de précédent, même du vivant de Khomeiny. Nous sommes à présent confrontés à un régime monolithique et totalement infirme.
Manifestement, le principal objectif de ces élections nétait pas de purger les soi-disant factions réformatrices au sein du régime. Cette tâche avait été faite aux élections législatives de mars 2004, et plus tard, après larrivée dAhmadinejad au pouvoir. En fait, lenjeu des récentes élections du Majlis était de préparer la voie à lacquisition de larme nucléaire, malgré les conséquences intérieures et internationales. Le but est dinstaurer une domination totale du soi-disant front fondamentaliste allié à Khamenei, den colmater les rangs pour le préparer à affronter les crises à venir.
Le 6 janvier, près de deux mois avant le scrutin, Khamenei avait dit que les individus faibles qui ont tendance à plier sous la domination et le contrôle des puissances mondiales, et ceux qui restent passifs face aux rumeurs colportées dans le monde seront interdits dentrer au Majlis. Presque immédiatement, Ahmadinejad avait proclamé que la sauvegarde du droit dexploiter tout le potentiel de lénergie atomique était le résultat de ce scrutin.
Evoquant des témoignages sur 25.000 bureaux de vote à travers le pays, M. Radjavi a considéré le boycott par la population, comme un des plus importants. A ses yeux, les résultats officiels démontrent que les mollahs ont franchi toutes les frontières des malversations. Les organisateurs de ces élections étaient tous des agents du ministère du Renseignement et du CGR, a-t-il ajouté. Cependant, malgré des fraudes astronomiques, selon les statistiques officielles, à Téhéran et dans sept autres villes de plus dun million dhabitants, le régime na même pas pu rassembler plus de 5 à 12 % des voix pour ses candidats élus.
Le 7 février 2008, le commandant du CGR a déclaré que le mouvement fondamentaliste qui vient dêtre ravivé au bout de 25 à 26 ans, a obtenu le contrôle des branches de lexécutif et du législatif ( ) Si la milice du Bassidj veut simpliquer dans les élections, ce quelle peut faire selon le souhait du guide suprême, elle doit protéger, consolider et développer le mouvement ravivé ( ) Nous devons tenter détendre la révolution à travers le monde ( ) Nous devons nous préparer car un chemin difficile nous attend, et lutter pour propager la révolution. Tout ce qui est arrivé dans le but de préserver, de bloquer ou de dévier la révolution fait désormais partie du passé ( ) Notre révolution est aujourdhui devenue un phénomène mondial.
En un mot ce Majlis, comme le gouvernement dAhmadinejad, est une assemblée de tortionnaires et de criminels, servant à avancer sur la voie de larme atomique, du terrorisme à létranger et de la répression interne, sans obstacle, et [comme la déjà dit Ahmadinejad] sans frein ni marche arrière.
M. Radjavi sest réjoui que lUnion européenne ait reconnu que le peuple iranien mérite des élections démocratiques et équitables et que les élections du régime nont été ni libres, ni équitables. M. Radjavi a ensuite ajouté: notre querelle avec ce régime basé sur la suprématie du jurisprudent religieux a toujours porté sur la souveraineté populaire, le vote populaire et un processus délections libres sous légide organisations internationales, pour voir la population voter à bulletin direct et secret. Ainsi donc, il est honteux de taxer lOMPI de terrorisme. Que devons-nous croire : lillégitimité des élections du régime ou létiquette du terrorisme collée à lOMPI pour sa défense des élections libres et du droit des Iraniens à la souveraineté populaire?
Lalternative
Lan dernier, a poursuivi M. Radjavi, les mensonges et les accusations du régime contre lOMPI dans ses radios et ses télévisions, ses médias et ses agences de presse, ainsi que les sites internet affiliés au ministère du Renseignement, se sont monté à environ 9876 cas. Cela bien sûr ne tient pas compte de tout, car nous navons pas pu contrôler lensemble des médias du régime. De plus, ce chiffre ne comprend pas non plus les livres et les documents publiés en diverses langues par les ambassades et les agents du régime.
