vendredi, décembre 2, 2022
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Iran : 55 exécutions en moins de deux semaines

Le chef des droits humains du judiciaire des mollahs : les exécutions font partie de la lutte contrela drogue et il faut nous en remercier

 CNRI – Parallèlement aux agressions des femmes sans défense à l’acide, une vague d’exécutions a frappé divers points de l’Iran. Les pendaisons répertoriées entre les 18 et 29 octobre sont les suivantes :

 

  • A Tayabad, dans le nord-est de l’Iran, 17 condamnés ont été exécutés en grand secret. Neuf ont été pendus ensemble le 27 octobre et huit autres entre le 17 et le 23 octobre. Au moins 47 autres prisonniers de cette maison d’arrêt attendent dans le couloir de la mort.
  • A Oroumieh, dans le nord-ouest de l’Iran, dix détenus ont été exécutés clandestinement. Le 29 octobre Ebrahim Tchoupani, un prisonier atteint d’une sévère maladie mentale, a été pendu à la prison centrale de cette ville. A l’aube du 27 octobre, quatre détenus y ont aussi été exécutés. Entre le 17 et le 23 octobre, cinq condamnés ont été exécutés dans la prison Darya de cette ville.
  • Le 25 octobre, Reyhaneh Jabbari, une étudiante en décoration de 26 ans, a été exécutée sur l’insistance des autorités à la prison de Gohardacht  près de Téhéran après sept années et demie de réclusion. Un homme, Mohammad Ghorban-Zadeh, a été exécuté avec elle.
  • A Racht, selon le site du parquet de la province de Guilan, neuf détenus ont été exécutés les 18 et 25 octobre . L’un des condamnés du 18 octobre était un ressortissant afghan.
  • Le 23 octobre , six condamnés ont été exécutés à la prison d’Adel-Abad de Chiraz (sud) et deux autres, dont Dadkhoda Naravani, ont été pendus à la prison Chahab de Kerman (sud), dans le plus grand secret.
  • Le 20 octobre, Fardine Jafarian, 18 ans, a été exécuté  à la prison de Tabriz (nord-ouest). Il avait 14 ans au moment de son arrestation. Cette pendaison viole de nombreuses conventions internationales, notamment celles concernant les enfants.
  • Le même jour huit détenus ont été pendus ensemble à Ghezel-Hessar en banlieue de Téhéran. Le 21 octobre, huit autres prisonniers ont été transférés en isolement en vue de leur exécution.

 Face à l’indignation d’une opinion excédée par les agressions à l’acide et la montée de la répression, le régime des mollahs que la population appelle « le parrain de Daech »,  ne trouve de porte de sortie qu’en avivant  le climat de peur et en multipliant au possible les exécutions. Ces pendaisons se font avec l’approbation et sur l’insistance des plus hautes autorités. Le chef du pouvoir judiciaire, le mollah Laridjani, réagissant au rapport des organes internationaux sur les exactions en Iran, a déclaré : « plus on nous attaque sur les droits humains et plus nous serons déterminés à appliquer nos peines. » (Site du club de la presse lié aux pasdaran, 15 octobre)

 Son frère, Javad Laridjani responsable du « centre des droits de l’homme » de l’appareil judiciaire, a affirmé avec indécence dans une interview que le rapport d’Ahmed Shaheed (rapporteur de l’ONU pour la situation des droits humains en Iran) « n’est ni valable, ni raisonnable. Oui nous exécutons en Iran, mais la plus grande partie concerne les délits liés à la drogue et le monde entier, dont les Etats-Unis et les autres sociétés occidentales, tire profit de la lutte en Iran contre la drogue. C’est pourquoi le monde occidental doit remercier l’Iran de mener cette lutte unilatérale et ferme contre les délits liés à la drogue. »

 La Résistance iranienne rappelle une fois de plus à la communauté internationale que fermer les yeux sur la situation dramatique en Iran ne fait qu’encourager les criminels au pouvoir. La seule manière de combattre cette sauvagerie consiste à adopter une politique de fermeté face à cette dictature fasciste religieuse.

 Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 30 octobre 2014  

 

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