samedi, janvier 28, 2023
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Il faut interroger les candidats à la présidence sur une politique de principe avec l’Iran (CFID)

CNRI – Le Comité français pour un Iran démocratique a annoncé sa création lors d’une conférence de presse au Sénat le 14 février, en présence de ses trois fondateurs, Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute Saône et François Colcombet, ancien député et magistrat. Ils ont présenté le résultat de leurs recherches sur la crise iranienne dans un mémoire de 40 pages intitulé « Pour une autre politique à l’égard de l’Iran ».

CNRI – Le Comité français pour un Iran démocratique a annoncé sa création lors d’une conférence de presse au Sénat le 14 février, en présence de ses trois fondateurs, Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute Saône et François Colcombet, ancien député et magistrat. Ils ont présenté le résultat de leurs recherches sur la crise iranienne dans un mémoire de 40 pages intitulé « Pour une autre politique à l’égard de l’Iran ».
 
Dans son intervention, Jean-Pierre Michel qui est également co-fondateur avec François Colcombet du Syndicat de la Magistrature, a noté qu’avec le début de la campagne présidentielle en France et l’attention internationale portée sur l’Iran, il fallait interroger les candidats sur une politique de principe vis-à-vis de l’Iran.
 
Evoquant les propos de Javier Solana et du chef de la diplomatie allemande sur le fait qu’aucun progrès n’avait été réalisé dans les négociations avec le régime, il a estimé que : L’expérience a montré que le régime iranien peut afficher des visages différents, même celui de la réforme, mais qu’en fait c’est le guide du régime et les mollahs de son entourage qui contrôlent tout. Aucun changement n’est concevable dans ce pays sous la direction des mollahs.
 
A nos yeux, un pays démocratique comme la France ne doit pas se compromettre à ce point avec une théocratie totalitaire et un régime qui détient le record des exécutions. Il mis l’accent sur la solution à la crise iranienne, qui n’est ni la guerre ni la complaisance, mais un changement démocratique par la population iranienne et sa résistance.
 
François Colcombet s’est attaché à expliquer les recherches menées par le Comité. Le chantage et la prise d’otages ont toujours été la politique des mollahs, a-t-il dit. Ils exercent toujours des pressions sur les pays occidentaux pour qu’ils restreignent les activités légitimes des Moudjahidine du peuple (OMPI) et du Conseil  national de la Résistance iranienne (CNRI).
 
Il a rappelé la rafle du 17 juin 2003 dans les bureaux du CNRI à Auvers-sur-Oise et les accusations sans fondement lancées contre la Résistance, ajoutant que malgré tout la justice indépendante en France avait libéré toutes les personnes interpellées. Il a également qualifié le jugement de la Cour européenne de grande victoire inattendue. Malgré cela, l’insistance du Conseil européen pour maintenir l’OMPI dans la liste vient ternir et offenser les principes fondateurs du droit.
 
François Colcombet a rappelé que dans les moments critiques concernant les principes fondateurs de la République française, les citoyens doivent pouvoir mettre en question leur propre gouvernement.
 
Alain Vivien a commencé son intervention en notant que dans le climat électoral il fallait que chaque candidat déclare sa position sur les problèmes sensibles, notamment les relations avec l’Iran. La responsabilité morale de la France est plus importante que tout. Le général de Gaulle a dit que dans des conditions complexes et les crises, la meilleure chose était de revenir aux principes simples. En ce qui nous concerne, en tant que républicain laïc, il nous faut revenir à ces principes : le respect des droits de l’homme, de la vie et des biens des personnes, et de l’état de droit. Or les Moudjahidine du peuple d’Iran sont victimes d’une injustice.
 
L’ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes a ajouté que le CFID avait l’intention de rencontrer au plus vite le ministre français des Affaires étrangères pour protester contre les déclarations de son porte-parole sur le maintien de l’OMPI dans la liste.
 
Il s’est également arrêté sur les propos récents de Jacques Chirac sur le projet nucléaire des mollahs, les jugeant à la fois regrettables et inacceptables. Quant aux relations économiques  avec le régime des mollahs, il a demandé  pourquoi certains milieux ne pensaient pas que ces contrats de taille, avec la mécontentement populaire en Iran, un changement de régime et l’instauration très probable d’une démocratie, ne subsisteront pas.
 
Jean-Pierre Spitzer, avocat de l’OMPI, a rappelé la victoire des Moudjahidine à la Cour de Luxembourg. Je viens d’apprendre aujourd’hui, a-t-il dit, que le conseil de l’UE n’a pas interjeté appel à la décision du tribunal européen et donc que le jugement est définitif.
 
Il nous faut remercier l’OMPI, le CNRI et sa présidente élue, a-t-il estimé, car en présentant ce dossier à la justice européenne, ils ont permis d’effectuer un grand progrès dans le domaine juridique et judiciaire européen. 
  
Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, a clos les interventions. Il a déclaré son adhésion au CFDI et qualifié les déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay sur le maintien dans la liste de l’OMPI, de  violation des principes élémentaires du droit et de duplicité en matière d’application des jugements européens. 
 

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