La liste suivante des actions, non exhaustive, permet de donner un aperçu de lhostilité hystérique des mollahs envers lOMPI : Acheter des temps dantennes dans les télévisions arabes et occidentales; acheter divers journalistes sans scrupule et les envoyer à Téhéran pour y écrire des articles négatifs sur lOMPI; envoyer des agents dans les bureaux de la Croix-Rouge internationale; arranger des rencontres de propagande contre lOMPI dans divers pays arabes et occidentaux; intenter des procès en série contre lorganisation en France, en Irak et en Allemagne; et tenter de se servir de la justice irakienne comme dun instrument pour ouvrir des dossiers comme le massacre des chiites et des kurdes, etc. Cependant, sous la façade de toute cette propagande et ces accusations se cache la trépidation incessante dun mouvement de résistance qui peut mettre fin à lexistence du monstre une fois pour toute ; malgré toutes les tentatives et tous les moyens utilisés pour le supprimer, ce mouvement continue toujours de résister avec force.
En novembre 2007, Mike Gapes, le président de la commission des affaires étrangères du parlement britannique, a dit à son retour dun voyage à Téhéran: Quand nous sommes allés en Iran, jai été frappé, et je pense que mes collègues lont été aussi, par le nombre de fois où les Iraniens ont voulu parler de ce quils appellent le cas de lorganisation terroriste du MKO, ou bien la clique ou un autre terme de ce type à un niveau quasi obsessionnel. Cétait dans leur programme, ils voulaient quon en parle et ils lont évoqué dans de nombreux contextes différents. Le 28 novembre 2007, il a demandé au vice-ministre anglais des Affaires étrangères, pourquoi lOMPI est si importante pour le régime iranien?
Des coups très sévères au projet nucléaire
Le dirigeant de la Résistance iranienne a ensuite évoqué le dossier des services de renseignement américains sur le projet nucléaire des mollahs, soulignant le rôle des tromperies et des dissimulations du régime dans ce compte-rendu. Les contradictions dans ce rapport, a-t-il dit, spécialement durant une année électorale qui a occulté tout le reste, sont apparues clairement dès le début, et à lépoque nous avons dit quil ny avait pratiquement personne pour croire que ce régime avait abandonné ses tromperies, ses dissimulations et ses activités secrètes pour obtenir larme atomique.
La présidente de la République élue du CNRI, Maryam Radjavi, a appelé la commission des études stratégiques et de défense, le réseau social de lOMPI et les autres sources de la Résistance en Iran, à ne pas laisser le fascisme religieux continuer à tromper le monde et surtout à fabriquer la bombe atomique. Peu après, la Résistance iranienne a révélé de vastes activités du régime, portant un coup sévère à son programme nucléaire. Cest à Bruxelles le 20 février 2008, que les représentants de la Résistance ont rendu publiques des informations majeures sur le centre de commandement et de contrôle du la production dune bombe nucléaire et de têtes nucléaires des mollahs.
La priorité du régime était de bloquer ladoption dune autre résolution au Conseil de Sécurité de lONU. Il aura fallu trois mois, du 3 décembre 2007, date de la publication du rapport américain, au 3 mars 2008, date de ladoption de la nouvelle résolution, pour neutraliser la plus grande tromperie et campagne politique et de renseignement du Téhéran. Le régime a utilisé tous ses leviers économiques, financiers, politiques, régionaux et internationaux, pour éviter une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité. Cest pourquoi les effets imminents de la résolution 1803 compensent de loin son contenu. Le régime ne désirait rien tant que déviter une autre résolution.
LIrak : la frontière de la détermination stratégique de la Résistance contre le régime
LIrak est la frontière stratégique de la confrontation entre la Résistance iranienne et le régime des mollahs, a poursuivi M. Radjavi. Le fascisme religieux ne peut demeurer en Iran sans lancer de guerres, instiguer des crises et exporter le terrorisme et lintégrisme à létranger. Le régime a placé sa ligne de front à Bagdad et proclame officiellement que le Liban et la Palestine sont sa profondeur stratégique.
LAssemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII) et le Hezbollah au Liban représentent les bras du régime. Ils ont été fondés sur ordre de Khomeiny. Si un jour cette dictature religieuse devait abandonner lexportation du terrorisme et de lintégrisme vers dautres pays et se contenir dans les frontières iraniennes, son pilier central, le guide suprême, perdrait son dynamisme et provoquerait limplosion du régime. Cest pour cette raison que la paix et la démocratie au Moyen-Orient et la démocratie en Irak représente la corde qui pendra le régime. Ce nest pas un hasard si le 28 août 2007, Ahmadinejad a signifié que le rôle du régime en Irak et au Moyen-Orient était de remplir le grand vide du pouvoir avant dajouter que la courbe de la puissance américaine en Irak est tombée à zéro.
