vendredi, février 3, 2023
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Habiliter l’opposition démocratique en Iran

Par Dick Armey*

The Hill (quotidien du Congrès américain), 24 juillet (Extraits)-  En décrochant une feuille du calepin de l’histoire, on est frappé par les ressemblances entre les dangers émanant aujourd’hui de Téhéran et ceux alimentés par Moscou durant l’ère soviétique. Le régime iranien est aussi basé sur une idéologie radicale, universelle et discréditée et projette une position agressive et déstabilisante tout en réprimant la volonté de ses propres citoyens. La bonne nouvelle pourrait être que, comme les idéologies totalitaires qui l’ont précédée, on pourra combattre le mieux l’extrémisme intégriste des mollahs iraniens par une idée qui s’appelle la liberté.

Les Etats-Unis ne manquent pas aujourd’hui de porter une attention élevée à l’Iran. Mes anciens collègues au Congrès travaillent pour imposer une pression économique plus forte et interdire les investissements en Iran, tandis que l’administration de Bush s’efforce de générer une volonté internationale plus forte pour faire appliquer les sanctions.

Mais l’autre partie de l’équation de iranienne doit encourager une sorte de révolution pacifique à l’intérieur de l’Iran que non seulement les Américains désirent, mais qu’une majorité d’Iraniens appellent de leur voeux.

L’intervention militaire n’est pas une option viable. Le "rapprochement" peut ressembler à une alternative attirante. Mais l’histoire diplomatique des 30 dernières années fournit une chronique de revers successifs subis par l’occident tandis que le régime a continué son implacable marche vers la nucléarisation tout en finançant les terroristes et étendant son pouvoir et sa portée.

Les efforts actuels de "rapprochement" n’ont rien fait pour promouvoir la cause de la liberté à l’intérieur de l’Iran. Le régime a récemment recouru à des mesures de répression sur l’opposition interne et la liberté personnelle, visant depuis l’organisation des communautés au système bancaire privé national – les piliers de la société civile et d’une économie de marché libre. Les universitaires irano-américains sont emprisonnés sur des charges absurdes, fabriquées et pousser à "avouer" leurs "crimes" à la télévision.

Les Iraniens d’aujourd’hui sont réceptif aux idées qui défient les intégristes au pouvoir.

Un des meilleurs paramètres travaillant pour la réforme sont des données démographiques – presque 70 % des 68 millions de citoyens de l’Iran ont moins de 30 ans. Ils sont impatients de voir le changement et ils sont l’avenir.

L’Amérique et nos partenaires devraient travailler avec les défenseurs de la liberté en Iran et dans la Diaspora iranienne et les habiliter, en diffusant des messages de démocratie et en apportant un soutien, moral et autre, aux courageux opposants. Alors que nous devons éviter de le faire avec poigne, de peur que nos efforts soient contre productifs, il y a des moyens d’aider à niveler le terrain pour donner une chance à l’opposition de se battre.

Le soutien apporté à l’opposition démocratique recèle de grandes promesses pour promouvoir la cause de la liberté et de la démocratie en Iran, particulièrement le groupe le plus craint par le régime : les Moudjahidine du peuple (OMPI), diabolisé depuis des décennies par le régime pour ses efforts visant à encourager une révolution "douce".

Jamais le vieil adage, "l’ennemi de mon ennemi est mon ami," n’a été plus vrai que dans le cas de l’OMPI, dont les membres résident à la Cité d’Achraf, en Irak, où ils sont des personnes protégées en vertu de la Convention de Genève. Mais, dans un exemple parfait d’échec du "rapprochement", l’organisation a été placée dans la liste des organisations terroristes étrangères par l’administration Clinton comme une façon de plaire au soi-disant "modérés" en Iran.

En attirant l’attention du monde en 2002, l’OMPI a d’abord révélé l’existence des installations nucléaires secrètes en Iran à Natanz. Aujourd’hui elle fournit des renseignements utiles qui sauvent des vies de soldats de la Coalition en Irak. Il n’est donc pas surprenant que le régime veuille utiliser le prochain round de "rapprochement" avec des responsables américains pour isoler davantage l’OMPI, dans le cadre des engagements-qui-ne-seront-certainement-pas-tenus par l’Iran pour réduire son influence en Irak.

Deux de mes anciens collègues du Congrès, les Représentants Tom Tancredo (Républicain du Colorado) et Bob Filner (Démocrate de Californie), mènent un effort bipartite pour appeler le Département d’Etat à retirer l’OMPI de la liste du terrorisme, où elle a été mise à tort.

Le retrait de l’OMPI de cette liste représente un pas concret que nous pourrions prendre pour aider les Iraniens à avancer sur la longue route de l’instauration de la liberté et de la véritable démocratie dans leur pays.

* Dick  Armey a dirigé la majorité de la Chambre des Représentants (1995-2003). Il est actuellement conseiller politique de DLA Piper US LLP. L’OMPI n’est pas un client de DLA Piper US LLP.

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