Ce régime dont nul nignore que les agents sont entrés en Irak dans lombre des Etats-Unis, veut maintenant expulser les USA du Moyen-Orient. Il est donc pressé davoir la bombe atomique. Les grandes concessions et libertés dont bénéficient les mollahs en Irak les ont rendus trop sûrs deux. Le journal officiel Kayhan, porte-parole du guide suprême des mollahs, écrivait le 7 mars 2007 : actuellement il y a des milliers dexperts iraniens qui aident à reconstruire lIrak et cest pourquoi il existe un marché lucratif sur dix ans dune valeur dau moins 100 milliards de dollars pour lIran. Mais est-ce que les Américains ont tiré quelque chose de lIrak? Dans les 20-30 prochaines années, pourront-ils bénéficier de 5% de ce quils ont investi en Irak? Nous possédons et pouvons tirer profit de nombreuses cartes pour les négociations nucléaires, et affaiblir les accords internationaux contre lIran. Par le biais de son influence régionale, lIran a élaboré une situation stratégique où lIran, lIrak, le Liban, la Palestine et la Syrie se sont regroupés. Cest un formidable acquis.
Mais, dautre part, les premiers effets de linscription sur la liste du terrorisme du CGR et de sa force extraterritoriale Qods commencent à se faire sentir en Irak. Ceux à qui sadressait le message ont vite compris que le départ des Américains pour laisser la place au régime iranien était improbable. De plus, le voyage dAhmadinejad en Irak a été un échec total, à tel point que pour tenter de sauver la face, il a été jusquà dire que lOMPI avait donné 100 euros à chaque manifestant irakien. Les forces démocratiques en Irak ont qualifié la virulente démonstration de rejet du voyage dAhmadinejad par le peuple irakien comme lépisode le plus important de ces cinq dernières années dans les relations entre Bagdad et Téhéran. Aujourdhui, lappel stratégique à léviction dIrak du régime des mollahs a pris des proportions nationales, et léquilibre des forces a basculé en faveur de lalternative irakienne contre celle des mollahs.
En ce qui concerne la présence de lOMPI en Irak, les dirigeants irakiens chiites et sunnites ont certifié à plusieurs reprises le statut légal et les caractéristiques de lOMPI en relation avec le peuple dIrak. Aujourdhui, on peut dire avec certitude quabsolument personne, excepté le régime et ses agents, ne souhaite que lOMPI quitte lIrak et que toute lanimosité contre lOMPI en Irak némane que du régime, qui considère les Moudjahidine du peuple comme le principal obstacle à ses plans bellicistes pour dominer ce pays.
La Cité dAchraf
M. Radjavi a réservé sa conclusion à la Cité dAchraf en Irak où résident des milliers de membres de lOMPI. Lan dernier, a-t-il dit, Achraf a supporté le poids des plus dures épreuves et du conflit stratégique entre la Résistance iranienne et le fascisme religieux. Tout au long de lannée et sans le moindre répit, le régime des mollahs sest activé à démanteler la Cité dAchraf, par des attentats, des crimes terroristes, des menaces et des intimidations. Il a fait couper les approvisionnements en nourriture, en carburant, en médicaments, en eau et en électricité dAchraf. Il a utilisé les services des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif du gouvernement irakien et des médias de ce pays pour répandre sa propagande et ses mensonges honteux. Il a placé des bombes le long des routes des ouvriers et des sympathisants dAchraf. Il a répété ses demandes infâmes lors de réunions avec les Américains, et a continué à exercer des pressions sur les familles des résidents dAchraf.
Cependant, malgré tout, lOMPI et la Résistance iranienne sont restées fermes dans leur engagement pour la liberté et la souveraineté populaire en Iran. Ils nont pas plié sous les menaces de lennemi, et grâce à laide de leurs sympathisants et compatriotes, ils ont tout reconstruit et créé un nouvel équilibre. M. Radjavi a conclu son message en disant que les développements majeurs de lannée [iranienne] qui vient de sécouler promettent davantage dacquis pour lannée décisive qui sannonce. Il est temps de se lever. Nous pouvons déterminer notre futur. Nous pouvons entendre aujourdhui le bruit des chaînes qui se brisent, des chaînes imposées par le fascisme religieux. Oui, lIran sera libre.

